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7 novembre 2013

Le Front de Gauche doit-il être refondé ?

Le Front de gauche est une coalition de partis politiques français, mise en place par le Parti communiste français (PCF), le Parti de gauche (PG) et la Gauche unitaire (GU)
Les militants communistes se sont prononcés sur le type de liste qu’ils entendent présenter au premier tour des prochaines élections municipales 2014, à Paris.

Au-delà des effets au sein même de la fédération parisienne du PCF, qui a connu des résultats très contrastés suivant les arrondissements, ce vote aura des répercussions sur l’ensemble du Front de Gauche car il obscurcit les perspectives de construction d’une véritable force politique à la gauche du PS...



Dans la capitale de la France, faire liste commune avec le Parti Socialiste dès le premier tour des élections municipales est loin d’être anodin. Drôle de rassemblement en effet que celui qui commence par diviser son propre camp et aboutit à ce que des organisations membres du Front de Gauche soient sur des listes séparées et donc concurrentes. 

Divers arguments ont été avancés par certains cadres communistes pour justifier ces accords à Paris et dans d'autres villes de France. Le premier est la nécessité du rassemblement face à la droite, le second est celui de la menace Front National qui justifieraient des accords de large union dès le premier tour. 

Dans les couloirs, certains cadres communistes expliquaient que ce n’était pas leur choix mais que, face au chantage socialiste, il fallait cet accord à Paris pour obtenir le maintien de ce qu’il reste des bastions communistes de la ceinture rouge. 

En fait, finalement, seule la perspective du nombre d’élus communistes semble avoir été prise en compte. Cette stratégie de la direction communiste avait déjà été observée notamment lors des dernières élections régionales où dans cinq régions et 19 départements, le PCF avait choisi une alliance avec les socialistes dès le premier tour : Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Champagne-Ardenne et Lorraine.

Pour beaucoup de militants du FdG, la « trahison » de Pierre Laurent, est un évènement d’une gravité considérable qui fait penser à ces accidents dont on sort vivant, avec quelques blessures mais qui révèlent au fil du temps la réalité inguérissable du choc.

Car il ne s’agit pas d’un simple accord concernant une ville. Il s’agit d’une révolution de palais, Pierre Laurent et le chef de file des communistes parisiens, Ian Brossat,  ayant l’intention d’utiliser le logo FdG sur les affiches d’Anne Hildago ! Le PCF ne se contente pas de quitter un camp pour en honorer un autre. Il feint d’agir au nom de l’ensemble de ses alliés alors qu’il ne représente qu’une partie du groupe !

Laisser passer l’orage ou créer un nouveau parti ?


Cette stratégie dans la capitale de la France risque d’être fatale à l’ensemble du FdG. Que vont faire en effet les militants qui ne partagent pas ce choix ou les électeurs de gauche qui devront choisir entre deux visions du FdG ?

La dernière note sur le blog de Jean-Luc Mélenchon donne une première réponse : « Pour qui sonne le glas ? ». JLM se rassure en indiquant que ce glas là ne sonne pas pour lui. Une des raisons de ce relatif optimisme est le vote des militants communistes de Lyon en faveur de l’autonomie par rapport au PS dès le premier tour. Sur Facebook notamment, cette nouvelle a été accueillie avec joie. Malheureusement, dès le lendemain, on apprenait que 8 élus communistes sortants sur 12 refusaient le vote des militants…

Ne plus parler de l’incident parisien et entrer en campagne ardemment pour obtenir les meilleurs résultats possibles, Jean-Luc Mélenchon a, semble-t-il, choisit cette dernière solution pour les mois qui viennent. Il appelle à la loi des urnes pour régler cette affaire et demande en fin de compte aux électeurs de choisir entre Pierre Laurent et lui-même. 

Danielle Simonnet, chef de file du PG à Paris et les autres participants du FdG se veulent aussi rassurants sur l’avenir du Front de Gauche. «Dans nombre de capitales régionales, il y a des listes du FG», citant notamment Lille, Strasbourg, Grenoble. «Majoritairement sur le territoire français, nous allons avoir un FdG rassemblé en opposition aux listes gouvernementales».

«C’est plutôt des cas d’exception que la majorité de la situation nationale. On est plutôt optimistes sur l’avenir du FdG», a renchéri Roland Mérieux. «Il y a une crise du FdG à Paris  mais elle est limitée. Rien de tout cela ne signifie qu’il y ait une rupture acquise du FdG», a ajouté Laurent Lévy, de la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique.

En fait, Jean-Luc Mélenchon et le PG ont beaucoup de mal à sortir de l’ambiguïté et reconnaître que depuis les débuts du FdG, le PCF se sert plutôt de celui-ci pour maintenir ses scores électoraux et conforter la situation de ses élus plutôt que d’oeuvrer à une véritable alternative à la politique néo-libérale du PS et de ses alliés. La perspective du renouvellement de son poste de député européen sur des listes FdG avec le PCF va sans doute le conduire à avaler cette nouvelle couleuvre parisienne…

D’autres militants du FdG sont eux en faveur de la création d’un nouveau parti ou une nouvelle coalition sans le PCF et ce le plus rapidement possible. Créer un nouveau parti clairement anti-libéral avec une nouvelle appellation aurait aussi un autre avantage en faisant disparaître la myriade des petites organisations, qui aux côtés du PC et du PG, sont membres du FdG.

Si les choses restaient en l’état, comment vont se croiser dans les villes, les anciens alliés, désormais ennemis ? S’étriper lors des municipales et ensuite redevenir amis pour les Européennes ? En attendant que les élections municipales  soient passées et en préparant dans la foulée les élections européennes, le FdG risque de sortir au final en lambeaux avec une stratégie incompréhensible pour les électeurs, faux FdG et vrai FdG noyés dans la même confusion, la droite et l’extrême droite emportant le morceau… 

D’une manière générale au plan national, le choix opportuniste, ville par ville, fait par le PCF est à peu près le même que celui fait hier pour les Régionales et les cantonales : un choix «à la carte» en fonction de la configuration électorale de chaque territoire et destiné à sauvegarder le plus grand nombre de ses élus.

Dans un cas (listes du FdG), le PC risque de perdre des élus, ne serait-ce parce que les places éligibles doivent être partagées avec les autres formations constituant le FdG. Ce n'est pas rien puisque économiquement, le PC est en très grande difficulté sans la manne de ses élus de terrain.

Dans l’autre cas (listes PC/PS au premier tour), le parti de Pierre Laurent peut espérer garder nombre de ses élus, avec l'argument de pouvoir influencer les décisions des majorités de gauche, bien que jusqu'ici, cela n’ait joué qu'à la marge et sur des sujets annexes sans grande importance.

Mais en jouant sur les deux tableaux, le PCF rebute tout à la fois ses électeurs, le PG et les autres composantes du FdG, le PS et décrédibilise  la tentative de construction d’une autre gauche qui risque ainsi de plafonner longtemps à moins de 10 % de l’électorat…


 
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18 octobre 2012

30 ème anniversaire de la mort de Pierre Mendès France

PMF est le surnom commun de Pierre Mendès France (1907-1982), homme politique français

Le 18 octobre 1982 mourait Pierre Mendès France. En concevant la République comme un combat historique et démocratique et non comme un pouvoir à conserver ou à isoler de la société, PMF, comme Jaurès, a toujours sauvé en quelque sorte l’honneur de la gauche.
 
Il a laissé, en une phrase, un véritable testament aux générations futures : «Ceux qui veulent conjuguer l’égalité et la liberté, construire le socialisme à visage humain, doivent toujours mettre et remettre au premier plan le souci et l’exigence de la démocratie politique»…


Dès 9 juillet 1936, PMF fait déjà entendre une autre voix. La gauche (PCF compris) s'abstenant lors du vote à propos de la participation française aux Jeux olympiques de Berlin, organisés par le régime nazi, il est le seul député de gauche à voter contre, soutenant ainsi les Olympiades populaires organisées par le Front populaire espagnol.

PMF élabore ensuite avec le directeur de cabinet de Léon Blum, Georges Boris, un projet de réforme économique audacieux, axé sur le contrôle des actifs et sur le soutien à l'investissement dont l'exposé des motifs se réclame pour la première fois en France de préceptes keynésiens.
En décembre 1936, PMF organise les premières élections au suffrage universel complet (avec les femmes) à Louviers dans l’Eure où il était maire. Six conseillères adjointes furent élues, jusqu’à ce que le gouvernement Vichy mette brutalement fin à l’expérience. Il faudra attendre huit ans pour que les femmes puissent finalement voter. 
Après une première tentative infructueuse pour former un gouvernement, PMF est finalement investi président du Conseil avec une forte majorité le 18 juin 1954, quelques semaines après la défaite française à la bataille de Dien Bien Phu, pour faire la paix en Indochine. Il ne dirigera le Gouvernement que pendant sept mois et demi (jusqu’au 5 février 1955), mais son passage aux affaires sera l'un des temps forts de l'histoire institutionnelle de la quatrième République.
PMF avait promis de faire cesser la guerre en Indochine et le 20 juillet 1954, il signait l’accord de paix de Genève mettant fin au conflit. Après son départ du pouvoir en 1955 puis la chute du gouvernement Edgar Faure en janvier 1956, la SFIO de l’époque et Guy Mollet allaient commencer une autre guerre en Algérie...
Ses idées et ses discours ont toujours été particulièrement marquants et prémonitoires dans plusieurs domaines importants comme les conditions de mise en œuvre des réformes, les institutions, la fiscalité ou la construction de l’Europe.
 

Les institutions de la 5ème République

 
Opposé aux conditions dans lesquelles le général de Gaulle prend le pouvoir en 1958, il mène vigoureusement campagne pour le Non au référendum du 28 septembre 1958, qui se soldera malheureusement par l'adoption du projet et la rapide promulgation de la Constitution du 4 octobre 1958, à caractère monarchique accordant trop de pouvoir à un seul homme en la personne du président de la République.
 
"Ce n'est pas parce que je me suis élevé contre le désordre et l'impuissance et la stérilité de la IVe République que je vais me ruer dans l'extrême opposé, c'est-à-dire, dans un système où tous les pouvoirs seront donnés à seul homme. Je prétends qu'il n'est pas vrai, contrairement à ce qu'affirme la propagande officielle, que nous n'ayons le choix qu'entre, d'une part un parlementarisme dévoyé, désordonné, impuissant comme celui que nous avons eu pendant un temps ; et d'autre part, la monarchie absolue comme nous l'avons aujourd'hui !" (La République Moderne, 1962). 
 
Pierre Mendes France aura toujours considéré que la question institutionnelle était partie intégrante de la question sociale : 
 
"Je mets au défi quelque homme politique que ce soit d'entreprendre demain une authentique démocratisation de l'enseignement, de modifier la répartition du revenu national au profit des classes défavorisées, d'assurer le contrôle par la puissance publique des positions dominantes de l'économie, d'assurer désormais le respect des libertés fondamentales et des droits de l'Homme (...) si les problèmes institutionnels n'ont pas reçu d'abord une solution correcte. Autrement dit, si l'on n'a pas fait choix des leviers qu'il conviendra d'employer"  (La République Moderne, 1962). 
 
Son hostilité constante aux institutions de la 5ème République voulues par le général, maintenues par la gauche au pouvoir et François Mitterrand, l’a finalement conduit, dans la seconde partie de sa vie, à un certain retrait de la vie politique.
 

La mise en œuvre des réformes

 
Concernant les réformes à faire, il réaffirmait notamment au moment de la victoire de la gauche en 1981, le principe selon lequel si les réformes nécessaires au pays ne sont pas engagées dans les six premiers mois qui suivent l'arrivée au pouvoir d'un nouveau gouvernement, elles ne se font jamais.
 
La rareté de vraies réformes administratives, économiques et sociales depuis plusieurs décennies démontre bien la véracité de ses propos.

Et aujourd’hui, on a déjà un petit aperçu du bien fondé de cette affirmation quand on voit François Hollande ou Jean-Marc Ayrault renvoyer à plus tard certaines réformes fondamentales concernant les institutions (proportionnelle, réforme du Sénat, réduction du nombre des échelons administratifs, reconnaissance du vote blanc, 6ème République, etc.), la fiscalité (rétablissement d’une véritable progressivité de l’IR, changement de l’assiette des cotisations de SS, réforme de la fiscalité locale, réduction drastique des niches fiscales, etc.) ou la marche vers l’Europe sociale…

La fiscalité

A propos de la fiscalité, sujet de discussion sensible actuellement, PMF s'inquiétait déjà de la part grandissante de la fiscalité indirecte qu'il convenait de réduire car elle risquait d'entraîner une paupérisation grandissante des salariés.
Cette prévision s’est avérée malheureusement juste avec une pauvreté de masse qui touche aujourd’hui plus de 8 millions de personnes et un budget de l’Etat alimenté à près de 65% par les impôts indirects (TVA, TIPP, taxe d'habitation, taxe foncière, franchises médicales, forfaits hospitaliers, taxes diverses, etc.).  Un record qui fait de notre pays l’un des plus inégalitaires du monde avec seulement 19% des recettes budgétaires de l'Etat alimentées par l’impôt sur le revenu et 16% par l'impôt sur les sociétés ! 
Et cette particularité du budget en France ne choque pas beaucoup les partis traditionnels de gauche ou de droite qui parlent volontiers de stabilité ou de baisse des impôts sur le revenu mais en oubliant de dire que ces derniers ne sont pas les principaux impôts aujourd'hui…
Modifier le rapport entre fiscalité directe et indirecte est donc une réforme essentielle à engager, d'autant plus que les impôts indirects sont particulièrement injustes car ils touchent de la même manière les personnes les plus aisées comme les plus modestes et que l'Etat transfère de plus en plus de compétences aux collectivités territoriales, sans assurer parallèlement tous les financements correspondants.

L’Europe

Le 18 janvier 1957, quelques mois avant la signature des traités de Rome le 25 mars 1987 (CEE et Euratom), PMF exprimait, dans un discours resté célèbre à l'Assemblée nationale, ses doutes sur un marché commun où les pouvoirs de la démocratie sont délégués à une autorité extérieure non élue. 

Il prend position contre la ratification de ces traités en juillet 1957 en raison notamment de l'absence de l'Angleterre, du poids excessif des grandes sociétés capitalistes et du fait que  ces textes ne traitaient que l’aspect économique de la politique européenne et laissait de côté (déjà…) l'harmonisation fiscale et sociale en Europe :
« Le projet du marché commun, tel qu’il nous est présenté, est basé sur le libéralisme classique du XIXe siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes.

[...] L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique, au sens le plus large du mot, nationale et internationale ».

Qui se souvient encore aujourd'hui de ce discours ? Pas grand monde ! Et plus de 50 ans après la signature du traité de Rome, de nombreuses personnalités politiques, souvent de gauche, ayant voté Oui au traité de Maastricht en 1992 ou au Traité Constitutionnel Européen en 2005 ont le culot de se réclamer de PMF et  continuent à nous expliquer que l’harmonisation sociale, fiscale, la fin des paradis fiscaux en Europe, etc., c’est pour demain… 

Pour mener une action politique efficace ou pour engager de vraies réformes, il ne suffit pas d'avoir de bonnes intentions, il faut encore un projet clair et surtout la volonté et le courage de le mettre en œuvre…



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20 septembre 2011

Quel candidat choisir à la primaire socialiste ?

La rose au poing est l'emblème du PS
Les militants et sympathisants socialistes et radicaux de gauche sont invités à désigner les 9 et 16 octobre leur candidat commun à la présidentielle de 2012 parmi six candidats : Martine Aubry, Ségolène Royal, François Hollande, Arnaud Montebourg, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet. 
 
Si bon nombre d’électeurs de gauche se disent favorables à ce processus, d’autres y voient, au contraire, l’importation du modèle américain avec toutes ses dérives. 

Mais qu’on le regrette ou non, cette consultation inédite constitue une première politique en France. Cela débouchera-t-il sur une puissante dynamique en faveur du PS ? En tout cas, au vu des critiques rageuses de l’UMP, on est tenté d’y voir plutôt une formule qui présente certes des inconvénients mais aussi quelques bénéfices pouvant contribuer à rénover la gauche…

Petit tour d’horizon des candidat-e-s en commençant par les dames…

24 juillet 2011

Présidentielle 2012 : la gauche aurait tout intérêt à partir unie dès le premier tour...

Election du président de la République
Comme le disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter la prochaine élection présidentielle, il est préférable qu’elle parte unie au combat dès le premier tour.

En effet, croire qu’un candidat de gauche sera automatiquement présent au second tour avec une dispersion importante des voix au premier entre les différents partis, PS, Verts, FdG, voire le MRC, sans compter trois candidats trotskystes comme à l’accoutumée, est un pari dangereux. Mais c'est d’abord une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la fiabilité… 

17 mai 2011

No, we kahn't


Dominique Strauss-Kahn est né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine
Avec cette affaire new-yorkaise pour agression sexuelle et séquestration d’une femme de ménage dans une chambre d'hôtel Sofitel, DSK aura réussi l’exploit de faire en sorte que tous les médias fassent un rappel historique de toutes les casseroles qu'il traîne depuis belle lurette.

La liaison avec une économiste hongroise, Piroska Nagy, au début de son mandat au FMI, l’accusation d'agression sexuelle envers la journaliste Tristane Banon en 2002, le témoignage d'Aurélie Filippetti d'une tentative de drague "très lourde, très appuyée" de son camarade de parti, la rémunération de sa secrétaire payée en Suisse par le groupe pétrolier Elf-Aquitaine, l’affaire de la MNEF, la disparition «inexpliquée» de la cassette Méry dans son ancien bureau du Ministère de l’Economie et des Finances s'ajoutent à des erreurs graves de communication pour un candidat à la Présidence de la République : fréquentation de quelques clubs libertins chics de Paris comme le restaurant échangiste "Les Chandelles", ballade en Porsche à 105 000 €, costumes hors de prix, cuisine intégrée de 125 000 € à Washington...

Qu’il sorte blanchi ou pas de ce nouveau faux pas ne changera plus grand chose à sa situation personnelle ébranlée définitivement par cet amoncellement d’affaires douteuses. DSK a semble-t-il perdu le contrôle à un moment décisif pour sa carrière et à quelques semaines des primaires du Parti socialiste dont il était le favori.

Et l’on peut se demander si ce n’est pas finalement une chance pour la gauche en vue de l’élection présidentielle 2012 dans la mesure où le PS a tout intérêt à ne pas être représenté par une personnalité de l’establishment financier qui n’a jamais défendu une vraie solution alternative au système actuel…

11 mars 2011

Cantonales 2011 : les écarts du PCF avec la stratégie du Front de Gauche…

Les élections cantonales de 2011 ont lieu les 20 et 27 mars 20111 afin d'élire les conseillers généraux de la moitié des cantons français
Si dans une majorité de cantons, le PC et le PG iront à la bataille sous l’égide du Front de gauche, le PC présentera ici ou là des candidats sous une étiquette particulière comme celle de «gauche rassemblée», autre appellation de feu la gauche plurielle. 

Fait surtout en fonction de la configuration électorale de chaque territoire, ce choix «à la carte» en quelque sorte est destiné avant tout à sauvegarder le plus grand nombre des 109 conseillers généraux communistes sortants. Mais il pose néanmoins le problème de l’ambiguïté de la stratégie du Front de Gauche…

5 décembre 2010

Claire Villiers restera dans nos mémoires


Claire Villiers était fondatrice d'Agir ensemble contre le chômage
Claire Villiers est morte le 3 décembre 2010, à l'âge de 59 ans. Elle avait un cancer depuis 15 ans, qui a fini par prendre sa vie malgré toute la rage qu'elle a mis à le tenir à distance, en continuant ses combats, en affirmant ses convictions, alors que l'ombre de la maladie s'étendait sur elle. 

Elle était une force de conviction, de courage, d’engagement humain réfléchi. Avec son souvenir, on ne peut faire qu’une chose : continuer le combat du mieux possible ! 

22 août 2010

Présidentielle 2012 : le scénario catastrophe pour la gauche…


Un séisme électoral
Un candidat socialiste (social-libéral), un candidat vert, un candidat communiste, plusieurs candidats trotskystes (trois comme à l’accoutumée…), Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Chevènement éventuellement présents, voire Paul Ariès pour les décroissants, voilà une palette possible de candidats de gauche en vue du premier tour de la prochaine élection présidentielle de 2012.

Dans ces conditions, au soir du second tour, dimanche 13 mai 2012, au journal de 20h, Laurence Ferrari risque fort d’annoncer la réélection de Nicolas Sarkozy avec 51, 52 ou 53% des voix, battant ainsi le favori des sondages, DSK.

Petit flash-back sur un scénario catastrophe qui a déjà commencé mais qui peut encore être évité si le directeur du FMI n’est pas le candidat du PS à la prochaine élection présidentielle…

28 mars 2010

Régionales : Nicolas près de la sortie mais Martine a-t-elle réellement gagné ?

carte des régions françaises
Pas besoin d’être politologue pour tirer la leçon essentielle du scrutin des dernières élections régionales : les Français ont infligé une sévère défaite à Nicolas Sarkozy.

Mais la lucidité nous oblige à voir que partout, toutes les forces en présence font moins de voix qu’aux dernières élections régionales et que le refus de vote est particulièrement fort dans les quartiers les plus populaires…

5 décembre 2009

Régionales 2010 : mais à quoi joue le Parti Communiste Français ?

Le siège du Parti communiste français est situé à Paris
Les conférences régionales du PC puis les adhérents communistes eux-mêmes se sont prononcés sur le type de liste qu’ils entendent présenter au premier tour des prochaines élections régionales.

Si dans la plupart des cas, le PC ira à la bataille sous l’égide de listes Front de gauche, dans cinq régions il fera cependant liste commune avec le PS dès le premier tour.

Un choix «à la carte» en quelque sorte, fait surtout en fonction de la configuration électorale de chaque territoire et destiné à sauvegarder le plus grand nombre de ses conseillers régionaux sortants…

6 octobre 2009

Le PS tirera-t-il les leçons du nouvel échec de la social-démocratie allemande ?


Le Bundestag est l’assemblée de la République fédérale allemande
Dès la soirée électorale des élections allemandes, bon nombre de journalistes, prenant les raccourcis habituels, ont déployé une certaine ingéniosité pour dire finalement que la CDU d’Angela Merkel avait fait un triomphe et que la défaite du SPD était celle de toute la gauche.

Il est certes indéniable que la droite allemande a obtenu une majorité au Bundestag, mais combien de téléspectateurs ou d’auditeurs auront deviné que le parti de la chancelière et le SPD ont fait l'un des pires résultats de leur histoire ? Et cela dans le contexte d’une abstention record de près de 30 %...

5 septembre 2009

Modernisation du PS : un mythe plus qu’une réalité…


La rose au poing
Organisation de primaires, non-cumul des mandats, alliance avec le MoDem, les sujets ayant occupé l’université d’été du PS à la Rochelle sont souvent présentés par leurs initiateurs comme une modernisation du PS. 

Mais une vraie modernisation, loin de se limiter à ces seuls sujets, consisterait d’abord à proposer des solutions alternatives au système actuel et à ne pas se limiter à des propositions cosmétiques, identiques bien souvent à celles de l’UMP…

11 juin 2009

Elections européennes : victoire en trompe l'oeil de l'UMP et déroute du PS sur fond d’abstention record


Quelque 388 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dans les 27 Etats européens. 

Le taux d'abstention qui continue d’augmenter depuis l'instauration du vote au suffrage universel en 1979, témoigne du désintérêt croissant des citoyens envers une institution qu'ils peinent à comprendre et qu'ils jugent éloignée de leurs préoccupations, même si les prérogatives du parlement se sont légèrement accrues ces dernières années.

Les européens ne croient plus à l'Europe et à son fonctionnement onéreux, privilégiant l’ultra-libéralisme et une commission dont les membres ne sont pas élus démocratiquement, creusant les inégalités entre pauvres de plus en plus pauvres et riches de plus en plus riches…

2 juin 2009

Elections européennes : et si Jaurès votait le 7 juin prochain…


Jean Jaurès est né à Castres (Tarn) le 3 septembre 1859
Il est toujours difficile de se mettre à la place de quelqu’un pour lui faire commenter l’actualité politique d’une période qu’il n’a pas connue. On connaissait déjà : le Général aurait dit, le Général aurait fait…, on connaissait encore Nicolas Sarkozy citant récemment Jean Jaurès !
 
Mais, pour qui aurait voté Jaurès aux élections européennes du 7 juin prochain s’il avait été encore de ce monde? Cet exercice de politique-fiction, est cependant plus facile à mettre en perspective qu’on pourrait le penser au premier abord…

30 décembre 2008

Meilleurs vœux pour 2009

2009
L’année 2008 s’achève et une autre commence. L’année 2009 sera rude pour le pouvoir d’achat avec les conséquences de la crise financière internationale et un plan de relance en trompe-l’œil. 

Sur le fond, les actions réellement entreprises apparaissent davantage dictées par la loi des gros intérêts proches du pouvoir que par le souci de l’intérêt général. La réponse à la crise économique est ainsi totalement déséquilibrée : les banques ont été aidées massivement sans aucune contrepartie pour les salariés. 

Trop de fausses réformes à usage seulement médiatique ne font pas une politique cohérente car elles ne vont pas à la source des problèmes. Ainsi, notre fiscalité, "réformée" par Nicolas Sarkozy, n' a jamais été autant au service des familles les plus aisées et continue de creuser des inégalités insupportables. Sans que personne ne s’en émeuve, la France bat également des records en matière de fiscalité indirecte qui représente plus de 80,5% des recettes de l’Etat !

D’une manière générale, il convient aujourd'hui de redonner du sens aux mots et de les abandonner s’ils ne correspondent plus à des réalités.

Socialiste ? Le contenu que lui donne le parti du même nom n’en fait plus une référence. Peut-on espérer le charger d’espérance pour l’avenir ? Malheureusement pas, en particulier depuis que le PS a mené campagne commune avec l’UMP pour le Oui au TCE en mai 2005 en osant placarder sur ses affiches électorales : «L’Europe sociale passe par le Oui» ! Aujourd'hui, depuis son abstention au plan de relance de Nicolas Sarkozy à l'assemblée nationale (François Hollande ayant même envisagé un moment de voter pour…) à son lamentable congrès de Reims, on croit rêver…

Communiste ? Les exterminations massives, les goulags, les procès truqués, Staline et compagnie, la satrapie de Mao Ze Dong, les folies khmères rouges ont mis de rudes coups à la belle utopie marxienne. Le mot ne constitue plus une boussole pour aujourd’hui.

Reste le mot Gauche. Une référence historique et éthique indispensable et un petit signe d’espoir en 2009 avec la création du Parti de gauche qui répond à la nécessité de redonner des perspectives à la Gauche car il est urgent d’apporter des réponses sérieuses et crédibles à la crise du capitalisme et à la catastrophe sociale, écologique et démocratique qu’elle entraîne.

Souhaitons qu'en 2009 apparaisse un front commun de toutes les forces du Non de gauche, capable de l'emporter face aux Ouiouistes de l’UMP et du PS, lors des prochaines élections européennes.

En attendant, encore un grand merci pour votre fidélité pour ce blog et mes meilleurs voeux pour 2009. Santé, évidemment, succès professionnels et personnels, amour et paix en cette période de tensions vives dans le monde et de crises profondes.

Albert





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7 novembre 2008

Après le résultat du vote des militants socialistes, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez quittent le PS

 
Jean-Luc Mélenchon.
Marc Dolez.
Le résultat du vote des militants socialistes est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du parti obtiennent près de 80% des suffrages; Ségolène Royal arrivant légèrement en tête (29,5%) devant Bertrand Delanoë (25,3%) et Martine Aubry (24,6%).

Ce résultat est sans ambiguïté malgré le score honorable, environ 19%, de la gauche du parti animée par Benoît Hamon mais qui n'y change malheureusement rien...



Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l'ont largement emporté alors qu’elles conduisent partout à l’échec en Europe. Elles avalisent notamment le OUI au TCE le 29 mai 2005, l’Europe du traité de Lisbonne ou l’abstention récente du PS face au plan de soutien aux banques proposé par Nicolas Sarkozy…
 
Ce vote cautionne indirectement aussi les déclarations ou les actes de plusieurs membres éminents du PS :  
  • François Hollande pour avoir inventé les adhérents socialistes «soldés» à 20 € qui ont dénaturé en partie le débat politique à l'intérieur du PS et fait le lit de Ségolène Royal. 
  • Ségolène Royal pour sa proposition d'alliance avec le Centre et l'inauguration d'un nouveau type de meeting politique, à mi-chemin entre spectacle de show-biz et réunion télévangélique… 
  • Bertrand Delanoë pour son «libéral et socialiste» en pleine crise des subprimes… 
  • Lionel Jospin pour son programme qui n’était pas socialiste et son record inégalé de privatisations faites (200 milliards), loin devant Edouard Balladur (seulement 90 milliards…) 
  • Martine Aubry pour son passage aux 35 heures dans des conditions très discutables : seulement une partie des entreprises concernées, création de 5 SMIC différents, désorganisation de l'hôpital public, blocage ou faible augmentation des salaires (toujours inférieure au taux officiel de l'inflation...), flexibilité accrue du travail, etc.
  • Dominique Strauss-Kahn, patron du FMI, organisme qui a organisé, planifié et parfois même imposé à la hussarde la déréglementation des systèmes financiers. Et en pleine crise financière, un DSK qui vient de proposer aux dirigeants américains, britanniques et français, ravis, la théorie des «nationalisations provisoires»...
  • sans oublier Pascal Lamy, directeur de l'OMC, institution internationale qui ruine et affame les pays du Sud. On frémit encore quand on se souvient qu'il était l'un des premier-ministrables (avec François Bayrou…) de Ségolène Royal.  
Tirant les conclusions du vote des militants intervenu dans la nuit du 6 au 7 novembre, le sénateur Jean-Luc Mélenchon (PRS) et le député Marc Dolez (FM) ont donc annoncé leur décision de quitter le Parti socialiste et leur intention de créer une "force nouvelle".

La voie est ainsi ouverte à la seule option possible dorénavant, qui est de marcher dans les pas d'Oskar Lafontaine, avec la création d’un vrai parti de gauche, socialiste et réformiste au vrai sens du terme (Die Linke, la gauche) en Allemagne.

Les deux parlementaires se sont déclarés favorables également à la formation d'un "front de gauche" pour les prochaines élections européennes de 2009 avec le Parti communiste et éventuellement le futur Nouveau parti anticapitaliste (NPA) que doit lancer le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot.

Jean-Luc Mélenchon a dit réfléchir pour savoir s'il rejoindrait ou non le groupe communiste et républicain de la haute assemblée. Marc Dolez a annoncé, quant à lui, qu'il allait rejoindre le groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC, Verts et divers gauche).

Bonne chance à tous les deux car la France et les Français ont bien besoin d'un parti socialiste de gauche…



 
Communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez

Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal l’emporte avec sa proposition d’alliance au centre. Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l'ont emporté alors qu’elles conduisent partout à l’échec. Elles avalisent l’Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l’abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Ce résultat est sans ambiguïté. Le score respectable de la gauche du parti n’y change rien malheureusement.

Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera l’orientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes. Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. Non ! Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d’une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l’initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d’action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l’écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l’a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d’engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d’un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d’un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu’une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l’avant.

Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l’Essonne
Marc Dolez, député du Nord


Pour la République sociale (PRS)
 
PRS est une association politique d'éducation populaire, fondée en mai 2004, ayant vocation à replacer les valeurs républicaines au cœur de l'union des gauches.

Ce n'est pas un courant du PS, puisqu'il fédère aussi des membres d'autres partis politiques (PCF, Verts, LCR, PRG, etc.)

PRS s'est fortement impliquée dans la campagne du Non au référendum sur la constitution européenne en 2005 au côté des collectifs unitaires pour le Non.



Forces Militantes (FM)
 
Rassemblés en assemblée générale le 31 janvier 2004 à Paris, les militants de «Forces Militantes» ont adopté leur «Manifeste fondateur» fruit de leur réflexion collective (plus de 150 pages de contributions écrites). Il résume simplement mais concrètement les valeurs et les idées qui animent les hommes et les femmes de «Forces Militantes»… pour que vive la Gauche !



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10 juillet 2008

Elections européennes 2009 : Appel pour la constitution de listes communes du Non de gauche


Il est l'organe parlementaire de l'Union européenne (UE)
Le 29 mai 2005, le peuple français a rejeté le TCE et une clameur a ébranlé toute l'Europe libérale. Depuis ce soir là, de nombreux citoyens de gauche, confortés par le tout récent NON irlandais au traité de Lisbonne, espèrent toujours voir émerger une vraie gauche pour contrecarrer le dogme du libéralisme économique qui fait de plus en plus de ravages dans notre pays.

Mais lors des prochaines élections européennes de juin 2009, aucune des formations politiques de gauche ayant défendu le NON ne sera en mesure d'obtenir le moindre siège au parlement européen si elle ne franchit pas la barre fatidique des 5 %.

C’est pourquoi, à un an de ces élections, une pétition est lancée pour que tous les acteurs politiques de gauche qui ont œuvré, main dans la main, contre le TCE essaient de présenter partout un front commun et des listes unitaires sans exclusive. C’est là une opportunité de concrétiser ce formidable NON de gauche au libéralisme mais aussi de dire un grand OUI à une Europe sociale…

10 mai 2008

Pour une autre alternative à gauche !

Quelle alternative ? Quel programme pour une autre société ?
 
Le prochain congrès socialiste confirmera sans aucun doute l’ancrage social-démocrate du PS, son adhésion à l’Europe du Traité de Lisbonne et ce malgré la nouvelle et récente défaite de la gauche en Italie qui n’a pu empêcher le retour aux affaires de Silvio Berlusconi.
 
Ce qui compte avant tout, semble-t-il, dorénavant au PS, c’est la “ligne de la gagne”, le déni de programme, l'esbroufe et la pub-politique qui permettent ainsi au vide de l'emporter sur le fond.
 
L’affrontement qui se prépare entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, deux candidats “libéraux ET socialistes”, n’oppose-t-il pas en fait deux anciens partisans du OUI au Traité Constitutionnel Européen (TCE), traité ultra-libéral par excellence sur le plan économique ?
 
Quant au PCF, il continue de se bercer de l'illusion de sa remontée électorale bien que son score ne cesse de diminuer depuis 1950. N'en déplaise aux nostalgiques de Maurice Thorez ou de Georges Marchais, l'avenir de l'hypothèse communiste n'est pas dans l'ancrage dans un passé définitivement révolu. Il y a un temps pour tout et aujourd'hui n'est plus le temps de la préservation mais bien celui de la construction d’une gauche nouvelle.
 
Après les congrès du PS et du PC auxquels il faudra ajouter celui de la LCR qui ambitionne de construire un nouveau parti anti-capitaliste (NPA) mais qui se révèle incapable de réunifier la famille trotskiste, éclatée en trois organisations rivales, que restera-t-il de la prise de conscience des acteurs qui, ici et là, dans les partis de gauche et dans les associations veulent tendre à unir une gauche véritable.
 
Politis lance un appel pour organiser l’alternative à gauche. 55 personnalités (artistes, intellectuels, responsables politiques, syndicaux et associatifs) se mobilisent pour la création d’un cadre permanent à l’intérieur duquel les forces de gauche sociale et écologiste pourraient mener le débat.