Depuis l’éclatement de la crise financière en 2008, ni le G20, ni le FMI, pas plus que le comité de Bâle ou les autorités nationales de régulation financière, n’ont pris de mesures significatives pour réduire l’instabilité des marchés financiers internationaux.La spéculation fait rage sur les matières premières et les titres des dettes publiques. La France a refusé notamment en 2010 de soutenir l'Allemagne sur la question de l'interdiction de la spéculation sur les CDS (vente à nu à découvert). Ses représentants à Bruxelles ont toujours freiné les maigres initiatives de la Commission sur la régulation financière.
Sur la question de la taxation des transactions financières, malgré le discours apparemment offensif de Nicolas Sarkozy, le ministère de Christine Lagarde s'est toujours refusé à produire des notes et études préparant une décision, et la France ne s'est jamais engagée réellement auprès de ses partenaires de l'Union européenne ou de l'Eurogroupe.
Tout indique donc que Christine Lagarde, à la tête d'une technostructure du Ministère de l'Economie composée exclusivement de fonctionnaires ultralibéraux, fera encore pire que Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du FMI.
Aujourd’hui, c'est la candidature d’Aurélie Trouvé, maître de conférences en sciences économiques, qui présente un intérêt évident pour tous ceux qui veulent remettre l’industrie financière à sa vraie place, celle du soutien aux initiatives de l’économie réelle. La coprésidente d'Attac propose une réorientation fondamentale du FMI, partant du principe que la stabilité financière mondiale est un bien public qui doit être démocratiquement géré par la communauté internationale dans son ensemble…