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28 août 2018

La France ne sait pas quoi faire de ses déchets nucléaires mais prend ceux des autres…

Nicolas Hulot a démissionné de son poste de ministre de la Transition écologique et solidaire, souffrant d'une indigestion de couleuvres avalées depuis son entrée au gouvernement le 17 mai 2017 :  
 
  • absence de toute transition énergétique, 
  • accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (Ceta),
  • accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Japon,  
  • centrale à biomasse de Meyreuil-en- Provence, 
  • compteurs communicants Linky,
  • développement des fermes-usines amplifiant la précarisation du monde paysan,
  • déversement des boues rouges dans le parc national des calanques,  
  • glyphosate, 
  • grand contournement ouest de Strasbourg, destructeur de terres agricoles,
  • hydrocarbures à partir d'huile de palme au profit de Total qui accroit la déforestation,  
  • liaison ferroviaire Lyon-Turin,
  • lobby élyséen de la chasse, 
  • lobby de la FNSEA, 
  • loi alimentation,
  • loi Egalim qui ignore la souffrance animale,
  • perturbateurs endocriniens,
  • projet "Eridan", gazoduc reliant les départements des Bouches-du-Rhône à la Drôme,
  • Projet "Erscia" de méga-scierie qui détruit la forêt du Morvan,
  • projet minier dit de la "Montagne d'or" qui détruit la forêt en Guyane,
  • etc.
 
Parmi les dernières couleuvres ingurgitées par le Ministre d'Etat figure un décret signé en plein été par Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Jean-Yves Le Drian et l’ambassadeur de France en Australie qui vient d’autoriser l’importation de 4 tonnes de plutonium et d’uranium australiens…

25 juillet 2018

L’étonnant silence médiatique autour de l'accord de libre-échange UE-Japon...

Drapeau du japonUn an après que l’Union européenne (EU) et le Japon soient parvenus à un accord de principe sur un accord de libre-échange, les dirigeants européens et japonais ont signé le 17 juillet dernier un accord présenté comme historique.
 
Mais à l'image des autres accords internationaux, c’est une nouvelle fuite en avant qui ne tire aucune leçon des risques que font courir de tels accords pour les droits des citoyens, la santé, l’alimentation, l’agriculture, l’environnement et d'une façon générale la démocratie en Europe… 

2 juin 2017

Accord de Paris : la décision de Donald Trump ne changera pas grand-chose à l’inconsistance de la COP 21…

La Conférence de Paris sur le climat a eu lieu du 30/11 au 12/12 2015 au Bourget
Après des semaines d’atermoiements, Donald Trump a finalement annoncé jeudi 1er juin que les Etats-Unis vont se retirer de l’Accord de Paris sur le climat.

Le président a abattu ses cartes en indiquant notamment que l’accord était trop coûteux pour les Etats-Unis et qu'il valait mieux en sortir pour protéger les intérêts des citoyens américains... 


16 février 2017

Le CETA contre l'emploi, l'agriculture et l'environnement

Le CETA est le traité établi entre le Canada d'une part, et l'Union européenne
Le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, s'est prononcé en faveur de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA), objet d'une vive contestation. 
Le texte devra encore être ratifié par l'ensemble des parlements nationaux et régionaux de l'UE mais curieusement 90 % de ce traité entrera en application provisoire à partir du 1er mars, sans approbation des Parlements des États membres…

26 juillet 2016

Ni TAFTA, ni CETA !

L'accord économique et commercial global (AECG) ou Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA), est le traité établi entre le Canada et l'Union européenne
Le Premier ministre, Manuel Valls, a laissé entendre récemment que le futur traité de libre-échange transatlantique encore en négociation, plus connu sous les noms de TAFTA ou TTIP (accord UE-USA) n’était pas satisfaisant et qu’il ne fallait donc pas le signer. 

Dans le même temps, le gouvernement ouvre la fenêtre en grand pour un autre accord transatlantique avec le Canada (CETA) qui est son frère jumeau…

2 août 2015

La voie de la sagesse en Grèce, c’est celle de la sortie de l’euro


Costas Lapavitsas est co-fondateur de Syriza, député au Parlement grec et professeur d’économie
Alexis Tsipras a-t-il trompé le peuple grec ? Pourquoi a-t-il fait un référendum qui n’a servi finalement à rien ? Est-il cohérent de dire que l'accord cadre, signé par lui-même le 13 juillet dernier à Bruxelles, est mauvais et n’aura aucun  effet ?

En fait, Alexis Tsipras a cru naïvement qu’il était possible de changer l’Europe de l’intérieur en s’appuyant sur le résultat du référendum pour faire pression sur la communauté européenne et l'Eurogroupe. Mais cette stratégie est largement crédule car elle ne prend pas en compte le poids écrasant des institutions européennes ou la règle de l’unanimité pour modifier tel ou tel traité. La volonté et la combativité ne suffissent pas dès lors que l’on est devant un mur infranchissable...

10 juin 2014

Traité de libre-échange transatlantique : les renards dansent autour du poulailler...


Hippolyte et ses amis
L’accord de partenariat transatlantique entre l’Europe et les Etats-Unis est en passe de s’imposer comme un sujet de premier plan dans le débat public mais la désinformation reste forte, les discussions tenues secrètes n’ayant été ébruitées que grâce à des fuites.

Normes de sécurité alimentaires, lois et régulations financières, politiques climatiques, protection de la confidentialité des données, autres politiques non commerciales, la grande majorité des citoyens continue d’être tenue dans l’ignorance de ce coup de force des lobbys, banques et autres multinationales avec la complicité des chefs d’états et de gouvernements européens…



Si l’on vous disait : « Un coup d’état est en cours en Europe », le croiriez- vous?

Si l’on vous disait : « Les normes sanitaires, sociales, environnementales, techniques et phytosanitaires seront désormais imposées par les multinationales », le croiriez- vous?

Si l’on vous disait : « Une commune, un département, une région, un état peuvent désormais être attaqués par une firme privée, sans contrôle public et sans procès démocratique », le croiriez- vous?

Si l’on vous disait : « Un état se réclamant de la démocratie négocie en secret des accords portant sur la totalité des biens et services publics », le croiriez- vous?

C’est pourtant ce que préparent les négociations secrètes en cours entre les Etats-Unis et l’UE, avec la bénédiction de la France !
 

Les déportés du libre échange

 
Le libre-échange est promu par pratiquement tous les gouvernements comme étant la panacée aux problèmes de l’économie car, selon le discours dominant, avec des échanges encore plus libres, moins de règlements, un État amaigri, etc., tout le monde serait gagnant…
 
Mais l’expérience de plus de vingt ans d’accords de libre-échange n’est pas reluisante : crise généralisée, taux de croissance anémiques, inégalités sociales accrues, dégradation de l’environnement, etc.
 
Le meilleur exemple est celui de  l’Accord de Libre Echange Nord-américain (ALENA), entré en vigueur le 1er janvier 1994, entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique et promettant un développement sans précédent des échanges commerciaux entre les trois pays, par l’accroissement du volume des exportations, dont les bénéfices allaient irriguer toute l’économie mexicaine. Seize ans plus tard, le constat est amer. L’ALENA, promesse d’un «bien-être général», a littéralement laminé l’agriculture mexicaine, et notamment les petits paysans (21% de la population active).
 
Il convient de rappeler aussi d’autres accords antérieurs comme l’accord multilatéral sur les Investissements (AMI) négocié depuis 1995, en secret, au sein de l’OCDE et qui avait échoué dès que l’opinion publique en avait pris connaissance ou la directive services appelée «directive Bolkestein», votée une première fois en 2003, mais qui fit, elle aussi, l’objet de vives protestations.
 
Aujourd’hui, ce nouvel accord de libre-échange transatlantique est un projet de longue date du Transatlantic Business Dialogue (TABD), connu sous le nom de Transatlantic Business Council (TBC). Le TBC s’est réuni en 1995 pour établir un dialogue officiel de haut niveau entre les chefs d’entreprise, les secrétaires de cabinets aux États-Unis et les commissaires européens. Il s’agit en fait d’éliminer ce qu’ils appellent les « irritants commerciaux », qui limitent la capacité à échanger tout produit entre les États-Unis et l’UE ou à opérer selon les mêmes règles dans les deux zones sans intervention des gouvernements.
 
Sont visées les politiques considérées comme les politiques fondamentales sur la sécurité alimentaire, environnementale, sanitaire ainsi que toutes les autres politiques qui composent le pacte social. La « convergence réglementaire » est le terme aseptisé utilisé pour imposer aux gouvernements l’obligation d’autoriser les produits et les services qui ne satisfont pas aux normes domestiques, selon un processus appelé « équivalence » et « reconnaissance mutuelle ».
 
Le but est clair : il s’agit d’éliminer ce qu’il y a de meilleur en termes de protection de l’environnement, de la santé et des consommateurs des deux côtés de l’Atlantique et de diminuer les contraintes que la puissance publique peut mettre en place pour réguler leurs activités. Ce qui est promu comme des règles « de haut niveau du 21e siècle » pour l’économie mondiale est en réalité un régime qui ferait reculer beaucoup des progrès obtenus par les mouvements sociaux au cours du 20e siècle.
 
L’adoption de ce traité de libre-échange conduirait aussi à l’ouverture des marchés publics en Europe aux entreprises des Etats-Unis. Les lobbies d'affaires risquent de s'en prendre alors à toutes mesures visant à privilégier les entreprises locales : les collectivités locales devront se plier aux accords et ne pourront plus lancer les appels d’offre aux conditions qui leur conviennent…
 
Les règles de l’accord seraient contraignantes et leur non-respect pourrait entraîner des sanctions. Le pacte donnerait aux transnationales étrangères des possibilités nouvelles de remettre directement en cause, devant des tribunaux extrajudiciaires, des politiques d’intérêt public et de réclamer des compensations financières dont la charge reposerait sur les contribuables. 
Face à la plus grande menace non militaire à laquelle la France n’ait jamais été confrontée, il convient aujourd’hui de mettre en place un encadrement beaucoup plus strict des activités des multinationales plutôt que se lancer dans une fuite en avant vers des accords de « libre-échange » visant à accroître la compétitivité mondiale et renforcer les libertés des firmes multinationales échappant au contrôle démocratique…

Et l’on croit rêver quand le Président de la République affirme, à  Washington dernièrement, qu’il convient d’aller encore plus vite pour mettre en œuvre le traité de libre échange transatlantique. Une déclaration ahurissante qui montre une nouvelle fois la naïveté politique de François Hollande face aux conséquences de la mondialisation libérale…



Lexique des différentes nominations du Grand Marché Transatlantique, voulues pour brouiller davantage la compréhension :

 
GMT : Grand Marché Transatlantique
TAFTA : Trans-Atlantic Free Trade Agreement
TTIP : Transatlantic Trade and Investment Partnership
PTCI, Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement
APT, Accord de Partenariat Transatlantique



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18 mars 2014

Pacte de responsabilité : les syndicats CFDT, CFTC et CFE-CGC main dans la main avec le Medef et le gouvernement

Le pacte de responsabilité et de solidarité est un ensemble de mesures annoncées par le président François Hollande lors de ses vœux aux Français le 31 décembre 2013
Depuis plusieurs années, certaines confédérations syndicales ont pris la fâcheuse habitude de signer des accords contractuels présentés comme des réformes utiles, des progrès sensibles, mais qui sont le plus souvent des changements se terminant par un recul des droits ou/et une baisse du pouvoir d’achat des salariés ou des retraités.

Si parapher des textes de compromis avec le patronat fait partie de la vie syndicale normale, lorsque cela améliore les conditions de travail ou de rémunération des salariés, il convient cependant de ne pas signer n’importe quoi…


On se souvient de la réforme Fillon sur les retraites du 21 août 2003, avalisée par trois organisations syndicales (CFDT, CFTC et CFE-CGC),  faisant preuve, pour le moins, d’une très grande naïveté. Cette réforme avait pour objectif d'assurer l'équilibre financier des régimes de retraite à l'horizon 2020 mais elle n’a pas du tout produit les effets escomptés et a même aggravé la situation des retraités avec notamment un allongement progressif de la durée d’assurance pour obtenir une pension à taux plein de 50%.

Plus récemment, le 11 janvier 2013, les mêmes organisations CFDT, CFTC et CFE-CGC signaient avec le Medef un accord « au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi ». Ces trois syndicats plutôt minoritaires ont ainsi donné un aval anticipé aux  réformes structurelles du marché du travail souhaités  par le patronat mais également imposées par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le FMI, notamment dans le Sud de l’Europe. Tout y était : baisse des salaires en cas de menace sur l’emploi, prédominance de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche et sur la loi, facilitation des mobilités forcées et des licenciements…

Le 13 mars 2013, CFDT, CFTC et FO signaient l’accord concernant les retraites complémentaires ARRCO et AGIRC qui prévoit d’indexer celles-ci, chaque année, d’un point de moins que le taux d’inflation. Un accord qui entérine, noir sur blanc, une nouvelle perte de pouvoir d’achat pour les retraités ! 

Et le 5 mars dernier, suite aux réunions paritaires relatives au Pacte de responsabilité, un "relevé de conclusions" produit par le Medef, la CGPME et l’UPA a été aussitôt signé par les trois confédérations CFDT, CFTC et CFE-CGC. A nouveau, on a entendu la même ritournelle syndicale « Il vaut mieux un accord a minima que rien » pour justifier leur a signature. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a même surenchéri en disant que c’était le plus grand accord contractuel signé depuis le programme du Conseil national de la Résistance ! 

Ce projet de pacte est d’abord un cadeau sans contrepartie au patronat qui passe des 20 milliards d'euros du CICE (Crédit d'impôt compétitivité et emploi)  à 35 milliards ! Que des syndicats acceptent régulièrement d’entrer dans une logique récessive est assez désespérant et ce n’est sans doute pas de cette façon que l’on inversera la courbe du taux de syndicalisation en France qui est tombée à 7 ou 8%. 

On parlait en d’autres temps de valets stipendiés…Y aurait-il des contreparties occultes à ces signatures ? On peut se poser la question ou alors, ces syndicats sont les idiots utiles du patronat car ce texte n’engage absolument à rien. Rien sur la sous-traitance, rien sur les personnels « détachés » selon la directive européenne de 1996, rien sur les CDD, sur la précarité, rien sur les stages sous-payés ou non payés, rien sur les salaires, rien sur l’augmentation des droits des salariés, etc.

La nouvelle stratégie patronale est de faire signer un texte vide prévoyant d’autres textes vides pour aller plus loin dans la décentralisation et notamment négocier entreprise par entreprise là où le rapport des forces est le plus défavorable aux salariés. 

Certes le texte prévoit d’ « ouvrir des discussions en vue d’aboutir à un accord, précisant des objectifs quantitatifs et qualitatifs en termes d’emploi » mais il est ajouté que « La réalisation des objectifs dépendra dans ce domaine de l’engagement de l’État et des Régions… Une concertation pourra être ouverte à ce titre… ». il est donc précisé par le Medef et les trois confédérations syndicales signataires que la réalisation concrète de cet accord ne dépend pas d’eux mais de la puissance publique, d’où une multitude de phrases creuses :

- le dialogue social « est un des éléments de méthode pour réussir le pacte de responsabilité » ;

- « il est demandé aux branches… dans un délai cohérent avec la trajectoire pluriannuelle du pacte de responsabilité… de prendre en compte la montée en compétences des salariés dans le cadre de leur négociation sur les classifications » ; 

- « Une méthodologie sur la compétitivité de la France… à l’intention des branches qui le souhaiteront » ;

- « la simplification et l’amélioration du fonctionnement des institutions représentatives du personnel (IRP)… et notamment la mise en œuvre de la base de données uniques » ;  Derrière cette phrase alambiquée, on devine que l’on va vers la diminution du nombre d’élections professionnelles, la fusion des délégués du personnel et du CE, l’élévation des seuils sociaux…

- « la prise en compte de l’exercice de responsabilités syndicales dans le parcours professionnel des salariés » ; Sans doute pour les syndicalistes qui se comportent bien avec le patronat…

« une concertation paritaire sur le financement de la protection sociale » ; A condition d’accepter le processus de suppression par étapes des cotisations sociales et de la baisse des prestations…

- « un développement d’une fiscalité incitative sur l’intéressement et la participation » ; A la place de l’augmentation du salaire, direct ou socialisé, voilà des ersatz de salaire différé sur lesquels aucune cotisation n’est perçue et qui diminuent les impôts des entreprises...
- « Une concertation sur le logement » ;  Sans autre précision !

- l’attachement à « la politique familiale du pays »… quelle que soit l’évolution du mode de financement de la branche famille de la sécurité sociale » ; On supprime  35 milliards d'euros de cotisations sociales sans savoir par quoi on va les remplacer, le gouvernement préparant sans aucun doute un niveau de baisse des dépenses publiques  jamais réalisée à ce jour, tant de la puissance publique que de la protection sociale et de l’ensemble des collectivités locales (baisse des dotations), … 

Face aux graves dangers que présente cet accord, il est primordial d’informer tous les salariés, chômeurs, retraités de son contenu précis et d’intervenir auprès du parlement pour qu’il ne s’engage pas dans la voie de ratification d’un pareil texte. Et il est du devoir du syndicalisme revendicatif, de la vraie gauche, des associations d’éducation populaire, de prendre des initiatives pour expliquer, sous la forme de lectures-débats, par exemple, que ce texte « historique » est en fait une grande arnaque…
 


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15 février 2014

Le Grand Marché Transatlantique ou l’extraordinaire naïveté de François Hollande…

L'accord commercial US-UE
"François" et "Barack" sont les meilleurs amis du monde. S'appelant par leur prénom, ils se sont attachés, tout au long de la visite d’Etat à Washington, à souligner l'alliance ancienne et durable entre les deux pays. 

Une entente qui a même permis de passer l'éponge sur la question des écoutes de la NSA après les révélations sur le programme d'espionnage américain par Edward Snowden.

La confiance mutuelle a été "restaurée", selon François Hollande. "Faisons plus de choses ensemble", s'est écrié Barack Obama. Parmi celles-ci, il y a notamment le Grand Marché Transatlantique mais qui n'est rien d'autre que la mainmise des multinationales américaines sur le continent européen…


A Washington, le président de la République a assuré vouloir aller vite pour mettre en œuvre le traité de libre échange transatlantique. Une déclaration plutôt curieuse car les conditions dans lesquelles les négociations ont été lancées entre l’Europe et les Etats-Unis, sans publicité ni débat préalable, auraient mérité de suspendre toutes les discussions en cours. Il est vrai que dans un autre domaine aussi, celui d’une intervention militaire éventuelle en Syrie, on avait déjà vu un François Hollande plus impatient que Barack  Obama lui-même !  

Ce projet d'accord pose des questions d’ordre démocratique, politique, éthique et social qui ne sont pas sans rappeler d’autres accords antérieurs comme l’accord multilatéral sur les Investissements (AMI) négocié depuis 1995, en secret, au sein de l’OCDE et qui avait échoué dès que l’opinion publique en avait pris connaissance ou la directive services appelée aussi «directive Bolkestein», votée une première fois en 2003, mais qui fit, elle aussi, l’objet de vives protestations.
Selon le credo officiel, si les barrières non tarifaires au commerce tombent, l’expansion des affaires qui en résulterait serait tout bénéfice pour les entreprises et les consommateurs, tout en protégeant nos industries face à leurs concurrents étrangers. Mais l’actualité dément avec une intensité croissante les bienfaits à attendre du «libre-échange»…

Outre le fait de vouloir nous faire manger des OGM, du poulet javellisé ou du saumon transgénique, les multinationales ont surtout gagné le droit de mettre en concurrence les législations sociales et fiscales des différents pays. Elles ont abusé de la situation pour obtenir des rabais fiscaux et se mettre en quête de zones de production à bas salaires. Dans leur soif de délocalisations, elles ont fait croître le chômage, précarisé l’emploi restant et aggravé l’ampleur du problème climatique, vu les milliers de kilomètres de transport que les entreprises font parcourir à leurs produits.

Aujourd’hui, si cette négociation aboutit, le traité qui en résultera provoquera un bouleversement total du modèle de société qui prévaut dans les nations européennes. Ces négociations ont commencé sans que les peuples d’Europe aient donné à leur gouvernement le moindre mandat pour procéder à un tel bouleversement, à un reniement de nos valeurs fondamentales et des orientations profondes auxquelles nous sommes attachés.

Face à la plus grande menace non militaire à laquelle la France n’ait jamais été confrontée, il convient surtout de renforcer les politiques de solidarité et de mettre en place un encadrement beaucoup plus strict des activités des multinationales plutôt que se lancer dans une fuite en avant vers des accords de « libre-échange » visant à accroître la compétitivité mondiale et renforcer les libertés des firmes multinationales échappant au contrôle démocratique…


Le Docteur en Science Politique, Raoul Marc Jennar explique clairement la génèse de ce traité discuté dans le plus grand secret avec la complicité des dirigeants et membres de la commission Européenne.

Dans une première conférence, le docteur Jennar explique l’histoire et le fonctionnement de l’OMC.







Dans une seconde partie de la conférence, il rentre dans le détail de l’accord GMT et les impacts pour les Français et tous les Européens.





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16 janvier 2013

Accord sur la réforme du marché du travail : une grave régression des droits sociaux des salariés…


Un contrat est un accord de volonté en vue de créer une ou des obligations juridiques
En signant avec le Medef un accord « au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi », trois syndicats minoritaires (CFDT, CFTC et CFE-CGC) ont donné un aval anticipé aux  réformes structurelles du marché du travail souhaités  par le patronat mais également imposées par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le FMI, notamment dans le Sud de l’Europe.

Tout y est : baisse des salaires en cas de menace sur l’emploi, prédominance de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche et sur la loi, facilitation des mobilités forcées et des licenciements…


Cet accord ressemble étrangement à celui intervenu à propos de la réforme Fillon du 21 août 2003 sur les retraites, avalisée par ces mêmes organisations syndicales qui croyaient naïvement que ce texte pouvait assurer l'équilibre financier des régimes de retraite à l'horizon 2020 mais qui n’a bien sûr pas produit les effets escomptés. Par leur signature, ces trois confédérations syndicales avaient alors aggravé la situation des futurs retraités en avalisant un allongement progressif au-delà de 40 ans de la durée d’assurance pour obtenir une pension à taux plein. 

Aujourd’hui, à nouveau, la CFDT, CFTC et CFE-CGC pensent candidement que l'accord sur la réforme du marché du travail, signé le 11 janvier dernier, protégera les salariés dans la tourmente de la crise économique alors qu’il confirme avant tout la possibilité, déjà adoptée par la majorité UMP précédente, d’accords d’entreprise dits de « maintien dans l’emploi », avec une baisse des salaires, en cas de « graves difficultés conjoncturelles ».

Les salariés qui refuseraient la baisse de salaire seraient licenciés pour « motif personnel », exonérant l’entreprise de toute obligation de reclassement. De même, tout salarié qui refuserait un changement de poste ou une mutation géographique pourra être licencié pour « motif personnel », dès lors que l’entreprise a signé un accord sur la mobilité.

La « sécurisation des licenciements » tant souhaitée par le Medef se traduit aussi dans l’accord par une réduction des délais de contestation des plans sociaux et des licenciements, ainsi que par une priorité donnée à la conciliation prudhommale, avec des indemnités minimes dont l’acceptation par le salarié interdit ensuite toute poursuite judiciaire.

Plus profondément encore, l’accord du 11 janvier dynamite toute la législation sur les plans sociaux : un accord d’entreprise peut prévoir une procédure totalement différente de celle prévue par la loi. Et s’il ne parvient pas à obtenir la signature des syndicats, l’employeur peut déposer son plan social à l’Inspection du travail, qui doit motiver un éventuel refus dans un délai de 2 à 4 mois.

En guise de contreparties, l’accord prévoit essentiellement un renchérissement limité des CDD de très courte durée (moins d’un mois), la généralisation de la complémentaire santé pour les salariés des PME et une majoration de 10% pour les  heures complémentaires des salariés à temps partiel. Des avancées qui seraient appréciables si elles n’étaient pas payées aussi cher...

La France et l’Europe s’enfoncent dans une grave récession, provoquée par les politiques d’austérité et la frilosité des banques qui réduisent leurs crédits pour préserver leur bilan.

Les brèches ouvertes par l’accord du 11 janvier ne vont certainement pas « accélérer la création d’emploi » comme l’annonce le gouvernement de Jean-Marc Ayrault ; elles vont plutôt faciliter les licenciements qui s’annoncent et accélérer la montée du chômage. Le Wall Street Journal félicite d’ailleurs les patrons français d’avoir « gagné une nouvelle flexibilité », c’est tout dire…

Face aux graves dangers que présente cet accord, il est primordial d’informer tous les salariés ou futurs salariés de son contenu précis et d’intervenir auprès du parlement qui doit jouer tout son rôle et ne pas s’engager dans la voie de ratification d’un pareil texte.

Rien n’aboutira avant mai 2013 (le temps des ratifications, du conseil d’état, du conseil des ministres, des deux assemblées et des recours éventuels). Il y a donc encore un peu de temps pour s’opposer à cet accord car l’encensement des « bienfaits » de ce texte par les médias notamment ne pourra pas durer éternellement…


Sur le plan européen, les nombreuses forces syndicales et associatives européennes engagées dans le processus d’Altersommet se réuniront début juin à Athènes en vue d’affirmer haut et fort que d’autres alternatives à la crise sont possibles.

Attac France




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21 avril 2011

Quand les Islandais disent Non, c’est Non !


L'Islande est une république dont la Constitution a été adoptée en 1944
Les Islandais ont refusé le 9 avril dernier, à près de 60%, de payer pour assumer les erreurs de ceux qui ont conduit leur pays dans un abîme financier.  
 
Ils ont une nouvelle fois repoussé par référendum l’accord Icesave, qui prévoit que l’État indemnise les centaines de milliers d’épargnants britanniques et néerlandais ayant perdu de l’argent lors de la faillite de cette banque en ligne en 2008…

22 février 2011

Soutien au président islandais Olafur Ragnar Grimsson


Ólafur Ragnar Grímsson est né à Ísafjörður le 14 mai 1943
Alors que le gouvernement islandais avait voté un plan de remboursement de la dette, le président de la République, comme en janvier 2010, a décidé de soumettre la ratification de cet accord à référendum. 

Les Islandais seront donc appelés de nouveau à se prononcer sur l'accord voté par leur parlement pour mettre fin au conflit qui les oppose au Royaume-Uni et aux Pays-Bas concernant l'indemnisation des clients de la banque islandaise ICESAVE qui a fait faillite en 2008. Un an après avoir rejeté par une très large majorité de 93% le premier compromis trouvé entre les trois états.

Notre amie Susan George a rédigé un modèle de lettre de soutien que chacun d'entre nous peut signer et envoyer. C'est tellement rare de pouvoir féliciter un président de la République…



26 novembre 2009

Sommet de Copenhague sur le climat : ni effet de serre, ni nucléaire !

Un iceberg est un bloc de glace d'eau douce
Le changement climatique et ses conséquences sont aujourd’hui incontestables. En décembre prochain, au sommet de Copenhague, les dirigeants du monde entier devront parvenir à un nouvel accord sur le climat visant une diminution de 40% des gaz à effet de serre d’ici 2020 et de 85% en 2050, par rapport à 1990.

C’est en effet ce qui serait nécessaire pour éviter la catastrophe climatique selon les travaux des chercheurs du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat)…