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22 août 2014

Front de Gauche et Euro : il est grand temps pour Jean-Luc Mélenchon de revoir sa copie...


Jean-Luc Mélenchon naît le 19 août 1951 à Tanger, au Maroc
Jean-Luc Mélenchon s’est mis au vert depuis quelque temps, notamment après avoir constaté l'échec du Front de Gauche. Mais si le PCF est largement responsable de la crise actuelle, la responsabilité de JLM est également engagée car celui-ci aurait dû s’apercevoir de la stratégie ambiguë du PCF, et ce depuis le début du FdG.
Sur le plan européen également, JLM se montre assez candide quand il prétend que l'on pourrait changer l'Europe si la France se faisait entendre plus fortement à Bruxelles ou à Berlin...

D’une manière générale, lors des dernières élections municipales, le choix opportuniste, ville par ville, fait par le PCF était loin d’être anodin : un choix «à la carte» en fonction de la configuration électorale et destiné à sauvegarder le plus grand nombre de ses élus. Et à Paris, capitale de la France, faire liste commune avec le PS, dès le premier tour, a été particulièrement marquant et contre-productif : drôle de rassemblement en effet que celui qui divise son propre camp et aboutit à ce que des organisations membres du FdG soient sur des listes séparées et donc concurrentes. 
Que JLM s’en étonne, quoi de plus normal, mais ce choix du PCF pour les élections municipales a été à peu près le même que celui fait hier pour les élections régionales et cantonales et pour lequel JLM s'est montré très discret, occupé qu'il était par l'élection présidentielle...
Sur le plan européen également, JLM se montre naïf quand il prétend qu’il suffirait que la France tape fort du poing sur la table au conseil des chefs d’état et de gouvernement pour changer l’Europe. JLM n’a pas, semble-t-il, tirer toutes les leçons de son vote en faveur du Oui au traité de Maastricht en 1992, traité qui a marqué la fondation de l'Union européenne et lancé la création de l'euro qui est en train de tuer aujourd'hui tous les pays du sud de l’Europe au profit principalement de l'Allemagne.

L’Union européenne et l’euro n’ont pas été conçus pour protéger les peuples contre les influences dévastatrices de la mondialisation. L’UE est en réalité à l’avant garde d’un mouvement qui a défait les Etats au profit des grandes firmes multinationales et des grandes banques d’affaires. Elle n’est que l’héritière du projet américain conçu pendant la guerre froide et mis en œuvre par l’homme d’affaires Jean Monnet et le catholique ultra-conservateur Robert Schuman.

Espérons que concernant le rassemblement de la gauche de gauche et la nécessité pour la France de sortir de l’euro, JLM reviendra dans quelque temps avec les idées plus claires…



Lettre ouverte à Jean.Luc Mélenchon 

Cher Jean-Luc Mélenchon,

Vous avez indiqué dans un interview au site hexagones.fr , qui a été largement repris dans la presse, votre volonté de prendre du champ après les cinq années frénétiques que vous avez passées à la tête du Front de Gauche et où vous avez donné ce que vous pensiez être le meilleur de vous même pour ce parti. C’est bien compréhensible. Vous avez été particulièrement exposé durant cette période, et l’on ne vous a pas ménagé les critiques injustes, voire scandaleuses, allant jusqu’à vous chercher des querelles d’allemands sur votre prétendu antisémitisme. Que vous ayez été blessé par ces attaques, ces insinuations, cette volonté constante de vous nuire, est bien normal et tout à fait naturel. Mais, telle est – hélas – la vie politique en France. A bout d’arguments, on n’hésite pas à inventer des polémiques odieuses. J’en ai fait l’expérience aussi, que ce soit de la part d’un certain Pierre Moscovici, qui se prétendait Ministre des Finances, mais aussi de celle – et c’est plus regrettable – d’Alexis Corbières du Front de Gauche.

Vous dénoncez le double jeu que joua le PCF, que ce soit en freinant l’expression politique du Front de Gauche lors des élections présidentielles ou en passant des compromis sans principes avec les « solfériniens », pour reprendre le joli terme dont vous avez affublé le parti dit « socialiste ». Ce double jeu a rendu la position du Front de Gauche largement illisible, et partant inaudible. Il ne fut pas pour rien dans le mauvais résultat enregistré lors des dernières élections européennes. Tout ceci est juste. Pourtant, tout ceci était aussi parfaitement prévisible. On connaît les pratiques de la direction du PCF, qui à bien des égards est un parti « zombi », un mort-vivant qui ne tire ses subsides et son importance que des quelques sièges et positions électorales qu’il peut maintenir justement grâce à des alliances avec les « solfériniens » Je sais qu’existent des militants, et même des responsables locaux et régionaux du PCF qui ne partagent en rien l’attitude de leur direction, d’un Pierre Laurent ou d’un Ian Brossat. Les courriers nombreux que j’ai reçus depuis dix-huit mois me le confirment. Mais, la direction du PCF s’est autonomisée de sa propre base, imitant de fait ce qui se passe au Parti dit « socialiste ».

Il faut donc affronter aussi des réalités plus déplaisantes : pourquoi en France le Front national explose-t-il au niveau électoral alors que le Front de Gauche stagne ? Vous n’esquivez pas ce problème, cher Jean-Luc Mélenchon, et c’est tout à votre honneur. Mais l’argument sur le « talent » de Marine le Pen est un peu court et il ne peut convaincre. La véritable réponse se trouve dans la difficulté, pour des raisons électoralistes pour certains (le PCF) et pour des raisons idéologiques chez d’autres, à assumer le caractère radical de la souveraineté. Il y a de cela plusieurs années, j’avais répondu à un journaliste du monde en paraphrasant Lénine : la haine de la Nation est l’internationalisme des imbéciles. En un sens, tout est dit. L’obsession de « revivre les années trente » pousse un certain nombre d’esprits mal avisés à refuser de dire publiquement des choses qu’ils pensent pourtant, de peur d’être assimilés au Front national, un parti qu’ils assimilent – très à tort d’ailleurs – au NSDAP. Ceci les conduit, par étapes successives à rejeter l’idée de Nation au prétexte qu’elle pourrait donner naissance au nationalisme.

Votre responsabilité à vous, Jean-Luc Mélenchon, dirigeant emblématique et charismatique du Front de Gauche, est à cet égard lourdement engagée. Plus le Front de Gauche tardera en la matière, plus il minaudera sur des questions qui impliquent pourtant des solutions claires et précises, comme sur celle d’une sortie de l’Euro, et plus il accumulera du retard face au Front National. La crise de société que nous connaissons a aussi la dimension d’une crise de l’alternative. Incapable de s’opposer, si ce n’est en discours, à la politique du pouvoir, rusant quand il faudrait une rupture franche, le Front de Gauche devient pour le coup parfaitement inaudible. Ceci, et c’est en un sens une dimension du drame français, laisse le champ libre à la politique réactionnaire de Hollande et de ces gouvernements, mais aussi au développement du Front National comme seule alternative. Les militants du Front de Gauche, quelle que soit leur origine, qu’ils viennent du PCF, du Parti de Gauche ou d’autres composantes du Front de Gauche doivent se faire entendre. Car, ce qui est entre leur main dépasse de loin la question de l’avenir électoral d’un parti.

La remise en cause de la souveraineté et de la démocratie porte atteinte au plus profond de la nature de la société française. Certes, il peut y avoir des Etats souverains qui ne sont pas démocratiques ; mais on n’a jamais vus d’Etat démocratique qui ne soit pas souverain. Ce sont donc les fruits amers, mais sommes tout logiques, du processus de mondialisation et de construction de l’Union européenne. Prétendre que l’Union européenne, et l’Euro, auraient été conçus, peu ou prou, pour protéger les peuples contres les influences de la mondialisation est un mensonge éhonté. L’UE a été en réalité à l’avant garde du mouvement qui défait les Etats au profit des grandes firmes multinationales. Elle n’est que l’héritière du projet américain conçu dans la guerre froide. Elle se construit sur ce que Stathis Kouvelakis va, en se référant à un ouvrage relativement récent de Perry Anderson, pour décrire comme « ...une mise à distance de toute forme de contrôle démocratique et de responsabilité devant les peuples est un principe constitutif du réseau complexe d’agences technocratiques et autres collèges d’experts qui forme la colonne vertébrale des institutions de l’UE. Ce qu’on a appelé par euphémisme le « déficit de démocratie » est en fait un déni de démocratie ». On peut en dire autant de l’Euro, qui bien sur n’est pas responsable de tous nos maux, mais qui concentre en lui-même toute la charge négative de la financiarisation et de la dépossession de la souveraineté populaire.

Il faut donc le répéter, il ne peut y avoir de sortie de cette crise que nous vivons que par un retour à la souveraineté et à la démocratie. Mais l’urgence de ce retour s’impose de manière désormais tragique. L’approfondissement de cette crise nous conduit sur les chemins de l’anomie ou de l’éclatement dans des replis communautaristes. Dès lors, il nous faut penser ce que pourrait être, et tactiquement et stratégiquement, le bloc historique qui sera capable de penser et de porter la nécessaire réappropriation de la souveraineté et de la démocratie. Si, prenant du champ par rapport aux contraintes de la direction du Front de Gauche, vous pouviez nous revenir dés la rentrée avec un projet cohérent sur ce point, alors cela prouverait que vous avez su tirer les leçons des errements de ces deux dernières années.

Et, en attendant, permettez-moi de vous souhaiter bon repos avant les échéances qui s’annoncent.




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7 novembre 2013

Le Front de Gauche doit-il être refondé ?

Le Front de gauche est une coalition de partis politiques français, mise en place par le Parti communiste français (PCF), le Parti de gauche (PG) et la Gauche unitaire (GU)
Les militants communistes se sont prononcés sur le type de liste qu’ils entendent présenter au premier tour des prochaines élections municipales 2014, à Paris.

Au-delà des effets au sein même de la fédération parisienne du PCF, qui a connu des résultats très contrastés suivant les arrondissements, ce vote aura des répercussions sur l’ensemble du Front de Gauche car il obscurcit les perspectives de construction d’une véritable force politique à la gauche du PS...



Dans la capitale de la France, faire liste commune avec le Parti Socialiste dès le premier tour des élections municipales est loin d’être anodin. Drôle de rassemblement en effet que celui qui commence par diviser son propre camp et aboutit à ce que des organisations membres du Front de Gauche soient sur des listes séparées et donc concurrentes. 

Divers arguments ont été avancés par certains cadres communistes pour justifier ces accords à Paris et dans d'autres villes de France. Le premier est la nécessité du rassemblement face à la droite, le second est celui de la menace Front National qui justifieraient des accords de large union dès le premier tour. 

Dans les couloirs, certains cadres communistes expliquaient que ce n’était pas leur choix mais que, face au chantage socialiste, il fallait cet accord à Paris pour obtenir le maintien de ce qu’il reste des bastions communistes de la ceinture rouge. 

En fait, finalement, seule la perspective du nombre d’élus communistes semble avoir été prise en compte. Cette stratégie de la direction communiste avait déjà été observée notamment lors des dernières élections régionales où dans cinq régions et 19 départements, le PCF avait choisi une alliance avec les socialistes dès le premier tour : Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Champagne-Ardenne et Lorraine.

Pour beaucoup de militants du FdG, la « trahison » de Pierre Laurent, est un évènement d’une gravité considérable qui fait penser à ces accidents dont on sort vivant, avec quelques blessures mais qui révèlent au fil du temps la réalité inguérissable du choc.

Car il ne s’agit pas d’un simple accord concernant une ville. Il s’agit d’une révolution de palais, Pierre Laurent et le chef de file des communistes parisiens, Ian Brossat,  ayant l’intention d’utiliser le logo FdG sur les affiches d’Anne Hildago ! Le PCF ne se contente pas de quitter un camp pour en honorer un autre. Il feint d’agir au nom de l’ensemble de ses alliés alors qu’il ne représente qu’une partie du groupe !

Laisser passer l’orage ou créer un nouveau parti ?


Cette stratégie dans la capitale de la France risque d’être fatale à l’ensemble du FdG. Que vont faire en effet les militants qui ne partagent pas ce choix ou les électeurs de gauche qui devront choisir entre deux visions du FdG ?

La dernière note sur le blog de Jean-Luc Mélenchon donne une première réponse : « Pour qui sonne le glas ? ». JLM se rassure en indiquant que ce glas là ne sonne pas pour lui. Une des raisons de ce relatif optimisme est le vote des militants communistes de Lyon en faveur de l’autonomie par rapport au PS dès le premier tour. Sur Facebook notamment, cette nouvelle a été accueillie avec joie. Malheureusement, dès le lendemain, on apprenait que 8 élus communistes sortants sur 12 refusaient le vote des militants…

Ne plus parler de l’incident parisien et entrer en campagne ardemment pour obtenir les meilleurs résultats possibles, Jean-Luc Mélenchon a, semble-t-il, choisit cette dernière solution pour les mois qui viennent. Il appelle à la loi des urnes pour régler cette affaire et demande en fin de compte aux électeurs de choisir entre Pierre Laurent et lui-même. 

Danielle Simonnet, chef de file du PG à Paris et les autres participants du FdG se veulent aussi rassurants sur l’avenir du Front de Gauche. «Dans nombre de capitales régionales, il y a des listes du FG», citant notamment Lille, Strasbourg, Grenoble. «Majoritairement sur le territoire français, nous allons avoir un FdG rassemblé en opposition aux listes gouvernementales».

«C’est plutôt des cas d’exception que la majorité de la situation nationale. On est plutôt optimistes sur l’avenir du FdG», a renchéri Roland Mérieux. «Il y a une crise du FdG à Paris  mais elle est limitée. Rien de tout cela ne signifie qu’il y ait une rupture acquise du FdG», a ajouté Laurent Lévy, de la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique.

En fait, Jean-Luc Mélenchon et le PG ont beaucoup de mal à sortir de l’ambiguïté et reconnaître que depuis les débuts du FdG, le PCF se sert plutôt de celui-ci pour maintenir ses scores électoraux et conforter la situation de ses élus plutôt que d’oeuvrer à une véritable alternative à la politique néo-libérale du PS et de ses alliés. La perspective du renouvellement de son poste de député européen sur des listes FdG avec le PCF va sans doute le conduire à avaler cette nouvelle couleuvre parisienne…

D’autres militants du FdG sont eux en faveur de la création d’un nouveau parti ou une nouvelle coalition sans le PCF et ce le plus rapidement possible. Créer un nouveau parti clairement anti-libéral avec une nouvelle appellation aurait aussi un autre avantage en faisant disparaître la myriade des petites organisations, qui aux côtés du PC et du PG, sont membres du FdG.

Si les choses restaient en l’état, comment vont se croiser dans les villes, les anciens alliés, désormais ennemis ? S’étriper lors des municipales et ensuite redevenir amis pour les Européennes ? En attendant que les élections municipales  soient passées et en préparant dans la foulée les élections européennes, le FdG risque de sortir au final en lambeaux avec une stratégie incompréhensible pour les électeurs, faux FdG et vrai FdG noyés dans la même confusion, la droite et l’extrême droite emportant le morceau… 

D’une manière générale au plan national, le choix opportuniste, ville par ville, fait par le PCF est à peu près le même que celui fait hier pour les Régionales et les cantonales : un choix «à la carte» en fonction de la configuration électorale de chaque territoire et destiné à sauvegarder le plus grand nombre de ses élus.

Dans un cas (listes du FdG), le PC risque de perdre des élus, ne serait-ce parce que les places éligibles doivent être partagées avec les autres formations constituant le FdG. Ce n'est pas rien puisque économiquement, le PC est en très grande difficulté sans la manne de ses élus de terrain.

Dans l’autre cas (listes PC/PS au premier tour), le parti de Pierre Laurent peut espérer garder nombre de ses élus, avec l'argument de pouvoir influencer les décisions des majorités de gauche, bien que jusqu'ici, cela n’ait joué qu'à la marge et sur des sujets annexes sans grande importance.

Mais en jouant sur les deux tableaux, le PCF rebute tout à la fois ses électeurs, le PG et les autres composantes du FdG, le PS et décrédibilise  la tentative de construction d’une autre gauche qui risque ainsi de plafonner longtemps à moins de 10 % de l’électorat…


 
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5 octobre 2008

Ces congrès politiques qui s'annoncent...


Salle de congrès
Avec le dépôt officiel des motions d’orientation soumises au vote des militants socialistes, le congrès du PS entre dans sa phase décisive. Bientôt ce sera le tour des Verts, du PCF, du NPA. En neuf mois, du PRG en mai dernier au NPA en janvier prochain, toute la gauche aura tenu congrès. 

Elle l’aura fait dans un moment qu’elle n’avait pas prévu : une crise du capitalisme sans précédent depuis plusieurs décennies qui voit l'administration ultralibérale de Washington racheter la dette de ses banques et nationaliser le système financier.

Une "loi de stabilisation économique d'urgence 2008" de 850 milliards de dollars au total a été adopté par le Sénat et la chambre des représentants pour intervenir dans le secteur financier. Le Trésor américain va ainsi payer rubis sur l’ongle les frasques du secteur privé bancaire en dépit de tous les crédos libéraux et l’addition sera payée finalement par les contribuables…

21 mars 2008

Quel avenir pour la gauche après les élections municipales ?

L'avenir pour la gauche
Lourde abstention et forte poussée de la gauche : tels sont les deux principaux enseignements que l’on peut tirer du résultat du second tour des dernières élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars 2008.  

Dans les communes de plus de 3 500 habitants, la gauche recueille 49,34% et la droite 47,55% aux élections municipales (respectivement 51,28% contre 44,52% aux élections cantonales) 
Les alliances du PS avec le Modem, prônées notamment par Ségolène Royal ou Manuel Valls, ont plutôt échoué (Jean- Noël Guérini à Marseille) alors que le Modem allié à l’UMP a plutôt réussi (Alain Juppé à Bordeaux).  
Mais la défaite sévère de l'UMP au plan national et le fort taux d'abstentions dans les quartiers populaires des grandes villes comme Lyon, Marseille, Toulouse, etc. montrent à l’évidence que de nombreux citoyens continuent de ne pas trouver leur bonheur dans l’offre politique actuelle. Ainsi, Martine Aubry est élue à Lille avec 66,56 % des suffrages exprimés mais on dénombre 57,35 % d’abstentions, bulletins blancs et nuls sur les 124 106 électeurs inscrits...  


29 décembre 2006

Collectifs anti-libéraux : le suicide des baleines

la confluence de sensibilités diverses, d’histoires et de patrimoines culturels militants pluralistes, les collectifs anti-libéraux étaient un espace innovant, ouverts à la convergence et au consensus.

Toutes les forces réunies savaient que seule une candidature - trait d’union entre toutes les sensibilités - en dehors de tout représentant officiel d’un parti, pouvait faire renaître l’espoir né au lendemain de la victoire du "NON" au référendum sur le TCE en 2005.

Les décisions du PCF de faire entrer en campagne sa secrétaire nationale ainsi que le repli identitaire de la LCR, portent un rude coup à la construction d’une nouvelle gauche faisant le lien entre le meilleur des traditions du mouvement ouvrier et l’inventivité d’une nouvelle gauche radicale, sociale et écologique.

Cet échec n’est pas forcément une bonne nouvelle pour Ségolène Royal qui aura besoin de toutes les voix à la gauche du PS pour pouvoir l’emporter au deuxième tour de l’élection présidentielle. L’autre gauche, ainsi dispersée, risque de manquer à la gauche.

Pour Jean-Luc Mélenchon qui a défendu la nécessité de cette «union dans l’union», c’est une «une grande déception».

Pour Bernard Langlois, journaliste à Politis, le PCF risque maintenant de disparaître complètement de la scène politique…