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17 janvier 2018

Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes enfin abandonné !

Non à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
Après quarante ans de tergiversations, l'État a tranché. Edouard Philippe a annoncé ce mercredi, à l'issue du conseil des ministres, l'abandon du projet contesté de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique.

Ce projet était devenu le symbole d’un monde en crise profonde : accaparement et bétonnage des terres, destruction du bocage, des zones humides et de la biodiversité, le tout orchestré au profit d’une multinationale, Vinci, devenue grand aménageur et assurant la confusion entre intérêts publics et privés…

6 novembre 2017

Guyane : Emmanuel Macron soutient la « Montagne d’or » !

Avec 8 millions d'hectares, la forêt guyanaise couvre l'essentiel de la Guyane
La ruée vers l’or déchaîne les passions en Guyane. Dans cette région gangrenée par l’orpaillage sauvage, un projet de mine industrielle géante est porté par un consortium international (détenu à 55 % par le russe Nordgold et à 45 % par le canadien Colombus Gold), rebaptisé la Montagne d’or.
Ce projet est contesté par les défenseurs de l’environnement mais Emmanuel Macron s’est dit favorable au dossier dans un entretien accordé à France Télévisions Guyane le 27 octobre dernier… 

11 juin 2017

Réforme du code du travail : vers un recul généralisé des droits des salariés…

Le Code du travail définit juridiquement le cadre des relations de travail Emmanuel Macron aura recours aux ordonnances pour réformer la quasi-totalité du code du travail. Le projet de loi d’habilitation précise que seuls trois domaines resteront définis nationalement : le SMIC, l’égalité professionnelle femmes-hommes et les seuils d'exposition aux risques.

Tout le reste pourra être ainsi remis en cause demain comme les salaires, les contrats du travail ou encore les règles en matière de santé et de sécurité...


21 mai 2017

Ministre dans le gouvernement d'Emmanuel Macron : un choix très risqué pour Nicolas Hulot...

Journaliste, producteur de télévision, écrivain et homme politique françaisNicolas Hulot a été nommé ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, au sein du gouvernement d’Édouard Philippe, le 17 mai 2017. 

Sous la présidence d’Emmanuel Macron, qui se prétend « ni de droite ni de gauche », le nouveau ministre de l’Écologie va devoir se confronter à la dureté de l’exercice du pouvoir et ne rien céder sur plusieurs dossiers épineux... 


25 mars 2017

60ème anniversaire du traité de Rome : toujours le même discours...

En 1992, l’UE a pris la suite de la CEE qui avait été créée en 1957
Le 25 mars 2017 était célébré le 60ème anniversaire de la signature du traité de Rome donnant naissance à la communauté économique européenne (CEE), devenue l’Union européenne (UE) le 1er novembre 1993.

A cette occasion, les chefs d’Etat, réunis  dans la capitale italienne pour rappeler leur vision commune du projet européen, se sont montrés globalement satisfaits du bilan. En fait, c’est toujours le même message angélique qui est délivré depuis 1957 mais ce 60ème anniversaire devrait être plutôt un jour de deuil européen, tant les méfaits de ce système sont désormais évidents, le « cas » grec en étant une preuve tragique...


29 octobre 2016

Sauver les derniers tigres du Bengale

Le tigre du Bengale fait partie de la liste des 100 espèces les plus menacées au monde
Des banques, notamment JP Morgan et le Crédit Agricole, sont en train de financer un projet de centrale à charbon climaticide, à Rampal au Bangladesh, tout près des Sundarbans qui sont la plus grande mangrove du monde.

La construction d’une telle centrale géante dans cette région nuirait sérieusement aux espèces qui y vivent, notamment les tigres du Bengale, mais malgré ce risque, le gouvernement a donné son feu vert… 

2 avril 2016

Gazoduc Eridan : une menace pour la population de la vallée du Rhône !

                Un gazoduc est une canalisation destinée au transport de matières gazeuses sous pression  
Entériné par le Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, le projet de canalisation de transport de gaz naturel, appelé « Eridan » doit relier les départements des Bouches-du-Rhône à la Drôme et servir à développer les capacités de transport de gaz naturel dans le Sud-Est du pays.

Mais ce gazoduc représente un véritable danger pour les habitants de la vallée du Rhône, région déjà soumise à de multiples pressions : LGV, autoroutes, centrales nucléaires, sites industriels... 


4 mars 2016

Le Code du travail étranglé !

Le Code du travail est un code juridique qui définit un cadre aux relations de travail entre les employeurs et leurs employésLe projet de "réforme" du code du travail, présenté par le président de la République François Hollande, le premier Ministre Manuel Valls, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron et la ministre du Travail, Myriam El Khomri, suscite de plus en plus de critiques.  

La priorité donnée à l’accord d’entreprise par rapport à la loi ou l’accord de branche professionnelle est en effet considéré à juste titre comme une inversion des valeurs et de la hiérarchie des normes… 

29 octobre 2015

Liaison ferroviaire Lyon-Turin : un projet inutile et nuisible

Un TGV, sigle de train à grande vitesse, est un train alimenté électriquement et propulsé par des moteurs électriques
Le projet de liaison Lyon-Turin est l’un des 30 projets prioritaires à l’horizon 2020 du Réseau Trans-Européen de Transport (RTE-T). Il s'inscrit dans l’axe Lyon - Trieste - Divaca-Koper - Ljubljana - Budapest - frontière ukrainienne, contenant la partie ferroviaire transalpine Lyon-Turin.

Mais son coût astronomique, les prévisions fantaisistes et les discours de ses promoteurs en contradiction totale avec les faits, chiffres et statistiques imposeraient d’arrêter immédiatement ce projet car c’est en définitive le contribuable qui payera la gabegie…
 

26 juin 2015

Non au grand canal interocéanique du Nicaragua !

Le projet de canal inter-océanique du Nicaragua est un projet visant à relier l'océan Atlantique (mer des Caraïbes) à l'océan Pacifique
Le projet de grand canal du Nicaragua doit permettre aux cargos et pétroliers géants de traverser l’Amérique centrale et faciliter le transit des marchandises vers la Chine. 
 
Mais ce projet pharaonique serait un désastre pour l’homme et la nature, se traduisant par des déplacements massifs de population, une déforestation tropicale énorme et une contamination criminelle du Lac Cocibolca...

12 novembre 2014

Préserver les forêts et autres merveilles naturelles de l’île Woodlark !

Beach on Woodlark IslandEn Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’île Woodlark est un véritable trésor biologique avec ses 42 espèces endémiques répertoriées : grenouilles, reptiles, gastéropodes ainsi que le couscous de Woodlark, un petit marsupial nocturne. 
Les scientifiques estiment encore nombreuses les espèces à découvrir sur l'île mais la forêt tropicale abritant cette faune exceptionnelle est sur le point d’être rasée pour produire du bois de construction et des meubles de jardin...

L'île Woodlark ou Woodlark Island, aussi connue sous le nom de Muyuw ou Murua, est une île qui fait partie des îles Trobriand, dans la province de Milne Bay en Papouasie-Nouvelle-Guinée. 
L’habitat naturel de la faune de cette île est aujourd’hui menacé par la société  Karridale qui souhaite couper à blanc 17 600 hectares de forêt, soit un cinquième de l’île. Selon les populations autochtones qui rejettent majoritairement ce projet, l’entreprise malaisienne chercherait en réalité à déboiser plus de la moitié de l’île.
Installation de camps, importation de machines lourdes, l’offensive de la société  Karridale est imminente. Les bûcherons n’attendent plus que l’ordre de lancement des opérations selon Simon Piyuwes, un insulaire qui mène la résistance pour préserver ce paradis naturel.
Autre danger, les permis aurifères déposés par plusieurs sociétés minières, notamment la société minière Kula qui se distingue par une insuffisance notoire des informations communiquées à la population et les conséquences écologiques d’un projet de trois mines à ciel ouvert.
Les 6 000 habitants de Woodlark appellent donc au soutien de la communauté mondiale et lancent une pétition internationale pour bloquer ces projets dévastateurs. Grâce à la mobilisation conjuguée des populations locales et de la communauté internationale, un projet de plantations de palmiers à huile avait déjà été bloqué en 2008. 



Monsieur le Premier ministre,
Madame, Monsieur,

Les 6 000 habitants de l'île Woodlark vivent en harmonie avec la nature de leur pays. 

Les forêts vierges de l’île abritent au moins 42 espèces endémiques dont l’emblématique couscous de Woodlark. Et les scientifiques estiment encore nombreuses les espèces restant à y découvrir…

Aujourd’hui, la société malaisienne Karridale Limited projette de déboiser 17 600 hectares des forêts de Woodlark, soit un cinquième de l’île. Selon les communautés autochtones, l’entreprise chercherait en réalité à déboiser plus de la moitié de l’île. 

La population rejette majoritairement le projet. Beaucoup d’insulaires estiment avoir été pris au dépourvu et se mobilisent pour préserver la nature de leur pays. Les chercheurs redoutent la perte des moyens de subsistance pour de nombreuses espèces animales.

Nous vous demandons de prendre en considération les choix de la population et de mettre un terme au projet de Karridale.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, Madame, Monsieur, à l'assurance de notre considération et de notre vigilance citoyenne.



> Signer la pétition ICI



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1 novembre 2014

Barrage de Sivens : la mort de Rémi Fraisse pouvait être évitée…


Non au barrage de Sivens
Suite au décès de Rémi Fraisse, le Conseil général du Tarn, réuni en assemblée plénière à Albi, vendredi 31 octobre, a décidé de suspendre les travaux du barrage de Sivens. 

Mais les élus de l’assemblée départementale se refusent à parler d'abandon bien que ce projet d‘un coût environnemental et financier excessif soit complètement inadapté et au seul profit de pratiques agricoles qui sont une impasse pour les agriculteurs comme pour la société toute entière...



Rémi Fraisse a bien été tué par une grenade offensive lancée par les forces de l’ordre, comme l’a reconnu à demi-mot le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, en suspendant l’utilisation de ce type de grenade. Ce drame, qui s’est déroulé dans un lieu où s’épanouissait il y a quelques mois une forêt vivante, n’est pas un simple accident et aurait pu être évité si le gouvernement avait été attentif au respect de la loi et de la démocratie.

De nombreux témoignages attestent que l’action de la police a été extrêmement violente depuis la fin août à l’encontre des opposants installés sur la Zad (Zone d’Aménagement Différé pour les aménageurs, Zone À Défendre pour les écologistes). Certes, plusieurs militants écologistes ont, lors des affrontements de début septembre, lancé des projectiles et parfois des cocktails molotov sur les forces de police mais l’esprit dominant sur la Zad était, avant le 25 octobre, à la non-violence.

Une vingtaine de plaintes, liées à des violences supposées de gendarmes, ont été déposées devant la justice. Elles montrent que, bien avant la mort de Rémi Fraisse, les occupants de la zone humide du Testet ont été soumis à un régime de violence quotidien.

C’est pourquoi la mort de ce jeune homme résulte avant tout de l’obstination de hauts responsables politiques et administratifs qui ont, contre l’évidence, conduit à une situation où la seule issue était malheureusement la violence. 

Le projet de barrage, présenté comme d'intérêt général, est en fait destiné pour 70% à l’irrigation intensive d'une vingtaine de fermes et pour 30% au soutien d'étiage (dilution des pollutions). Et on connaît la tactique suivie par les promoteurs du projet : aller le plus vite possible pour réaliser le barrage. Ensuite, la justice pourrait bien juger de son illégalité, le barrage serait là, inamovible.....

Rappelons les faits rappelés par les collectifs de sauvegarde de la zone humide du Testet, créé en 2011 pour protéger la dernière zone humide d’importance du bassin versant du Tescou (Nord-Ouest du Tarn) menacée de destruction par ce projet de barrage :

- l’enquête publique avait conclu à un avis favorable, sous réserve d’un avis positif du Conseil National de Protection de la Nature. Or, ce dernier a rendu un avis nettement défavorable !

- les travaux de défrichement se sont déroulés sans autorisation préalable de défrichement ! 

- les opérations obligatoires de diagnostic archéologique préalable ont été oubliées !

- le conflit d’intérêt est manifeste, puisque la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne a établi l’étude concluant à la nécessité des travaux, alors que c’est elle qui doit les réaliser !

Par ailleurs, Delphine Batho, anciennement ministre de l’Ecologie, a eu à étudier le projet de barrage et dit avoir refusé l’autorisation, en raison de l’avis du Conseil national de protection de la nature.

On a aussi traité par le mépris ceux qui, s’engageant pacifiquement mais au péril de leur santé, ont fait plus de cinquante jours grève de la faim afin, simplement, d’obtenir un débat...

Mais l’obstination du président PS du Conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, à mener les travaux quoi qu’il en coûte, avec l’appui du préfet et du premier ministre Manuel Valls, a conduit à la mort d’un jeune homme. Tous ceux qui se sont tus parmi les responsables politiques en situation de peser portent également une terrible responsabilité historique.

29 ans après l’action de François Mitterrand contre Greenpeace, un gouvernement socialiste est à nouveau responsable de la mort d’un militant écologiste.

Ce mépris de la loi, de la démocratie, du droit des populations locales ne peuvent qu’alimenter le dégoût des citoyens pour les pouvoirs politiques et risquent de préparer des lendemains qui déchantent pour le pays...


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16 août 2014

Poser les bases de la protection des océans au centre du pacifique


L'océan Pacifique est l'océan le plus vaste du globe terrestre.
Les Etats-Unis ont annoncé, lors d’une récente conférence internationale sur la protection des océans, un projet de création du plus vaste sanctuaire marin de la planète dans le Pacifique, autour notamment des îles Howland, et des mesures concrètes pour réprimer la pêche illégale.

La communauté mondiale pourrait ainsi se doter d’une stratégie pour sauver les océans menacés par le réchauffement climatique, la pollution et la surexploitation des réserves de pêche mais d’énormes pressions sont faites actuellement par le puissant lobby de la pêche pour faire tomber ce projet à l’eau…

21 février 2014

Monsieur Ayrault, abandonnez le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes !

Notre-Dame-des-Landes est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique
L’État et les pro-aéroport menacent à nouveau de débuter, dans les mois qui viennent, les chantiers de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Une nouvelle vague d’expulsions pourrait survenir. 

Mais sur place, le mouvement est plus vivant encore qu’à l’automne 2012, les liens sont plus étroits, les champs plus cultivés et les habitats plus nombreux…


Situé à 30 km de Nantes, ce projet d'aéroport est une aberration économique, sociale et environnementale. Il infligerait des nuisances graves à plus de 80.000 habitants de la banlieue nord de Nantes. Les diverses structures de raccordement nécessaires (routes, voies ferrées, pont sur la Loire) causeraient également des problèmes (expropriations) et des nuisances à des milliers d'autres personnes.

Un projet inutile, coûteux et climaticide


Alors que l’actuel aéroport de Nantes Métropole voit son trafic stagner depuis de nombreuses années, la construction d'un nouvel aéroport ne se justifie pas. Les promoteurs de ce projet espèrent voir le trafic aérien doubler mais comme d'habitude, les hypothèses de trafic sont surévaluées et servent à justifier un projet inutile. Ce projet est d'autant plus inacceptable qu'il y a déjà un aéroport à Nantes, un à Rennes, un à Angers et un à Saint-Nazaire !

Alors que les partenariats publics / privés se soldent systématiquement dans tous les pays du monde par une privatisation des bénéfices et une nationalisation des pertes, ce projet va nécessiter l'engagement de l'État, à hauteur de plus de 250 millions d'euros. Un coût colossal pour cette infrastructure qui pèserait sur les impôts des habitants de tout le département. 

Alors que le dérèglement climatique est désormais incontestable, que le prix des carburants ne cesse d’augmenter, que la destruction des écosystèmes s’accélère, que l’artificialisation des terres agricoles se poursuit, il est déraisonnable d’investir autant d’argent public pour aider une multinationale à saccager notre environnement. Le trafic aérien représente entre 3 et 5% des émissions globales de gaz à effet de serre et chaque infrastructure supplémentaire crée donc un appel d'air, incitant les usagers à utiliser l'avion plutôt que d'autres modes de transport plus écologique.

Des espèces animales oubliées et protégées


Le projet menace 1600 ha de terres agricoles bocagères d'une biodiversité exceptionnelle. Le secteur où doit être transféré l'aéroport de Nantes est un bocage humide, avec des haies sur talus,  d'une grande rareté en France. Pendant 40 ans, du fait du projet d'aéroport, il a échappé à l'agriculture intensive, aux remembrements, aux engrais.  Des rivières y ont leurs sources. On y trouve des espèces  rares et menacées. Mais toutes ne figurent pas dans les inventaires du dossier environnemental de l'aéroport. Ainsi le  triton de blasius, d’intérêt national, découvert par Arthur de l'Isle du Dréneuf, près de Nantes en 1858, la musaraigne aquatique, très rare, ou encore  la loutre qui est pourtant protégée au niveau européen.

Selon Loïc Marion, un chercheur CNRS en écologie, à Rennes, six espèces rares et protégées par la loi ne  sont pas dans l’étude préalable. Pour les insectes, des naturalistes ont compté 600 espèces, alors que seulement 71 figurent dans les dossiers officiels. Un nombre conséquent de plantes n’y est pas non plus.

Ce constat s'appuie sur les travaux de  200 spécialistes d’espèces,  tous bénévoles, qui se sont mobilisés et ont entrepris, depuis plus d’un an, une contre-expertise, un inventaire le plus exhaustif possible du bocage de Notre-Dame-des-Landes.

Aujourd'hui, à l’heure de la raréfaction avérée des matières premières, d’une très grande perte de biodiversité, et des menaces climatiques induites par une consommation effrénée de ressources énergétiques, la véritable urgence est de s’engager dans des programmes d’efficacité et de sobriété énergétique, et des relocalisations de la production et de la consommation…


Mobilisation samedi 22 février à Nantes, rendez-vous à 13h devant la préfecture !



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22 mars 2013

Projet Erscia : Non à la destruction de la forêt du Morvan !

Le Morvan est un massif de hautes collines français situé en Bourgogne-Franche-Comté
Il n’y a pas qu’à Notre-Dame-des-Landes que les forces de l’ordre interviennent pour tenter de protéger les intérêts de groupes privés.

Dans le bois du Tronçay, situé sur la commune de Sardy-les-Epiry, aux portes du Parc naturel du Morvan, en Bourgogne, une centaine de gendarmes font face à quelques dizaines de citoyens, qui s’opposent depuis plusieurs semaines à l’implantation d’une scierie géante qui risque de détruire cet écosystème riche et unique… 



Le bois du Tronçay a été choisi par l’entreprise Erscia - Energies renouvelables et sciages de France - pour implanter un gigantesque complexe industriel qui cumulerait une plateforme de sciage, une centrale de cogénération de biomasse et une production de granulés destinés à produire de l’électricité en Belgique.

Cette méga-scierie prévoit de traiter près de 1900 m3 par jour, soit une coupe quotidienne de 3 hectares, l'équivalent de 4 terrains de football toutes les 24 heures ! 
 

Un désastre écologique et une aberration économique

 
La ressource en bois qu'il faut préserver n’est pas compatible avec les ambitions d’Erscia car de telles installations favorisent l'industrialisation massive de la sylviculture. A l'image de l'agriculture intensive, le Morvan risque de devenir un champ d'exploitation nécessitant engrais et pesticides, générant destructions et pollutions. L'or vert du Morvan, les fameux pins Douglas, est ainsi en grand danger.
 
Les habitants redoutent en outre le ballet incessant des semi-remorques sur les petites routes de ce coin de campagne et s'alarment des rejets dans l'air de résidus de solvants et de métaux lourds liés à l'incinération de bois traités ou peints. Sans parler de la ponction de dizaines de milliers de mètres cubes d'eau dans les nappes phréatiques et les cours d'eau.
 
Ensuite, le bois du Tronçay abrite une zone humide où vivent de nombreuses espèces de batraciens et de coléoptères.  
 
En plus d’un désastre écologique, ce projet contribue aussi à aggraver la crise économique et sociale de la Nièvre. En effet, les trois scieries du département, déjà en difficulté, ne pourront pas supporter la concurrence déloyale auxquelles elles seront soumises. Si c'est pour créer 120 emplois sur ce site pour en perdre 300 sur le reste du département, cela est strictement sans intérêt.
 
En choisissant Erscia plutôt qu'une économie locale, solidaire et respectueuse de l'environnement, les élus de la Nièvre favorisent ainsi les intérêts d'actionnaires belges ou luxembourgeois, plutôt que ceux de la population nivernaise. Ils favorisent ainsi la finance, responsable de la crise que nous vivons, plutôt que l'intérêt général, l'exploitation outrancière et à court-terme, plutôt que le développement durable du département.
 
Parmi les soutiens inconditionnels à ce projet de méga-scierie, le député socialiste Christian Paul, membre de la « Gauche durable » qui affirme vouloir « repenser notre modèle de croissance, remettre l’égalité des territoires au cœur de l’action publique et créer des cadres démocratiques et participatifs nouveaux ».
 
Certains élus, notamment les élus régionaux d’Europe-Écologie-les-Verts, doutent de la pertinence du projet Erscia : « L’entreprise promet 120 emplois directs… mais la réalité de ces promesses peut être remise en cause. Fruytier, l’autre méga-scierie en activité à la Roche-en-Brénil (en Côte d’or) connait des difficultés à embaucher : sur les 80 emplois annoncés seulement la moitié est aujourd’hui effective ».
 
Ils reprochent aussi au projet d’être vorace en fonds publics : « Ce projet privé compte sur les fonds publics pour se financer (aides européennes, ponction des collectivités locales) pour près de 75% des 150 millions d’euros inscrits à son budget ».
 
La justice a suspendu une première fois l’arrêté préfectoral autorisant la destruction d’espèces protégées pour la réalisation de ce pôle industriel de sciage. et à nouveau, le tribunal administratif de Dijon vient de suspendre le nouvel arrêté pris par Madame la préfète de la Nièvre le 31 janvier 2013 et qui autorisait le défrichement d’une partie du bois de Tronçay.
 
C’est pourquoi aujourd’hui, il est primordial de s’opposer à ce projet qui va mettre en péril le patrimoine forestier du Morvan. Il faut absolument protéger la biodiversité de ce massif et préserver son attrait touristique. D’une façon générale, il convient aussi de voter une loi pour permettre une gestion pérenne des bois et forêts françaises.


Pétition pour la protection de la forêt du Morvan adressée à :


> Monsieur François Patriat, Président du conseil régional de Bourgogne
 
> Monsieur Christian Paul, Député de la Nièvre
 
> Madame Cécile Duflot, Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement

> Madame Delphine Batho, Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie

> Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt

> Monsieur Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif
 
> Monsieur Benoit Hamon, Ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances

> Monsieur Patrice Joly, Président du parc naturel régional du Morvan 


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15 novembre 2012

Du Larzac à Notre Dame des Landes : le combat continue !

Notre-Dame-des-Landes est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique
Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes devient le symbole d’un monde en crise profonde. Tout y est : accaparement et bétonnage des terres, destruction du bocage, des zones humides et de la biodiversité, le tout orchestré au profit d’une multinationale, Vinci, devenue grand aménageur et assurant la confusion entre intérêts publics et privés.

Une fois les milliards enfouis, ce projet risque bien de connaître le même sort que le paquebot France qui a fini dépecé et envoyé à la ferraille…


Conçu y a quarante ans, hors crise énergétique, hors crise climatique, hors crise alimentaire, hors crise financière, hors développement d’autres moyens de transport internes que l’avion, ce projet se voulait un moyen de désenclavement d’une région, pointe occidentale d'une communauté européenne à six membres. Contre vents et marées, ce projet s’accélère alors que l’Europe est en crise financière et économique profonde.

On a en mémoire le conflit qui a opposé les paysans du Larzac et des citoyens venus du monde entier à l’extension du camp militaire. Au-delà des différences d’époque et de contexte, ces luttes ont en commun une résistance contre des décisions politico-administratives et une fuite en avant dangereuse : au Larzac contre une militarisation pensée comme au temps de la guerre froide, des guerres coloniales et de l’affrontement des blocs, à Notre Dame des Landes contre un projet démentiel d’aéroport international imaginé à la fin des Trente Glorieuses.

Aujourd'hui, ce projet d'aéroport est :

Inutile : Alors que l'aéroport actuel de Nantes Métropole voit son trafic stagner depuis de nombreuses années, la construction d'un nouvel aéroport ne se justifie pas. Les promoteurs de ce projet espèrent voir le trafic aérien doubler mais comme d'habitude, les hypothèses de trafic sont surévaluées et servent à justifier un projet inutile. Ce projet est d'autant plus inacceptable qu'il y a déjà un aéroport à Nantes, un à Rennes, un à Angers et un à Saint-Nazaire !

Coûteux : Alors que les partenariats publics/privés se soldent systématiquement dans tous les pays du monde par une privatisation des bénéfices et une nationalisation des pertes, le projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes va nécessiter l'engagement de l'État, à hauteur de plus de 250 millions d'euros. 

Climaticide : Le trafic aérien représente entre 3 et 5% des émissions globales de gaz à effet de serre. Chaque infrastructure supplémentaire crée donc un appel d'air, incitant les usagers à utiliser l'avion plutôt que d'autres modes de transport plus écologique.

Alors que le dérèglement climatique est désormais incontestable, que le prix des carburants ne cesse d’augmenter, que la destruction des écosystèmes s’accélère, que l’artificialisation des terres agricoles se poursuit, il est déraisonnable d’investir autant d’argent public pour aider une multinationale à saccager notre environnement.

Ce conflit prend désormais une dimension nationale et internationale. Le 17 novembre prochain aura lieu la manifestation de réoccupation, décidée après l’expulsion manu militari des occupants de la ZAD ([zone d'aménagement différé, rebaptisée zone à défendre)…



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16 septembre 2012

La grande barrière de corail en danger de mort !


La grande barrière de corail est le plus grand récif corallien du monde comptant plus de 2 900 récifs et 900 îles
L'Australie est sur le point d’autoriser des magnats de l'exploitation minière à construire un gigantesque port charbonnier baptisé "Alpha Coal" au-dessus de l’écosystème de la grande barrière de corail, l'un des plus importants réservoirs de biodiversité de la planète, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. 

Les ports des côtes au large desquels se trouve la grande barrière exportent actuellement 156 millions de tonnes de charbon par an mais le projet en cours pousserait ce chiffre à 953 millions par an d'ici dix ans et accélérera le processus d'extinction des récifs coralliens déjà très vulnérables…


Près du port de Newcastle, à 160 km au nord de Sydney, des bateaux en partance pour l'Asie attendent leurs chargements, du charbon principalement, qui arrive via un ballet incessant de trains venus de l'intérieur des terres. 

En 2020 ou même avant, quelque 7.000 bateaux traverseront chaque année la Grande barrière de corail, située au nord-est des côtes australiennes, contre 5.000 aujourd'hui, dont un cinquième transporteront le charbon embarqué à Newcastle. 

Quotidiennement, 20 cargos seront autorisés à naviguer dans cette zone préservée pour acheminer du charbon polluant de l'Australie principalement jusqu'en Chine. Et on a déjà constaté le genre de dégâts que ces navires peuvent causer, notamment en 2010 lorsqu'un cargo a échoué et détruit 3 km de récifs coralliens…

L'Unesco a conclu dans un rapport que l'exploitation du charbon était nocive aux récifs coralliens et a prévenu que la Grande barrière pourrait être placée sur la liste des sites en danger, si le développement minier se poursuivait à ce rythme effréné. L'Unesco a appelé à interdire la construction de nouveaux ports dans la zone jusqu'en 2015, estimant que l'échelle et le rythme des propositions «semblent être tels qu'ils rendent impossibles des prises de décisions indépendantes, de qualité et transparentes».

Mark Diesendorf, un scientifique qui a autrefois conseillé le gouvernement et qui travaille désormais à l'université de Nouvelle-Galles du Sud, met en garde lui aussi contre l'appauvrissement, voire la perte de paysages parmi les plus beaux de ce pays, au premier rang desquels la grande barrière de corail. «Nous augmentons énormément l'exploitation et l'exportation de charbon, la production de gaz de charbon et d'autres industries, ce qui va certainement avoir un impact immense, non seulement sur notre environnement, mais aussi au final sur l'avenir de notre économie» a-t-il déclaré.

Le gouvernement de l'Etat du Queensland (Nord-Est), qui proclame ouvertement être «dans le secteur du charbon», a vivement répliqué, en prévenant qu'il ne placerait pas l'environnement avant le développement économique. Les autorités «sont décidées à assurer les meilleures protection et gestion de la grande barrière, une attraction touristique majeure pour l'Australie », a répondu le ministre de l'Environnement Tony Burke et il n’est pas question d’abolir les droits des exploitants miniers qui ont reçu le feu vert pour la construction de ports ou de mines.

Mais les militants écologistes font aussi pression sur le gouvernement australien car c'est une banque publique américaine, l'Eximbank ("Banque d'import-export des États-Unis"),  qui est au cœur du projet. Et une pression mondiale d'urgence dénonçant ce projet dangereux pour l’environnement, pourrait, au cœur de l’élection américaine, amener cette banque à retirer son appui financier à ce projet. Si elle se retirait, c’est tout le projet qui pourrait tomber à l’eau. 

Il est donc nécessaire de renforcer la pression sur le PdG de cette banque, Fred Hochberg, afin qu’il suspende le financement de "la grande barrière de charbon"…


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18 juin 2012

Non à l’implantation d’une étable industrielle et d’un méthaniseur hors normes dans la Somme !

La méthanisation est le processus de dégradation de la matière organique
Depuis quelques mois, à Drucat et Buigny-Saint-Maclou, deux communes à 4 km d'Abbeville dans la Somme, un entrepreneur de BTP envisage d'implanter une étable de 1000 vaches laitières et 750 veaux ainsi qu’un méthaniseur hors normes afin de produire du biogaz, ensuite transformé en électricité, à partir des entrants multiples  en décomposition biologique.

Un projet à des fins purement financières, jamais vu en France et qui présente de nombreux risques pour la santé !

15 octobre 2010

Pour un référendum sur la réforme des retraites

En France le référendum existe depuis la Révolution.
Lors de la dernière élection présidentielle, le candidat Nicolas Sarkozy affirmait sans ambiguïté : " le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer ". Interrogé pour savoir s’il reviendrait sur ce droit, il déclarait le 27 mai 2008 sur RTL : "J’ai dit que je ne le ferai pas. Je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour cela. Et ça compte, vous savez, pour moi."

Aujourd’hui, il refuse de retirer ce projet de loi en répondant que ce n’est pas aux manifestants de la rue de décider, comme si les 39 % de voix fait par l'UMP aux dernières élections législatives représentait une majorité de français. Mais qu’il donne la parole au peuple ! En démocratie, seul le vote du peuple peut défaire ce qu’un vote d'un parlement a fait. 

Ce serait donc aux Français de dire s’ils veulent un recul de l’âge légal de départ à la retraite et surtout un allongement de la durée de cotisations à 41,5 annuités pour avoir une retraite à taux plein. 

Pour cela, Il suffirait que Nicolas Sarkozy soumette son projet à référendum après que le référendum d'initiative populaire, prévu par la Constitution, ait donné lieu à un texte d'application

14 septembre 2010

Réforme des retraites et action syndicale : l’ambiguïté de la CGT…

Bernard Thibault est né le 2 janvier 1959 à Paris VIe d’une famille originaire du Morvan
Pourquoi appeler à une nouvelle grève simplement le 23 septembre, alors que le projet de réforme des retraites passe devant l’Assemblée nationale le 15 ? 
 
A la suite de la forte mobilisation du mardi 7 septembre, ne fallait-il pas battre le fer quand il est chaud ? Certainement, si c’est bien le retrait du projet gouvernemental que l’on veut ! 
 
Et si la position débonnaire de la CFDT n’est pas surprenante, l’ambiguïté de la CGT sur le fond et la forme de ce dossier est plus étonnante…