7 avril 2020

Un film pour sauver les barrages hydroélectriques dans la tempête !

Electricité hydraulique
Construits dans les années d’après-guerre et financés par les impôts de nos parents et grands-parents, les barrages hydroélectriques constituent la deuxième source d'énergie après le nucléaire et produisent chaque année 12,5 % de l’électricité totale.

Mais au nom du principe de la “ concurrence libre et non faussée ”, la Commission européenne, entend s’attaquer à l’ensemble des monopoles publics et après avoir remis en question les monopoles de France Télécom, GDF, Air France, La Poste et la SNCF, elle entend ouvrir à la concurrence le marché de la production d’électricité hydraulique… 



La Commission européenne a mis en demeure la France pour qu'elle ouvre à la concurrence au moins un tiers de ses grands barrages hydrauliques, gérés jusque-là par EDF. La Commission agit au titre de l’article 106 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) : « En vertu de l’article 106 du TFUE, les Etats membres sont tenus de veiller, en ce qui concerne les entreprises publiques et celles auxquelles ils accordent des droits spéciaux ou exclusifs, à n’édicter et à ne maintenir aucune mesure contraire aux règles des traités, et notamment aux règles de concurrence ».

Cette question des barrages hydrauliques n'est en fait que la partie émergée de l'iceberg électrique européen. Depuis plus de 20 ans, l'Europe libéralise tout le secteur de l'électricité et introduit de la concurrence partout où cela est possible. La commission de Bruxelles, pourtant alertée par de nombreux exemples négatifs sur les prix et la stabilité du réseau électrique, continue d'étendre sa vague de libéralisation.

L'enjeu des barrages, c’est plus de 7 milliards de mètres cubes d’eau qui jouent un rôle crucial pour la production d’énergie renouvelable, l’agriculture ou encore le refroidissement des centrales nucléaires.

De nombreuses multinationales candidates à la reprise des concessions sont déjà dans les starting-blocks : le français Total mais aussi l’italien Enel, l'allemand E.ON, le norvégien Statkraft ou encore le suisse Alpiq. Toutes veulent mettre la main sur ce pactole hydraulique et disposer de la production stratégique française.

De nombreuses personnalités politiques, syndicats, économistes, ingénieurs, ont tenté de faire barrage à cette ouverture à la concurrence des concessions. Des rapports sérieux et argumentés ont montré toutes les conséquences négatives, à la fois sur les prix et sur le multi-usage de l'eau. Mais alors que l'Allemagne ou la Slovénie par exemple ont refusé le diktat de l'UE, Emmanuel Macron accepte et se soumet. 

Dans les rails de son tuteur François Hollande, le président de la République continue ainsi la vente à la découpe de la France. Et comme pour les autoroutes en son temps, les barrages hydroélectriques risquent de devenir une nouvelle poule aux œufs d'or pour les lobbys privés investisseurs... 



Quels sont les enjeux de cette ouverture à la concurrence ? Qu'avons-nous à y gagner et qu'avons-nous à y perdre ?

Un long métrage documentaire, qui a demandé plus de 9 mois de travail, montre en quoi l'hydroélectricité se place comme le véritable poumon du système et pourquoi les acteurs privés convoitent tant les concessions françaises. 






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Photo Creative Commons 



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26 mars 2020

Dialogue entre le tout petit coronavirus et l'univers

Virus chinois
La gravité de la crise du coronavirus confirme deux données essentielles : la première c’est que la mondialisation effrénée et la suppression des frontières permet à tout ce qui menace l'humanité de se répandre à la vitesse de la lumière. Or, si le virus chinois n'ignore pas les frontières, les frontières savent et peuvent le contenir.

La seconde, c’est la confirmation que la politique libérale menée en France depuis plusieurs dizaines d’années a détruit entre autres le système de santé (et de retraite).

Aujourd'hui, quiconque écoute les personnels de santé depuis des mois (ils sont en grève depuis un an…) sait qu'en temps normal, ils sont débordés et impuissants tant l'hôpital public est malade, sinon mourant. 

Dans ces conditions, comment peut-on croire le Président de la République quand il affirme que la France est en état de recevoir un afflux massif de malades du coronavirus alors que la congestion de l'hôpital était déjà là avant l'arrivée de l'épidémie ?


Voilà où mène le libéralisme initié par Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing, aggravé par François Mitterrand en 1983, accéléré par le traité de Maastricht en 1992 et par tous ceux qui depuis, à droite comme à gauche, communient avec cette idéologie : Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron qui, depuis son accession à l’Élysée, a voulu activer ce mouvement à marche forcée...   

19 mars 2020

Coronavirus Covid-19 : le crime de haute trahison d’Agnès Buzyn !

ex Ministre des Solidarités et de la SantéEn publiant, le 17 mars dernier, une interview d'Agnès Buzyn, le journal Le Monde révèle que l’ex-ministre des Solidarités et de la Santé a quitté le gouvernement alors que, selon ses propres aveux, la guerre contre le Coronavirus était certaine, qu'elle ferait quantité de morts et qu'elle se disait la seule à le savoir.

Après avoir dit, en tant que ministre en exercice : " Le risque d'importation depuis Wuhan est quasi nul et le risque de propagation du coronavirus dans la population est très faible ", elle précise dans le journal Le Monde qu'elle avait alerté dès le mois de janvier 2020 le Premier ministre sur la gravité de l'épidémie et en évoquant la mascarade de la tenue des élections municipales le 15 mars. 


Elle ajoute également : " Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous ".

Si le fait d'avoir prévenu très tôt le Premier ministre la rachète un peu et accable surtout Emmanuel Macron et Edouard Philippe, il n’en demeure pas moins qu’elle s’est exprimé globalement comme si elle n'avait jamais fait partie du gouvernement !

Par ailleurs, certains de ses propos sont assez indignes : " Je n’ai plus de boulot " ou " Je me demande ce que je vais faire de ma vie " alors que dans le même temps de nombreux citoyens, et notamment les personnels soignants, de police ou de secours manquant cruellement de masques pour se protéger, sont en danger potentiel de mort !

Pauvre petite fille riche...

13 mars 2020

Il y a dix ans, Jean Ferrat prenait le dernier train

Georges Brassens, Jacques Brel, Léo Ferré
Il y a dix ans, le 13 mars 2010, Jean Ferrat nous quittait. Dix ans déjà mais le temps n’efface pas sa popularité et les 200 chansons qu’il a enregistrées. 

Bien que peu présent dans les médias pendant sa carrière et malgré son retrait de la scène à quarante-deux ans, il a toujours été apprécié d'un large public et considéré, à l'instar de Georges Brassens, Jacques Brel et Léo Ferré, comme l'un des grands de la chanson française… 

2 mars 2020

L'utilisation de l'article 49.3 est un acte d’autoritarisme !

La mort de la démocratie
Comme on pouvait s’y attendre, le gouvernement d’Edouard Philippe va utiliser l’article 49.3 de la constitution pour faire passer, sans vote, le projet de loi sur le système de retraite à points.

Cet article est avant tout un dispositif anti-démocratique issu de la constitution du 4 octobre 1958, instaurant la Cinquième République en vigueur actuellement…