Affichage des articles dont le libellé est PS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PS. Afficher tous les articles

1 septembre 2016

Démission d’Emmanuel Macron : la vérité n’est pas celle que l’on veut nous faire croire...

Emmanuel Macron est président de la République française depuis le 14 mai 2017Au lendemain de la décision d’Emmanuel Macron de démissionner de ses fonctions de Ministre de l’Economie, tous les médias, presse écrite, chaînes d’infos en continue ainsi que Les Républicains, le PS et même François Hollande à demi-mots, présentent cette démission comme un coup de poignard dans le dos du gouvernement et comme la preuve d’une ambition personnelle démesurée.

Mais la réalité semble toute autre car tout indique que François Hollande et Emmanuel Macron ont pris cette décision de concert…

20 juin 2016

Primaire de la gauche : François Hollande se présentera-t-il ?

François Gérard Georges Nicolas Hollande naît le 12 août 1954 à Rouen
Au lendemain de la décision du Parti socialiste d’organiser une primaire les 22 et 29 janvier 2017, François Hollande compris, le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis et le Premier ministre, Manuel Valls, ont défendu une «  innovation démocratique ».
 
Ce qui était qualifié hier d’hypothèse fantaisiste par le Parti socialiste est aujourd’hui présenté comme une solution exemplaire…

30 avril 2015

PS : un congrès pourquoi faire ?

Congrès du PS : un peu...beaucoup...pas du tout...
Le prochain congrès du Parti Socialiste des 5, 6 et 7 juin devra trancher entre quatre motions dont les deux principales : celle du premier secrétaire, résolument démocrate, qui soutient les réformes du gouvernement et celle de l’aile gauche qui refuse d'abandonner son objectif de toujours, le progrès social. 

Mais entre Jean-Christophe Cambadélis rejoint par Martine Aubry d'un côté et les frondeurs de l'autre, ce congrès risque d’être un nouvel épisode démontrant la faiblesse de la réflexion dans la majorité gouvernementale…

24 mars 2015

Résultat des élections départementales : le Front National réunit désormais le quart des suffrages exprimés

Le plafond de verre (de l'anglais glass ceiling) est une expression apparue aux États-Unis à la fin des années 1970.
Dimanche 22 mars, un électeur sur quatre a voté pour le Front National lors du premier tour des élections départementales, prolongeant ainsi le séisme politique ressenti lors des dernières élections européennes de 2014.

Sans ignorer les limites de ce parti, il convient surtout de chercher à comprendre les raisons de ce score élevé en écoutant les motivations de ses électeurs et en faisant en sorte qu’aucun débat ne soit tabou…

28 mai 2014

Résultats des élections européennes 2014 : un vote logique

Elections au parlement européen, mai 2014

Dimanche dernier, un quart des électeurs ont voté pour le Front National aux élections européennes, provoquant un séisme politique ressenti partout en Europe et même dans le monde.

S’il ne faut en aucun cas stigmatiser les électeurs qui ont voté pour le parti de Marine Le Pen, sans ignorer toutefois les limites de ce parti, il faut bien davantage chercher à comprendre les raisons de ce succès, en écoutant notamment ses électeurs qui méritent autant de respect que les autres…



Cela fait plus de 30 ans que le PS et les radicaux de gauche, le centre, l’UMP (hier le RPR) mènent notre pays dans ce qui ressemble de plus en plus à une impasse au nom de la raison européenne. 

En 1983, François Mitterrand et Jacques Delors avaient choisi l’orthodoxie budgétaire, théorisé la désinflation compétitive et supprimer l’échelle mobile des salaires qui protégeait jusqu’à cette date le pouvoir d’achat des salariés et des retraités.

Au début des années 90, gauche et droite, à tour de rôle, ont fait ensuite le choix détestable de taux d’intérêt élevés, comme l’Allemagne qui affrontait un léger regain d’inflation du fait de la réunification, envoyant au moins un million de personnes au chômage pour défendre le franc fort !  

En 2005, le PS et l’UMP ont ignoré le « Non » du peuple français au traité constitutionnel européen (TCE) et ratifié le traité de Lisbonne fin 2007. Ne pouvant reprendre le texte du TCE qui remplaçait les deux grands traités existants, un tour de passe-passe, inspiré par Valéry Giscard d’Estaing, a permis de conserver les deux traités tout en les modifiant en profondeur dans le traité de Lisbonne :

- le traité instituant la Communauté européenne (Rome, 1957), rebaptisé « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne »

- le traité sur l'Union européenne (Maastricht, 1992)

Et aujourd’hui, les choix politiques de François Hollande ne sont que les descendants directs de ceux des décennies précédentes ! Face aux résultats désastreux de ces politiques d’austérité qui provoquent envolée du chômage et paupérisation croissante des actifs et des retraités, il est bien logique que les Français cherchent à exprimer leur colère par leur vote, d'autant plus que PS et UMP se distinguent par leur absence complète de remise en question.

Cette colère qui est sortie des urnes le 25 mai est plus forte chez les classes sociales les plus touchées par les politiques menées, notamment les jeunes et les ouvriers. En effet, plus les personnes sont protégées, moins elles sont susceptibles de voter pour le FN. 

Ce vote est de plus en plus un vote social comme le démontrent remarquablement Emmanuel Todd et Hervé Le Bras dans leur livre « Le Mystère français ». Il est directement corrélé au degré de souffrance à l’égard de la mondialisation. Les classes populaires, en votant pour le FN, expriment un rejet des politiques menées par le PS et l’UMP, sous couvert de l’Union Européenne. 

Mais ce faisant, il y a aussi une part d’adhésion au discours du FN, notamment sur les questions liées au caractère anti-démocratique de la commission de Bruxelles ou à la nécessité d’un contrôle des flux migratoires dans les économies modernes. Le grand succès du FN, c’est d’avoir réussi à incarner une opposition claire grâce à un discours fort mais aussi au traitement médiatique dont a bénéficié Marine Le Pen.

Le FN a-t-il atteint son plafond électoral ?


Il faut bien reconnaître que le plafond de verre historique du FN, que l’on pouvait estimer autour de 18% ou 19% dans le passé, a été largement dépassé lors de ces élections avec un taux de 24,8 %. Certes, la participation n’a été que de 43%, ce qui relativise le score du FN qui a réuni nettement moins de voix qu’à la dernière élection présidentielle (6 421 426 voix en 2012 contre 4 711 339 voix en 2014), soit un différentiel de 1 710 087 voix, ce qui est loin d’être négligeable. Et si l'on calcule le pourcentage de voix obtenues par rapport au nombre d'électeurs inscrits, le FN ne représente que 10,75% du corps électoral, soit 1 citoyen sur 10...

Néanmoins, il ne faut pas oublier que la participation a tendance à être plus faible dans les catégories sociales où le FN est fort. La question qui se pose alors, c’est de savoir si ce plafond a été simplement déplacé ou s’il a été carrément cassé, au point où les routes du pouvoir pourraient s’ouvrir en France pour le parti de Marine Le Pen.

Le contexte exceptionnel (6 ans consécutives de crise) et le fait que traditionnellement les élections européennes sont l’occasion de surprises, poussent à  considérer ce score avec prudence. Si c’est une chose de voter pour des parlementaires européens au pouvoir extrêmement limité, c’en est une autre de voir le FN en tête à d’autres élections ou de dépasser un jour les 50% à l'élection présidentielle.

S’il est plus que probable que la majorité des électeurs du FN préfèrerait que ce dernier surpasse à toutes les élections le niveau du PS et de l’UMP, des sondages récents indiquent cependant que la crédibilité du parti n’est pas si grande pour une organisation qui existe depuis 42 ans.

Mais si l’on considère que la situation ne va pas vraiment s’arranger dans les prochaines années, ce qui est malheureusement une hypothèse crédible, alors de nouvelles révoltes électorales contre les partis dominants n’est pas à exclure...



Les résultats :

 
L’élection ne se faisant pas en France à la proportionnelle intégrale mais avec une barre de 5% pour accéder à la répartition de sièges, Debout la République (DLR) ou Nouvelle Donne (ND) notamment n’ont aucun élu, malgré leur 7ème et 8ème position.

- FN : 24,8 %
- UMP : 20,8%
- PS-RDG : 13,9%
- UDI-Modem : 9,9 %
- EELV : 8,9%
- FdG : 6,3%
- DLR : 3,8%
- ND : 2,9%



Photo Creative Commons par Yahoo Images


Plus d'infos :
> Les 25 derniers articles
> Tous les articles


11 mars 2011

Cantonales 2011 : les écarts du PCF avec la stratégie du Front de Gauche…

Les élections cantonales de 2011 ont lieu les 20 et 27 mars 20111 afin d'élire les conseillers généraux de la moitié des cantons français
Si dans une majorité de cantons, le PC et le PG iront à la bataille sous l’égide du Front de gauche, le PC présentera ici ou là des candidats sous une étiquette particulière comme celle de «gauche rassemblée», autre appellation de feu la gauche plurielle. 

Fait surtout en fonction de la configuration électorale de chaque territoire, ce choix «à la carte» en quelque sorte est destiné avant tout à sauvegarder le plus grand nombre des 109 conseillers généraux communistes sortants. Mais il pose néanmoins le problème de l’ambiguïté de la stratégie du Front de Gauche…

22 août 2010

Présidentielle 2012 : le scénario catastrophe pour la gauche…


Un séisme électoral
Un candidat socialiste (social-libéral), un candidat vert, un candidat communiste, plusieurs candidats trotskystes (trois comme à l’accoutumée…), Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Chevènement éventuellement présents, voire Paul Ariès pour les décroissants, voilà une palette possible de candidats de gauche en vue du premier tour de la prochaine élection présidentielle de 2012.

Dans ces conditions, au soir du second tour, dimanche 13 mai 2012, au journal de 20h, Laurence Ferrari risque fort d’annoncer la réélection de Nicolas Sarkozy avec 51, 52 ou 53% des voix, battant ainsi le favori des sondages, DSK.

Petit flash-back sur un scénario catastrophe qui a déjà commencé mais qui peut encore être évité si le directeur du FMI n’est pas le candidat du PS à la prochaine élection présidentielle…

17 juin 2010

Retraites : l’hypocrisie larvée du projet du PS


Promenade de retraités au bord de l'eau
Le projet du PS sur les retraites propose quatre grandes priorités : garantir le niveau de vie des retraités, faire une réforme juste, faire une réforme durable et davantage de choix individuels.

Au-delà de ces bons mots, il reste évidemment à savoir si cela dessine une orientation politique durable ou bien s’il traduit une posture commode d'opposition au projet du gouvernement et qui n'engage à rien pour l’avenir.

Le plus sûr moyen de lever cette réserve consisterait à faire des pas supplémentaires en direction d’une vraie réforme des retraites…

28 mars 2010

Régionales : Nicolas près de la sortie mais Martine a-t-elle réellement gagné ?

carte des régions françaises
Pas besoin d’être politologue pour tirer la leçon essentielle du scrutin des dernières élections régionales : les Français ont infligé une sévère défaite à Nicolas Sarkozy.

Mais la lucidité nous oblige à voir que partout, toutes les forces en présence font moins de voix qu’aux dernières élections régionales et que le refus de vote est particulièrement fort dans les quartiers les plus populaires…

5 décembre 2009

Régionales 2010 : mais à quoi joue le Parti Communiste Français ?

Le siège du Parti communiste français est situé à Paris
Les conférences régionales du PC puis les adhérents communistes eux-mêmes se sont prononcés sur le type de liste qu’ils entendent présenter au premier tour des prochaines élections régionales.

Si dans la plupart des cas, le PC ira à la bataille sous l’égide de listes Front de gauche, dans cinq régions il fera cependant liste commune avec le PS dès le premier tour.

Un choix «à la carte» en quelque sorte, fait surtout en fonction de la configuration électorale de chaque territoire et destiné à sauvegarder le plus grand nombre de ses conseillers régionaux sortants…

5 septembre 2009

Modernisation du PS : un mythe plus qu’une réalité…


La rose au poing
Organisation de primaires, non-cumul des mandats, alliance avec le MoDem, les sujets ayant occupé l’université d’été du PS à la Rochelle sont souvent présentés par leurs initiateurs comme une modernisation du PS. 

Mais une vraie modernisation, loin de se limiter à ces seuls sujets, consisterait d’abord à proposer des solutions alternatives au système actuel et à ne pas se limiter à des propositions cosmétiques, identiques bien souvent à celles de l’UMP…

11 juin 2009

Elections européennes : victoire en trompe l'oeil de l'UMP et déroute du PS sur fond d’abstention record


Quelque 388 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dans les 27 Etats européens. 

Le taux d'abstention qui continue d’augmenter depuis l'instauration du vote au suffrage universel en 1979, témoigne du désintérêt croissant des citoyens envers une institution qu'ils peinent à comprendre et qu'ils jugent éloignée de leurs préoccupations, même si les prérogatives du parlement se sont légèrement accrues ces dernières années.

Les européens ne croient plus à l'Europe et à son fonctionnement onéreux, privilégiant l’ultra-libéralisme et une commission dont les membres ne sont pas élus démocratiquement, creusant les inégalités entre pauvres de plus en plus pauvres et riches de plus en plus riches…

6 mai 2009

Préparation des élections européennes : quand Martine joue les hypocrites…

Martine Aubry, née Martine Delors le 8 août 1950 à Paris
Avec une certaine impudence, à Toulouse, lors du meeting de lancement de campagne du PS pour les élections européennes du 7 juin prochain, Martine Aubry a cité Jaurès et « L’Europe nouvelle, un peu moins sauvage » à laquelle il aspirait dans un article écrit la veille de son assassinat.

Mais cette Europe que Martine critique, ce n’est pas seulement celle des ultra-libéraux, Manuel Barroso en tête, c'est aussi celle de tous les socialistes européens, de l'UMP, du Modem, des verts et de Jacques Delors, ministre socialiste des Finances de 1981 à 1985 puis président de la Commission européenne de 1985 à 1995, qui a conçu notamment l’acte unique européen et le traité de Maastricht.

C’est l’Europe qu’elle a défendu ardemment le 29 mai 2005 en faisant campagne pour le Oui au traité constitutionnel puis en soutenant le traité de Lisbonne qui réunit toutes les causes des souffrances présentes. Un traité dont le PS a permis, avec l'UMP, lors du congrès de Versailles, qu’il s’inscrive dans la Constitution de la République si par malheur il est ratifié par les 27 pays européens…

5 mars 2009

Martine et les beaux gosses…


Benoît Hamon, né le 26 juin 1967 à Saint-Renan (Finistère)
La composition des listes du Parti socialiste pour les élections européennes était un évènement attendu pour voir en particulier la place accordée aux anciens partisans du «Non de gauche» au traité constitutionnel européen, rejeté par les Français le 29 mai 2005.

La réconciliation du "Oui" et du "Non" que le PS prétend avoir opéré, lors de son dernier Conseil National, s'est faite avant tout sur le dos des opposants aux deux derniers traités, certaines personnalités ayant même été rayés des listes comme Marie-Noëlle Lienemann ou Anne Ferreira.

Benoît Hamon, qui souhaitait une tête de liste au nom des 18% obtenus par la gauche du PS au dernier congrès de Reims, a dû se contenter d'une troisième place - éligible- en Ile-de-France et céder la place à Harlem Désir.

Martine Aubry a pris bien soin de dénier toute signification politique à sa candidature en déclarant lors de la conférence de presse de présentation des listes : "Benoît, il n'a pas besoin d'être numéro 1 car c'est maintenant l'idole de toutes femmes françaises, quel que soit leur âge, des grands-mères aux plus jeunes". 

Voici donc l’espace politique auquel est réduit la gauche du PS : beau gosse…En somme, c'est sois beau et tais-toi !


Le conseil national du PS a adopté à une très large majorité les listes des candidats pour les élections européennes que les militants devront ratifier le 12 mars prochain. Le PS entend, conformément à la position unanime de ses courants, «dépasser le Oui et le Non» mais le premier acte politique de Martine Aubry a été de voter le Manifesto du Parti Socialiste Européen pour les élections européennes, complété d’une déclaration de soutien enthousiaste au traité de Lisbonne ajouté dès la première page…

La déclaration politique votée quasi unanimement par le conseil national estime que : «le traité de Lisbonne est une donnée [alors qu’il n’est pas ratifié suite au «Non» populaire irlandais dont le PS ne tient aucun compte], mais ne saurait borner l'ambition des socialistes pour l'Europe».

Dans les textes c’est donc l’argumentaire du «Oui » qui est intégralement repris.

Dans les listes, deux têtes de liste seulement sur 8 reviennent à un ancien partisan du «Non» majoritaire dans le pays. Il s'agit d'Henri Weber, qui fait dorénavant partie du courant de Martine Aubry et de Vincent Peillon, qui est devenu le porte-parole du courant de Ségolène Royal qui soutient activement le traité de Lisbonne…

Cet accord conclu le 28 février entre tous les courants du PS a fait néanmoins grincer les dents de ceux qui n'ont pu tirer pleinement leur épingle du jeu.

Vincent Peillon bien sûr qui aurait préféré être tête de liste dans sa région d’origine au lieu d’être parachuté dans la région Sud-Est.

Gérard Collomb, maire de Lyon, frustré de n'avoir pu imposer son propre candidat a dénoncé quant à lui «une parodie de démocratie » digne «du comité central du PC d'URSS ». Il critique également le parachutage de Vincent Peillon dans la région Sud-Est, consécutif à la désignation de Gilles Pargneaux, patron du PS dans le Nord et très proche allié de Martine Aubry, pour mener la liste dans le Nord-Ouest.

Député européen sortant, Bernard Poignant a dénoncé "l'abandon de poste électoral" de certains camarades comme la députée de Moselle, Aurélie Filippetti, proche de Ségolène Royal. L'ex-verte est certaine de voir sa circonscription supprimée dans le cadre du futur redécoupage et a donc obtenu de se reconvertir en député européenne, numéro 3 sur la liste du Grand Est.

Autres dégâts collatéraux : la mauvaise humeur de Pierre Moscovici et des amis de François Hollande, réduits à la portion congrue par leurs alliés, partisans de Bertrand Delanoë.

A la gauche du PS, quelques jeunes turcs sont frustrés que des poulains d'Henri Emmanuelli leur aient été préférés.

Quant au principal intéressé, Benoît Hamon, il a réagi aux propos de Martine Aubry en déclarant au grand jury RTL-Le Figaro-LCI : "Si cela avait été un homme politique qui avait dit ça à propos d'une femme politique, ça aurait considérablement fait réagir (...) Elle a déjà été mieux inspirée."

Mais c’est sans doute les propos de Jean-Luc Mélenchon, ayant quitté récemment le PS pour créer le Parti de Gauche, qui résument le mieux les propos de Martine Aubry à l'égard de Benoît Hamon : " Imaginez cette phrase adressée par un homme à une femme! Mais Benoît est un petit garçon et il se tortille en souriant quand la maman du parti le taquine. Il laisse donc passer le message politique que cette grossièreté contient. Soit beau et tais-toit ! "

On savait déjà le peu de considération que les Ouiouistes du PS, tout comme Nicolas Sarkozy, avaient envers le peuple qui a osé dire Non le 29 mai 2005 mais dans un tel abaissement des rapports politiques au sein du PS, la Rose du Nord a sans doute manqué un nouveau rendez-vous avec la rénovation et la modernité…



5 octobre 2008

Ces congrès politiques qui s'annoncent...


Salle de congrès
Avec le dépôt officiel des motions d’orientation soumises au vote des militants socialistes, le congrès du PS entre dans sa phase décisive. Bientôt ce sera le tour des Verts, du PCF, du NPA. En neuf mois, du PRG en mai dernier au NPA en janvier prochain, toute la gauche aura tenu congrès. 

Elle l’aura fait dans un moment qu’elle n’avait pas prévu : une crise du capitalisme sans précédent depuis plusieurs décennies qui voit l'administration ultralibérale de Washington racheter la dette de ses banques et nationaliser le système financier.

Une "loi de stabilisation économique d'urgence 2008" de 850 milliards de dollars au total a été adopté par le Sénat et la chambre des représentants pour intervenir dans le secteur financier. Le Trésor américain va ainsi payer rubis sur l’ongle les frasques du secteur privé bancaire en dépit de tous les crédos libéraux et l’addition sera payée finalement par les contribuables…

21 mars 2008

Quel avenir pour la gauche après les élections municipales ?

L'avenir pour la gauche
Lourde abstention et forte poussée de la gauche : tels sont les deux principaux enseignements que l’on peut tirer du résultat du second tour des dernières élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars 2008.  

Dans les communes de plus de 3 500 habitants, la gauche recueille 49,34% et la droite 47,55% aux élections municipales (respectivement 51,28% contre 44,52% aux élections cantonales) 
Les alliances du PS avec le Modem, prônées notamment par Ségolène Royal ou Manuel Valls, ont plutôt échoué (Jean- Noël Guérini à Marseille) alors que le Modem allié à l’UMP a plutôt réussi (Alain Juppé à Bordeaux).  
Mais la défaite sévère de l'UMP au plan national et le fort taux d'abstentions dans les quartiers populaires des grandes villes comme Lyon, Marseille, Toulouse, etc. montrent à l’évidence que de nombreux citoyens continuent de ne pas trouver leur bonheur dans l’offre politique actuelle. Ainsi, Martine Aubry est élue à Lille avec 66,56 % des suffrages exprimés mais on dénombre 57,35 % d’abstentions, bulletins blancs et nuls sur les 124 106 électeurs inscrits...  


7 décembre 2007

Sur le pont d’Avignon, les socialistes ne dansent pas tous en rond…

Le pont Saint-Bénézet, couramment appelé pont d'Avignon
La préparation des élections municipales est toujours une période délicate pour les partis politiques qui doivent rendre parfois des arbitrages douloureux.

C’est encore moins simple pour le PS qui est aujourd’hui aux abonnés absents, voire carrément à contre-courant en plein conflit sur les régimes spéciaux ou les universités, son premier secrétaire ne faisant guère entendre la voix de l’opposition face à la politique ultra-libérale de Nicolas Sarkozy... 

12 mai 2007

Ségolène Royal : de la "bravitude" à la "déconfitude"...

Ségolène Royal est née le 22 septembre 1953 à Ouakam (Sénégal)« C’est le peuple qui m’a faite… je suis la candidate des gens, la candidate de l’insoumission » déclarait Ségolène Royal après la primaire interne organisée par le parti socialiste, le 16 novembre dernier.

Mais le résultat du deuxième tour de l’élection présidentielle avec 46,94% des voix, comme celui du premier tour avec seulement 25,83% des voix, malgré le ralliement des Radicaux de gauche et des Chevènementistes, confirme que le PS peine toujours à reconquérir l'électorat populaire. Le basculement à droite dans 16 régions sur 22, du département du Nord ou de localités comme Martigues ou Istres dans les BdR, traditionnellement à gauche, est à cet égard significatif. 
 
Après avoir puisé dans les sondages des propositions à même de plaire au peuple, Ségolène a séduit surtout une France paisible, semi-rurale et n’a finalement pas réussi à prouver que sa crédibilité n’était pas seulement celle de son image…

18 novembre 2006

Les militants socialistes disent oui à Ségolène

Le PS dit Oui à Ségolène
Ségolène Royal a gagné l’investiture du PS en remportant la majorité des voix des adhérents socialistes. Comme prévu à l’origine par ses initiateurs, François Hollande et François Rebsamen, l’opération « nouvelles adhésions » au cours de l’année 2006, a bien porté ses fruits puisque ces nouveaux adhérents «soldés à 20 €» ont choisi largement Ségolène.

Ses deux challengers, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, qui ont déjà exercé de hautes fonctions ministérielles (1er Ministre pour l’un et Ministre des finances pour les deux), n’ont pu finalement résister à l’attrait de la nouveauté et de la féminité.

Ségolène va devoir gagner maintenant les voix de tous les électeurs socialistes, notamment les partisans du Non au TCE le 29 mai 2005, afin d'assurer sa présence au second tour de l'élection présidentielle puis d’affronter son adversaire dans les meilleures conditions possibles.

Mais si l’exercice est périlleux, sa popularité conjuguée à la division entre sarkozystes et chiraquiens, pourrait éventuellement lui faciliter la tâche pour accéder à la Présidence de la République...