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12 août 2018

Créer un grand service public de l'eau : une vraie réforme que ne fera pas Emmanuel Macron...

Robinet d'eau
L’eau se situe aujourd’hui à la convergence d’enjeux économiques, sociaux, territoriaux et environnementaux qui sont indissociables, à cause notamment du réchauffement climatique et de l'élévation de la température moyenne.

A l’échelle mondiale, la pénurie et la dégradation de la qualité de l’eau affectent plus de deux milliards d’êtres humains et provoquent chaque jour plus de 30 000 morts.

Si la France n’est pas touchée heureusement par ce désastre, le quasi-monopole exercé par quelques opérateurs privés sur un service public essentiel est de plus en plus contesté en raison de multiples dérives et de restrictions d'eau de plus en plus fréquentes…  


7 juillet 2018

Mettre fin au racket des sociétés d'autoroutes : une vraie réforme que ne fera pas Emmanuel Macron...

La route est un bien public mais comme toujours, les missions de service public confiées à des opérateurs privés, à l'image d'autres secteurs économiques, se traduisent par une augmentation non justifiée des prix au détriment des utilisateurs ou des consommateurs. 
Et aujourd'hui, non seulement les péages autoroutiers continuent d’augmenter régulièrement mais sur deux tronçons d'autoroute à peu près identiques en longueur, le prix du péage au kilomètre peut varier de 1 à 5...

28 mai 2018

Donner un minimum de crédibilité à l'indice des prix : une vraie réforme que ne fera pas Emmanuel Macron…

L'indice des prix à la consommation (IPC) de l’Institut national de la statistique et des études économiques  (Insee) est utilisé pour mesurer, mois après mois, l'évolution des prix des biens et des services ainsi que le pouvoir d'achat des ménages.  

Il est d'une importance primordiale pour tous les acteurs de la vie économique et sociale mais sa fiabilité laisse fortement à désirer…

1 avril 2018

Garantir le maintien du pouvoir d'achat : une vraie réforme que ne fera pas Emmanuel Macron…

Régression du pouvoir d'achatComme le rappelle régulièrement le centre de recherche et des coûts (CERC), un fort sentiment de régression du pouvoir d’achat prédomine depuis de nombreuses années dans la population française car la légère hausse du salaire net moyen est largement inférieure à la perte nette due à l’inflation.

Se loger, se nourrir, s’habiller, s’acquitter de ses factures d’électricité, gaz et eau, carburant, assurances obligatoires, impôts, forfaits Sécurité sociale, timbres, etc., l’addition est de plus en plus lourde en fin de mois…

3 juillet 2017

Le gel du point d'indice de la Fonction publique, prémisse d'une nouvelle baisse générale des salaires...

Un gel du point d'indice de la FP équivaut à une baisse des salaires
Les syndicats de la Fonction publique ont accueilli avec déception et colère l’annonce du gel de la valeur du point d’indice servant à calculer la rémunération des fonctionnaires, faite par le ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin.

Mais ce n'est finalement qu'une demi-surprise car cette annonce qui considère les agents publics comme une variable d’ajustement des comptes publics n’est que la continuation de la politique menée sous la présidence de François Hollande…

27 septembre 2016

Trou de la Sécu : quand Marisol Touraine se moque du monde...

Marisol Touraine est une femme politique française, députée socialiste
Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé s'est félicité  des derniers chiffres du déficit du régime général de la Sécurité sociale. Ceux-ci seraient une très grande victoire après 4 années de réformes structurelles et une nouvelle donne s'installerait  clairement et durablement.

Ce discours est à la fois ahurissant et insupportable pour les assurés sociaux tant il fait l’impasse sur les moyens qui ont été utilisés pour en arriver là, aussi bien dans la branche maladie que les autres branches de la Sécurité sociale... 

23 juillet 2013

Euro : l'ignorance ou la mauvaise foi du PCF...

Sigle euro
La crise de l’euro est interprétée de façon bien curieuse par la plupart des observateurs. Malgré la tempête qui menace, on ne veut pas, au PS ou à l'UMP notamment, aborder la responsabilité première de ceux qui ont imposé une monnaie unique à des économies profondément différentes. 

Mais chose plus déconcertante, même à la gauche de la gauche (PCF, Front de Gauche, PG), on pense aussi qu’il est possible de faire une autre politique tout en restant dans l’euro…

4 octobre 2012

Garantir le maintien du pouvoir d'achat : une réforme que ne fera pas François Hollande…

Ces dernières années, la question du pouvoir d'achat est devenue un thème central des préoccupations des ménages
Comme le rappelle régulièrement le centre de recherche et des coûts (CERC), une forte impression de régression du pouvoir d’achat prédomine depuis de nombreuses années chez les salariés car la faible hausse du salaire net moyen est largement inférieure à la perte nette due à l’inflation.

Si François Hollande veut préserver le pouvoir d’achat des Français, au moins ceux des couches modestes et moyennes, il ne devrait pas oublier que le principe de l'indexation des salaires garantissant une évolution parallèle à celle des prix a été abandonné au début des années 80…
 

La suppression de l’échelle mobile des salaires en 1982, lorsque François Mitterrand a entamé le tournant de la rigueur, a porté un coup fatal au pouvoir d’achat des salariés, particulièrement dramatique pour 40% d’entre eux déjà victimes du chômage total ou partiel, du temps de travail partiel subi, d’un déménagement pour cause professionnelle, etc. 

A cette époque, voulant lutter contre l’inflation, le gouvernement bloqua dans la Fonction publique les salaires qui avaient suivi jusqu’ici l’évolution des prix. Il incita ensuite les employeurs du secteur privé à agir de même, en les invitant à faire évoluer les salaires en fonction du taux d’inflation «prévu» par le gouvernement…

Jacques Delors, ministre de l’économie et des finances dans le deuxième gouvernement de Pierre Mauroy, décida de deux plans d’austérité. Le pouvoir d’achat des salariés commença à diminuer régulièrement, l’échelle mobile des salaires ayant été supprimée sans pour autant que le chômage diminue.

Les clauses d’indexation des salaires sur les prix furent ensuite retirées une à une des conventions collectives dans les années qui suivirent. Les lois Auroux réaffirmèrent leur interdiction dans le Code du Travail, article L.141-9 : « sont interdites, dans les conventions ou accords collectifs de travail, les clauses comportant des indexations sur le salaire minimum de croissance ou des références à ce dernier en vue de la fixation et de la révision des salaires prévus par ces conventions ou accords. »

Et aujourd’hui, dans de nombreuses branches professionnelles, suite à l’interdiction de la réévaluation automatique des salaires en fonction du SMIC, le salaire d’embauche est souvent inférieur à ce dernier ! Une prime dite «résorbable» est alors versée aux salariés concernés sans toucher aux salaires supérieurs au SMIC. Cette pratique est responsable d’un tassement continue des salaires vers le bas de l’échelle ! Autre conséquence collatérale : en 30 ans, le partage de la valeur ajoutée s'est ainsi déplacé de 11 points du travail vers le capital !

Mais les conséquences négatives pour les salaires touchent aussi les prestations ou allocations versées par divers organismes (pensions vieillesse ou d’invalidité, retraites complémentaires, allocations chômage, etc.) qui utilisent des mécanismes «d’indexation» plus ou moins originaux…

Citons un seul exemple significatif : les allocations familiales dont le montant est fixé en fonction d’un certain pourcentage de la base mensuelle de calcul des allocations familiales (BMAF). L'allocation pour 2 enfants est égale à 32% de la BMAF, pour 3 enfants à 73%, pour 4 enfants à 114%, celle de l’allocation de parent isolé égale à 150%, etc. Cette BMAF est bien revalorisée au 1er avril de chaque année mais sans tenir compte du taux réel d’inflation. Son montant de 395,04 € au 1er janvier 2011 est ainsi passé à 399 € au 1er avril 2012, soit une augmentation de 1 % seulement alors que le taux d'inflation était de 2,1% pour la seule année 2011 !

Comble de l’hypocrisie, la plupart de nos médias «bien-pensants» présentent chaque année ces différentes revalorisations inférieures au coût de la vie comme des bonnes nouvelles pour les bénéficiaires !

Cette situation est encore aggravée par un indice des prix calculé par l’INSEE, datant de 1946 et qui est loin de refléter la réalité quotidienne car la mesure de l’inflation ne concerne que les prix à la consommation. Cet Indice n’a jamais intégré par exemple l’augmentation des prix camouflée par les «arrondis» opérés nettement à la hausse après le passage à l’euro ou l’augmentation de prix d’un produit nouveau identique à l'ancien mais présenté sous une autre forme...

Et si la hausse du pouvoir d'achat des ménages est toujours officiellement légèrement positive, c’est parce qu’elle concerne le revenu moyen des ménages qui n’est qu’une simple moyenne mathématique ne correspondant à aucune réalité socioprofessionnelle...

L'échelle mobile des salaires, seul moyen efficace pour préserver le pouvoir d’achat


Contrairement à ce qu’affirment certains pseudo-consultants qui professent à longueur d’année sur les plateaux télé, une réintroduction de l’échelle mobile des salaires, datant de juillet 1952 sous la présidence de Vincent Auriol (SFIO), ne nuirait pas au développement économique. Elle ne favoriserait pas non  plus l’inflation car celle-ci est basée sur l’évolution réelle des prix qui s’est déjà produite au cours du ou des mois précédents. Ces "experts économiques" ont tendance à confondre les notions de réelle augmentation des salaires (supérieure au taux d’inflation) et de simple ajustement à la hausse des salaires suite au mécanisme d’indexation (égal au taux d’inflation).

L’échelle mobile favorise en outre une solidarité entre les travailleurs des secteurs forts et ceux des secteurs faibles ainsi qu’entre les travailleurs actifs et inactifs. Elle est un facteur de stabilité sociale : les négociations salariales peuvent se concentrer sur l’augmentation réelle des salaires. C’est également un facteur de stabilité économique car le maintien du pouvoir d’achat représente un facteur de consommation et donc de croissance économique.

Ce système existe dans certains pays comme la Belgique et le Luxembourg. Il peut revêtir différentes formes (ajustement automatique des salaires à chaque variation de l'indice des prix, ajustement dès que l'indice choisi dépasse un certain seuil, ajustement à périodes fixes en fonction des variations enregistrées, etc.). Il existe également mais sans caractère automatique en Allemagne ou aux Pays-Bas : les syndicats doivent alors négocier pour compenser la perte de pouvoir d’achat subie depuis les négociations précédentes à la suite de l’inflation.

En France, en ayant négligé la question essentielle du maintien du pouvoir d’achat, les gouvernements successifs depuis 1982 portent une lourde part de responsabilité dans les difficultés financières que rencontrent des millions de personnes. Parallèlement aussi, curieusement, le mouvement syndical a abandonné cette revendication qui figurait pourtant parmi ses mots d’ordre traditionnels !

Et aujourd’hui, la nouvelle majorité socialiste, l'UMP hier, tout comme le FMI ou la commission de Bruxelles sur le plan international, restent à des années lumière d'un éventuel rétablissement de l'indexation automatique des salaires et des allocations sur les prix pour protéger le pouvoir d'achat. Nul doute que François Hollande, fils spirituel de Jacques Delors, marchera sur les traces de l'ancien président de la commission européenne...




Photo Creative Commons par Yahoo Images
 

 
Cet article publié sur AgoraVox a été repris par Yahoo France Actualités 


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31 août 2010

Pourquoi est-il si difficile de finir ses fins de mois?


Un seul petit pois dans l'assiette
Se loger, se nourrir, s’habiller, s’acquitter de ses factures d’électricité, de gaz et d'eau en constante augmentation, payer ses transports, assurances obligatoires, impôts, forfaits Sécurité sociale de toute sorte, l’addition est de plus en plus lourde en fin de mois.

Certes, on connaît la plupart des raisons de cette situation : mondialisation et financiarisation de l’économie, concurrence effrénée à l‘intérieur même de l’Europe tirent sans cesse les salaires vers le bas.

Mais une autre cause, dont on parle peu, est la suppression au début des années 80, du dispositif indexant les salaires sur l’inflation qui protégeait jusqu’alors le pouvoir d'achat des salariés… 

22 février 2008

Pouvoir d’achat : une hausse illusoire, une baisse assurée...


Alors que Nicolas Sarkozy savoure sa lune de miel avec son richissime mannequin, la France compte 2,9 millions de personnes considérées comme en difficulté sur le marché du travail, c’est à dire l’ensemble des chômeurs et personnes souhaitant travailler, selon la dernière enquête européenne d’Eurostat qui se fonde sur la définition du Bureau International du Travail (BIT) concernant le chômage, l’inactivité et l’emploi.

A ces chiffres, il convient d’ajouter plus de 7 millions de personnes pauvres, au sens des critères retenus par l’union européenne (60% du revenu médian, soit moins de 817 € par mois), 3 350 000 personnes payées au SMIC et 4 500 000 personnes qui touchent un salaire inférieur à 1,3 SMIC !

Après avoir fait une campagne présidentielle sur le thème principal du pouvoir d’achat puis accordé un cadeau fiscal de plusieurs milliards d’euros aux personnes les plus aisées, Nicolas SARKOZY s’est octroyé généreusement une augmentation de salaire de 172% pour annoncer finalement que les caisses de l’Etat étaient vides ! Malgré son voyage récent à Saint-Jean de Latran au Vatican, il n’y a pas eu de miracle et tout le monde l’aura compris : la baisse du pouvoir d’achat, c’est d’abord pour les autres…