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8 août 2017

De Pompidou à Macron, le système Rothschild tire toujours profit de la dette publique...

La problématique de la dette publique est omniprésente dans le monde politique
Depuis la loi de 1973, dite « loi Rothschild », du nom de la banque dont était issu l’ancien président de la République, Georges Pompidou, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron, issu lui aussi de la banque Rothschild, ne compte pas bien sûr remettre en cause cette loi, préférant faire des coupes sombres dans les budgets sociaux pour réduire le déficit de l’Etat… 

14 juillet 2016

Barroso chez Goldman Sachs : un scandale révélateur !

Goldman Sachs est une banque d'investissement créée en 1869L’embauche de l’ancien président de la commission européenne, José Manuel Durão Barroso, par la banque Goldman-Sachs a suscité l'indignation de la classe politique en France et en Europe. 

Mais ce qui est surtout étonnant, c’est l’étonnement des responsables politiques nationaux et européens car la collusion des grandes banques d’affaires et des institutions européennes ne date pas d’hier... 
 

11 avril 2016

Panama Papers : en finir avec le secret bancaire !

Le Panama est un pays de 75 420 km2 situé à l’extrémité sud de l’Amérique centrale, sur l’isthme de Panama.
Les Panama Papers désignent la fuite de plus de 11,5 millions de documents confidentiels issus du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, détaillant des informations sur plus de 214 000 sociétés offshore. 

Ces révélations sont certes importantes mais vouloir faire croire, comme François Hollande, son ministre des finances Michel Sapin et son secrétaire d’Etat au budget Christian Eckert, que l’administration française a découvert, à la lecture de ces documents, les exploits des sociétés financières françaises présentes au Panama relève de la plaisanterie…


23 février 2016

La filouterie des frais de tenue de compte bancaire

Le terme de banque renvoie soit à un secteur d'activité économique, soit à l'un des types d'établissement actif dans ce secteur
C’est la mauvaise surprise en ce début d’année 2016 pour la clientèle de certaines banques comme la Société Générale, le Crédit Mutuel ou BNP Paribas.
Depuis le mois de janvier, dans le cadre des frais de tenue de compte, les clients doivent verser en moyenne 27 euros supplémentaires par an et ce pour aucun service en plus… 

26 février 2015

Reprendre la main sur la finance et les banques

Le poing désigne la main avec les doigts refermés La fraude et l'évasion fiscales coûtent chaque année environ 1000 milliards d'euros aux pays membres de l'Union européenne, dont 60 à 80 milliards  pour la France. 

Mais les règles, les institutions et les individus qui ont permis de tels dévoiements de la finance n’ont pas été et ne sont pas pour l’heure vraiment remis en cause par l’Europe et la Commission de Bruxelles…


Aujourd’hui, ce ne sont ni la taille des Etats ni le montant des dépenses ou des avantages sociaux qui sont à l’origine de la crise mais au contraire la faiblesse des législations en matière de régulation et de lutte contre la fraude, aggravée dans certains cas par la corruption des oligarchies dirigeantes.
Dans de nombreux pays, les moyens pour lutter contre la fraude et l'évasion fiscales  s’amenuisent et les enquêteurs n’ont parfois même plus les moyens logistiques d’enquêter sur le terrain. Pour la première fois depuis vingt ans, les sommes récupérées par les différentes administrations fiscales européennes ont diminué bien que les alertes aient été nombreuses au cours de ces dernières années...
Aux Etats-Unis, la crise des subprimes était déjà en partie la conséquence d’une fraude gigantesque au crédit hypothécaire. 
En Islande, pays de 320 000 habitants, 100 milliards de dollars se sont volatilisés en 2009. La faillite par exemple de l’Anglo-Irish Bank a des origines frauduleuses : 70 milliards d’euros ont disparu dans un contexte marqué par la confusion des intérêts entre secteur bancaire et autorités publiques. Un cercle d’initiés aurait bénéficié de «prêts cachés» d’un montant considérable.
En Espagne, Bankia, une des principales banques du pays, dirigée par un ex-directeur du FMI, M. Rodrigo Rato, a vendu des produits toxiques à ses employés et même à ses retraités qui ont perdu ainsi 23 milliards d’euros !
En Grèce, la dette a été longtemps dissimulée par des moyens frauduleux avant sa révélation en 2010. 
A Chypre, ce n’est pas seulement la faillite de la Grèce qui a entraîné celle du système bancaire de l’île mais aussi l’absence de contrôle et de transparence sur l'ensemble des fonds détenus dont plus de la moitié appartenaient à des non résidents...

8000 milliards d’euros placés dans les paradis fiscaux

Tous les Etats européens souffrent d’une fraude endémique et selon l’ONG « Réseau pour la justice fiscale », 8000 milliards d’euros seraient placés dans les paradis fiscaux. Des banques comme la britannique HSBC, prise la main dans un gigantesque scandale de fraudes fiscales et de blanchiment aggravé, et UBS notamment ont contribué à soustraire à l’impôt des sommes considérables.

Le récent "Livre noir des banques", publié par Attac France, met également au jour les activités spéculatives de BNP Paribas, de la Société générale, du Crédit agricole et du groupe Banque populaire-Caisse d’épargne (BPCE), quatre mastodontes qui ont joué un rôle non négligeable dans la crise financière de 2008 et qu’il a fallu sauver avec de l’argent public. Très fragilisés, ces groupes privés n’ont pourtant rien changé à leurs activités, leurs filiales n’ont pas abandonné les paradis fiscaux, et aucune de ces banques ne s’est avisée de publier la liste de ses fraudeurs fiscaux. Pire, elles ont spéculé avec la dette grecque et sont impliquées dans de nombreux projets ayant un lourd impact sur le climat. 

L’UE a pris certes quelques résolutions solennelles mais les rares mesures concrètes restent très modestes. Et à l'heure actuelle, les pays de l'UE ne s'entendent toujours pas sur la définition des paradis fiscaux. La législation les concernant varie d'un pays à l'autre et par conséquent, les transactions impliquant des paradis fiscaux peuvent transiter par les pays ayant la réglementation la plus souple.

Si l'UE se dotait d'une approche harmonisée en ce qui concerne l'identification des paradis fiscaux et d’une attitude ferme à adopter à leur égard, les fraudeurs ne pourraient plus exploiter les différences entre systèmes nationaux. Au lieu de cela, l’UE préfère recruter des banquiers comme pompiers de l’Europe. 

Ainsi, le 1er novembre 2011, Mario Draghi, vice-président pour l'Europe de la banque d’affaires Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la banque d'Italie entre 2006 et 2011, est devenu président de la Banque Centrale Européenne (BCE).

Or, la banque Goldman Sachs a été au cœur de la prédation financière en étant impliquée dans de nombreux scandales financiers : subprimes, tromperie de ses clients à qui elle recommandait d’acheter des produits financiers sur lesquels elle spéculait à la baisse, maquillage des comptes grecs qui a résulté principalement de la levée de fonds hors bilan par le biais d’instruments financiers mis au point par la banque qui a perçu 600 millions d’euros à cette occasion...

Ainsi, le 27 juin 2014, les dirigeants européens ont choisi l'ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, un des champions du secret bancaire en Europe, pour être le nouveau président de la Commission européenne

Le Luxembourg est un paradis fiscal au sein même de l’Europe ! Jean-Claude Juncker a été personnellement mis en cause dans l'affaire Luxleaks qui révèle de manière détaillée l'organisation de l'exil fiscal de plus de 1000 entreprises avec l'approbation de l'administration luxembourgeoise des impôts...

La nomination de ces deux personnages à la tête des deux plus importantes institutions européennes, avec l’aval de François Hollande qui n’a pas osé mettre son veto, n’est sans doute pas étrangère au manque de volonté de l’Europe de lutter efficacement contre les paradis fiscaux et au renoncement partiel à la taxe Tobin…

C'est une anomalie démocratique grave à l'heure où il est nécessaire d'incarner une rupture pour redonner aux citoyens le goût de l’Europe et de la politique.

Mais aujourd’hui, aucun pays n'est condamné à une servitude économique et monétaire permanente. Rappelons qu’en d’autres temps, le président Roosevelt aux Etats-Unis avait défini un New Deal, en décidant notamment une politique de grands travaux et une forte augmentation des impôts sur les personnes les plus riches, les banques et les entreprises. Plus récemment, l’Islande a laissé tout simplement ses trois principales banques faire faillite avant de les nationaliser, refusé de négocier avec la Banque Mondiale et le FMI avant de réécheloner sa dette avec les créanciers privés à des taux d’intérêt modérés…


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15 février 2013

Appel pour séparer réellement les activités de dépôt et d'affaires des banques !

Outil comportant deux lames mobiles articulées qui glissent l'une sur l'autre pour trancher les matériaux minces
La première décision à prendre, c’est de séparer ce qui relève du crédit, du dépôt, bref du service à l’économie, de ce qui appartient aux opérations de spéculation », déclarait François Hollande fin janvier 2012.

Aujourd'hui, un projet de loi sur les banques, préparée par le Ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, va bien venir en discussion à l’Assemblée nationale mais l’on se dirige à nouveau vers un semblant de réforme car il n'y aura pas de véritable séparation mais seulement une filialisation de certaines activités...


Est-il normal que l’Etat donne sa garantie à 9.000 traders pour qu’ils continuent à spéculer sans risque avec des revenus scandaleux alors que 60 millions de Français se serrent la ceinture ? C’est la question que posait, il y a quelques jours, un député de gauche lors d’une réunion organisée à l’ l’Assemblée Nationale, à la veille de l’arrivée de la loi bancaire devant les députés en première lecture.

Est-ce normal ? Bien sûr que non. Et même Michel Rocard présent à cette réunion du collectif Roosevelt, affirmait en conclusion : « je suis arrivé à cette réunion dans une logique d’amendement de la loi mais vu tout ce que nous ont dit les experts depuis 2 heures, je pense plus que jamais qu’il faut obtenir une vraie séparation des activités de dépôt et des activités de banque d’affaires. Tenez bon les gars ! »
Toute la presse est aussi d'accord pour dire que, sur les questions essentielles que sont la contre la spéculation, la protection de l’épargne des citoyens et les finances publiques, le projet gouvernemental est nul. 

« La réforme Volvic, toute en douceur » (La Tribune), 

« Les banques françaises peuvent (presque) souffler » (Les Echos), 

« Les banquiers avouent qu'ils sont épargnés » (Libération),

« Le projet de réforme fait sourire tout le monde dans les salles de marché » (Capital), 

« C'est comme si la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat avait été rédigée par les évêques ! » (Libération),

« Les banquiers ne s'en cachent pas : cette loi ne les inquiète pas le moins du monde. » (Le Monde).

Aux Etats-Unis, quand AIG (American International Group, Inc.), un des leaders mondiaux de l’assurance et des services financiers, listé sur le NYSE ainsi qu’aux bourses de Zurich, de Paris et de Tokyo, est tombé à cause d’une de ses micro-filiales, il a fallu que Barak Obama mette sur la table 130.000.000.000 de dollars pour éviter un effondrement de toute l’économie américaine.

En Angleterre, David Cameron vient d’annoncer qu’il voulait « électrifier les parois entre les banques de dépôt et les banques d’affaires ».  

Que se passerait-il en France si François Hollande devait faire pareil l’an prochain parce qu’une des grandes banques françaises sera à deux doigts du KO ? Les socialistes français peuvent-ils se permettre de voter une réforme nettement moins ambitieuse que celle que préparent les conservateurs anglais ?




Appel pour une vraie séparation des banques d'affaires et des banques de dépôt

« Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance » affirmait François Hollande dans son Discours du Bourget, le 22 janvier 2012.

Une loi sur les banques est aujourd’hui en discussion. Hélas, tout laisse craindre une réforme au rabais, une "retouche cosmétique", une loi qui ne réglerait aucun problème :

1. L’économie réelle ne serait toujours pas protégée d’un possible Tsunami sur les marchés financiers (faut-il rappeler que, en Grande-Bretagne, la dette du secteur financier atteint 600% du PIB ?).

2. Les PME auront toujours autant de difficultés à se financer, alors qu’une vraie séparation obligerait les banques de dépôt à consacrer la totalité de leurs fonds au financement des PME et de l’artisanat.

3. L’argent des contribuables continuera à servir d’assurance tout-risque pour quelques milliers de traders et autres cadres dirigeants.

La loi en cours de discussion prévoit seulement de filialiser les activités les plus dangereuses. On sait hélas qu’une telle filialisation ne règle rien : en 2008, le premier assureur mondial, AIG (116.000 salariés et 110 milliards de chiffre d’affaires) a été coulé par sa micro-filiale de trading à Londres qui, malgré sa petite taille (0,3 % des effectifs de l’assureur), a accumulé suffisamment de risques pour faire chuter l’ensemble du groupe ! En quelques semaines, le gouvernement américain a du apporter plus de 180 milliards pour éviter l’effondrement de l’ensemble du secteur. La chute d’AIG montre de façon indiscutable que la filialisation n’est pas une solution efficace.

La solution permettant de construire le système bancaire le plus solide, tourné vers l’économie réelle et ne mettant pas en danger l’épargne des contribuables est simple et éprouvée : c’est la séparation complète des activités de dépôts et de crédit d’une part et des activités d’investissement spéculatives d’autre part.

C’est comme cela qu’a fonctionné le système bancaire de tous nos pays entre 1945 et 1984. Ce qui prouve la faisabilité de cette solution.

Pour toutes ces raisons, venant de tous les horizons politiques, nous demandons solennellement aux élus de la Nation de refuser une réforme édulcorée et d’agir avec force pour une vraie séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires.

Pour protéger les comptes bancaires des citoyens, pour protéger les finances publiques, pour lutter contre la spéculation, il est temps de remettre la finance à sa place.


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20 décembre 2012

Projet de loi bancaire : une nouvelle réforme à l’eau tiède…


Le terme de banque renvoie soit à un secteur d'activité économique, celui traitant les opérations de banque, soit à l'un des types d'établissement actif dans ce secteur
Le gouvernement a adopté en conseil des ministres du 19 décembre un projet de loi bancaire supposé « remédier à certaines carences du dispositif de régulation du secteur financier », identifiées lors de la crise financière qui a débuté en 2007-2008.

Mais contrairement à l’objectif annoncé, cette loi n’apportera « qu’un ajustement à la marge » comme l’écrit d’ailleurs l’ONG Finance Watch dont le but est de remettre la finance au service de la société. Les auteurs du projet de loi ont retenu en effet des dispositions qui vont permettre aux banques de continuer à fonctionner comme avant la crise…


Les patrons de banques se sont agités avec succès : le gouvernement a renoncé à réformer en profondeur le secteur en procédant à une séparation nette des banques de dépôts et des banques d’investissement. Il propose juste de placer certaines activités risquées dans des filiales séparées. Et les banques assurent qu’elles n’ont presque pas d’activités risquées...

Pourtant, dans son discours du Bourget du 22 janvier 2012, le candidat François Hollande déclarait vouloir « maîtriser la finance par le vote d’une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives ».

Or, le projet de loi dans son titre premier (articles 1 et 2) propose de séparer les « activités bancaires utiles » des « activités bancaires spéculatives ». Il n’est plus question d’ « activités de crédit ».

Ce changement de vocabulaire n’est pas innocent : il permet aux auteurs du projet de loi de déclarer utile l’activité de « fourniture de services d’investissement à la clientèle », ainsi que celle de « tenue de marché sur instruments financiers ». Ces activités, qui relèvent de la banque d’investissement et dont une grande partie est pourtant spéculative, pourront rester au sein de la banque de détail car elles sont jugées « utiles » …

Cette nouvelle loi bancaire est donc non seulement inefficace mais dangereuse. Inefficace parce que la notion d’ « activités bancaires utiles » pourra donner lieu à de multiples interprétations et contestations de la part des banquiers. Dangereuse parce qu’elle préserve le statu quo dans les banques et maintient des relations malsaines entre la banque de détail, tournée vers le financement d’activités réelles, et la banque d’investissement, tournée vers les profits purement financiers et la spéculation.

Même la soi-disant interdiction d’opérations spéculatives, comme le trading à haute fréquence à partir d’ordinateurs et la spéculation sur les produits dérivés de matières premières agricoles, ne dépasse pas l’effet d’annonce. Car l’essentiel de ces opérations sont aujourd’hui en pratique menées au nom de la « tenue de marché », qui est justement décrétée « utile » par le projet de loi. Selon les estimations publiées par les banques elles-mêmes, cette nouvelle loi affectera moins de 5% de leur activité…

Le projet de loi prévoit dans son titre 2 un renforcement des pouvoirs des autorités de contrôle des banques et des marchés financiers. Mais que pèseront ces autorités publiques, composées pour une large part de banquiers ou de financiers, face à des mastodontes bancaires dont le poids financier et politique est considérable ?

Le bilan cumulé des 3 plus grandes banques françaises est supérieur à 2.5 fois le PIB ! Seule une séparation complète de la banque de détail et de la banque d’investissement permettrait de commencer à réduire la taille des banques.

Cette séparation a été imposée aux Etats-Unis en 1933 par le Glass-Steagall Act et en France par la loi bancaire de 1944. Ce qui a limité les crises bancaires pendant les décennies qui ont suivi jusqu’à ce que ces lois soient abrogées dans le cadre des politiques néolibérales dont on constate aujourd’hui les résultats dramatiques…



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16 septembre 2012

La grande barrière de corail en danger de mort !


La grande barrière de corail est le plus grand récif corallien du monde comptant plus de 2 900 récifs et 900 îles
L'Australie est sur le point d’autoriser des magnats de l'exploitation minière à construire un gigantesque port charbonnier baptisé "Alpha Coal" au-dessus de l’écosystème de la grande barrière de corail, l'un des plus importants réservoirs de biodiversité de la planète, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. 

Les ports des côtes au large desquels se trouve la grande barrière exportent actuellement 156 millions de tonnes de charbon par an mais le projet en cours pousserait ce chiffre à 953 millions par an d'ici dix ans et accélérera le processus d'extinction des récifs coralliens déjà très vulnérables…


Près du port de Newcastle, à 160 km au nord de Sydney, des bateaux en partance pour l'Asie attendent leurs chargements, du charbon principalement, qui arrive via un ballet incessant de trains venus de l'intérieur des terres. 

En 2020 ou même avant, quelque 7.000 bateaux traverseront chaque année la Grande barrière de corail, située au nord-est des côtes australiennes, contre 5.000 aujourd'hui, dont un cinquième transporteront le charbon embarqué à Newcastle. 

Quotidiennement, 20 cargos seront autorisés à naviguer dans cette zone préservée pour acheminer du charbon polluant de l'Australie principalement jusqu'en Chine. Et on a déjà constaté le genre de dégâts que ces navires peuvent causer, notamment en 2010 lorsqu'un cargo a échoué et détruit 3 km de récifs coralliens…

L'Unesco a conclu dans un rapport que l'exploitation du charbon était nocive aux récifs coralliens et a prévenu que la Grande barrière pourrait être placée sur la liste des sites en danger, si le développement minier se poursuivait à ce rythme effréné. L'Unesco a appelé à interdire la construction de nouveaux ports dans la zone jusqu'en 2015, estimant que l'échelle et le rythme des propositions «semblent être tels qu'ils rendent impossibles des prises de décisions indépendantes, de qualité et transparentes».

Mark Diesendorf, un scientifique qui a autrefois conseillé le gouvernement et qui travaille désormais à l'université de Nouvelle-Galles du Sud, met en garde lui aussi contre l'appauvrissement, voire la perte de paysages parmi les plus beaux de ce pays, au premier rang desquels la grande barrière de corail. «Nous augmentons énormément l'exploitation et l'exportation de charbon, la production de gaz de charbon et d'autres industries, ce qui va certainement avoir un impact immense, non seulement sur notre environnement, mais aussi au final sur l'avenir de notre économie» a-t-il déclaré.

Le gouvernement de l'Etat du Queensland (Nord-Est), qui proclame ouvertement être «dans le secteur du charbon», a vivement répliqué, en prévenant qu'il ne placerait pas l'environnement avant le développement économique. Les autorités «sont décidées à assurer les meilleures protection et gestion de la grande barrière, une attraction touristique majeure pour l'Australie », a répondu le ministre de l'Environnement Tony Burke et il n’est pas question d’abolir les droits des exploitants miniers qui ont reçu le feu vert pour la construction de ports ou de mines.

Mais les militants écologistes font aussi pression sur le gouvernement australien car c'est une banque publique américaine, l'Eximbank ("Banque d'import-export des États-Unis"),  qui est au cœur du projet. Et une pression mondiale d'urgence dénonçant ce projet dangereux pour l’environnement, pourrait, au cœur de l’élection américaine, amener cette banque à retirer son appui financier à ce projet. Si elle se retirait, c’est tout le projet qui pourrait tomber à l’eau. 

Il est donc nécessaire de renforcer la pression sur le PdG de cette banque, Fred Hochberg, afin qu’il suspende le financement de "la grande barrière de charbon"…


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17 novembre 2011

Est-il vraiment sain de confier l’Europe à des anciens banquiers de Goldman Sachs ?


Caricature de Mario Monti
Recruter des banquiers comme pompiers de l’Europe, telle semble être la politique des dirigeants européens, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en tête.

Mario Draghi nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE), Loukas Papadimos nouveau 1er ministre grec et Mario Monti nouveau 1er ministre italien, trois financiers promus dont deux anciens responsables de la sulfureuse banque Goldman Sachs qui a aidé la Grèce à dissimuler des milliards d'euros d'emprunts d'Etat…