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20 septembre 2016

Libye : un rapport parlementaire britannique accablant pour Nicolas Sarkozy !

La Libye est un pays d'Afrique du Nord faisant partie du MaghrebCinq ans après l'intervention militaire qui a plongé la Libye dans le chaos, un rapport de parlementaires britanniques critique violemment non seulement David Cameron, ancien Premier ministre du Royaume-Uni mais aussi l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy.

Pour les parlementaires britanniques qui ont enquêté sur la question, ni Nicolas Sarkozy , ni David Cameron n'ont agi par souci humanitaire...

15 février 2015

Présidence de l'UMP et conférences grassement payées : l'indécence de Nicolas Sarkozy...

Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy, né le 28 janvier 1955 à Paris (XVIIe)
Début février, Nicolas Sarkozy était à Abou Dhabi, aux Émirats Arabes Unis, pour faire une nouvelle conférence privée, payée autour de cent mille dollars, comme l’a révélé l’hebdomadaire Marianne. 

L’ancien président de la République, qui voulait « faire de l’argent » après avoir été défait à la dernière élection présidentielle en 2012, ne semble plus se rendre compte de son indécence…


Au prix moyen de cent mille dollars par conférence (88 500 euros), que ce soit pour Goldman Sachs ou le fond souverain d’une pétromonarchie du golfe persique, l’argent n’a pas d’odeur pour Nicolas Sarkozy. Pour cette somme, Il a prononcé aux Emirats un discours axé sur la politique étrangère devant une quinzaine de personnes avant d'être reçu dans le palais du prince pour une grande réception.

Un voyage qui fait polémique puisqu'il est intervenu au lendemain à peine du premier tour de l'élection législative partielle dans le Doubs. Le président de l'UMP n'a aucun conflit d'agenda entre  ses conférences à l'étranger et  la gestion quotidienne de son parti. 

A l'occasion de cette élection partielle, sa motion de synthèse à la mode Hollande qui appelait à s’abstenir, voter blanc ou PS et ainsi jouer la conciliation avec le courant juppéiste n'a pas obtenue la majorité au sein du bureau politique de l'UMP.  Le Ni-Ni l’a finalement remporté semant une cacophonie telle que le doute s’installe maintenant au sein de l'UMP sur les capacités de l’ancien président à simplement gérer un parti politique.

Résultat, une séquence qui donnerait presque l’impression que François Hollande est un bon président de la République et un bon gestionnaire. Dire que Nicolas Sarkozy disait vouloir revenir en politique par devoir ! Ce devoir semble peser moins lourd que les pétrodollars…

Et quand on se rappelle que sa campagne présidentielle 2012 a coûté entre 32 et 38 millions d’euros, contre 21 pour le plafond légal et qu’elle a été couverte par des fausses factures, cela pose la question de sa capacité à gérer une équipe, qui, « sans qu’il s’en rende compte », a dépensé 50 à 80% de plus que ce qui est permis par la loi. 

Dans tous les cas, il est disqualifié pour la suite mais ses conférences à l’étranger posent une autre question préoccupante : comment faire confiance demain à un possible futur président de la République, ancien conférencier, pour prendre des décisions politiques qui concerneraient éventuellement ses anciens et généreux employeurs ?

Enfin, se pose la question du financement par l’Etat de son activité d’ancien président qui coûte la bagatelle d’environ deux millions d’euros par an ! Pour un ancien président retraité, c’est déjà très excessif mais pour un possible nouveau président de la République en 2017, cela ressemble plutôt à un détournement de fonds publics. Et ce, d’autant plus qu’on ne peut guère lui faire confiance pour limiter strictement l’activité des personnes employées par l’Etat à sa seule activité d’ancien président. Etant donné son statut de futur candidat, il devrait logiquement renoncer à ces avantages qui ne cadrent pas avec un rôle partisan.

Mais plus le temps passe et plus les dossiers encombrants s’accumulent au sujet de Nicolas Sarkozy, ce qui pourrait réserver à terme encore quelques surprises et finalement profiter à son rival Alain Juppé en vue de la primaire 2016…



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21 septembre 2014

Retour de Nicolas Sarkozy : à l’UMP, les convictions, c’est beau !


En 2002, l'Union pour la majorité présidentielle est créée dans la perspective des élections législatives.
Nicolas Sarkozy a fini par mettre fin au suspense de son retour en politique par un message de trois pages sur Facebook qui confirme sa candidature à la présidence de l’UMP.

Depuis plusieurs semaines, c’était un secret de polichinelle et les partisans hier du droit d’inventaire sont devenus subitement des béni-oui-oui aujourd’hui…


Le retournement de veste chez certains dirigeants ou élus de l’UMP est tout à fait spectaculaire si l’on en juge par leurs déclarations passées mais néanmoins récentes et celles d’aujourd’hui. Quelques exemples parmi les plus croustillants...

Xavier Bertrand 

Député de la deuxième circonscription de l'Aisne, maire de Saint-Quentin depuis octobre 2010. Secrétaire général de l'UMP (de 2008 à 2010) et ministre de la Santé du gouvernement Dominique de Villepin (2005-2007) puis ministre du Travail des 3 gouvernements Fillon (2007-2012).
Chantre du fameux droit d’inventaire, Xavier Bertrand tirait au canon dans le JDD du 22 juin 2014 : « La rupture, c’était déjà la promesse de 2007… la politique menée n’a pas été à la hauteur de l’exigence de vérité et de résultat. »
Mais le 17 août, le très remonté Xavier revient à de meilleurs sentiments dans Corse-Matin : « Je n’ai aucun adversaire au sein de ma famille politique. Le seul à qui je m’oppose, c’est François Hollande. » !

Christian Estrosi 

Député des Alpes-Maritimes, maire UMP de Nice, président de la métropole Nice Côte d'Azur. Ancien président du conseil général des Alpes-Maritimes, plusieurs fois membre de gouvernements.
Christian Estrosi encore candidat à la présidence de l’UMP déclarait à propos de Nicolas Sarkozy, au début de l’été, le 28 juin 2014, à Nice-Matin : « Je n’ai pas le sentiment, lorsque j’entends quelques-uns de ses commentaires, qu’il soit déterminé à laisser de côté le mode de gouvernance qui était le sien ».
Le 7 septembre, changement de pied au campus des Jeunes populaires : «  Ce matin, j’appelle ici, à Nice Nicolas Sarkozy pour qu’il reprenne la direction de notre mouvement. Je serai à ses côtés parce que j’ai la conviction qu’il peut mieux qui quiconque incarner nos idées ! »

Jean-Pierre Raffarin 

Sénateur de la Vienne. Ancien Premier ministre de 2002 à 2005 sous la présidence de Jacques Chirac, ancien Président du Conseil régional de Poitou-Charentes de 1988 à 2002.
En 2014, après la démission de Jean-François Copé, mis en cause dans l’affaire Bygmalion, il est chargé, avec les anciens Premiers ministres Alain Juppé et François Fillon, de diriger, à titre provisoire, l'UMP jusqu'à la désignation, par les militants du parti, d'un nouveau président.
Celui-ci déclarait sur France-inter le 17 juin 2014 qu’il n’aimait : « pas beaucoup le culte du héros permanent et du superman qui va nous sauver »
Mais le 7 septembre chez Christian Estrosi, au campus des Jeunes populaires, virage à 180 degrés : «  Nos adversaires ne sont pas favorables à la candidature de Nicolas Sarkozy  ? C’est plutôt un bon signe qu’ils la craignent ! »

Laurent Wauquiez 

Député de la Haute-Loire en remplacement de Jacques Barrot dont il était le suppléant. Ancien  ministre chargé des Affaires européennes en 2010, puis ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en 2011.
Il y a moins d’un an, dans le journal Sud-Ouest du 6 décembre 2013, Laurent Wauquiez rayait d’une plume Nicolas Sarkozy de la carte : « Je suis convaincu que 2017 ne peut être la revanche de 2012. On ne peut revenir au pouvoir pour refaire la même chose. »
Mais dans Le Monde du 11 septembre, cela est devenu : « Je souhaite la candidature de Nicolas Sarkozy : son autorité et son énergie apporteront le nouvel élan dont on a besoin avec un cap clair. »  
Et puis, il y a quelques autres : 

François Baroin 

Député de la troisième circonscription de l'Aube. Ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie à la suite de la nomination de Christine Lagarde à la direction générale du FMI.
Cet ex-chiraquien historique et ex-filloniste, apportera « naturellement son soutien à Nicolas Sarkozy »

Nathalie Kosciusko-Morizet  

Députée de la quatrième circonscription de l'Essonne. Ancienne ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. Porte-parole de Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012.
NKM qui fustigeait hier la dérive extrême-droitière de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle, frétille de nouveau sur RTL le 7 septembre : « Quand on est à la guerre, on a besoin d’un général, et Nicolas Sarkozy peut être cette incarnation forte de l’opposition dont on a besoin. »

Domique de Villepin 

Descendu rapidement de son croc de boucher, il dit sur BFM le 12 septembre dernier : « Oui, Nicolas Sarkozy a changé. Je veux le croire. Il a tiré les leçons de l’expérience du pouvoir. »

De tels retournements de veste font froid dans le dos quand on imagine un possible retour au pouvoir de ces gens là. Cela décrédibilise un peu plus l’UMP mais aussi et surtout la classe politique en général.

Nicolas Sarkozy, le retour 2, ne fera sans doute pas oublier son lourd bilan 2007-2012, notamment les 600 milliards d'euros de dette supplémentaire ou les sept affaires judiciaires en instance le concernant. Le bilan de François Hollande, au bout de 2 ans et demi, n'étant pas très brillant lui aussi, Marine Le Pen peut voir l'avenir en rose...


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27 avril 2012

Nicolas et la fête du 1er mai 2012 : Maréchal me voilà !


Philippe Pétain est né le 24 avril 1856 à Cauchy-à-la-Tour
La nouvelle polémique déclenchée par Nicolas Sarkozy au sujet de la fête du 1er Mai pourrait apparaître comme une simple péripétie d’une campagne présidentielle abordant trop peu les grands enjeux que sont aujourd’hui ceux d’une France rongée par les délocalisations, le chômage et la précarité à l’intérieur d’une Europe ultra-libérale en crise.

Mais on aurait tort cependant de ne pas s’y attarder car dans sa folle équipée pour transformer l’UMP en un parti de droite extrême, le président sortant a fait un nouveau pas hautement révélateur…

22 février 2012

2007-2012 : les 70 erreurs de Nicolas Sarkozy

Le nombre d'erreurs de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012
Candidat à sa propre succession à l'élection présidentielle 2012, Nicolas Sarkozy laisse un lourd bilan : explosion du taux de chômage, crise sociale sans précédent, croissance atone, dégradation de la compétitivité, aggravation des injustices et mise à mal des valeurs de la République.

Ses erreurs mais aussi ses indélicatesses, depuis 2007, auront marqué le quinquennat qui s'achève. La liste non exhaustive de ces événements commence par une folle nuit parisienne qui restera comme un marqueur prémonitoire de son action politique et se termine par une affiche de campagne pour le moins originale…

6 décembre 2011

Crise et taux de chômage historique : il n'y a pas de pardon pour pareil bilan...


Le clochard, vivant généralement sans domicile fixe, est une personne sujette à une grande désocialisation
Déficit budgétaire de 148,8 milliards € en 2010, dette publique négociable de 1 229 milliards € fin 2010, 4,5 millions de chômeurs, trois millions de salariés précaires, trois millions de salariés à temps partiel, huit millions de personnes pauvres gagnant moins de 950 € par mois et 50 % des 23 millions de salariés gagnant moins de 1580 €, jamais aucun président sortant, depuis le début de la cinquième République en 1958, n’aura eu un bilan aussi catastrophique…

24 juillet 2011

Présidentielle 2012 : la gauche aurait tout intérêt à partir unie dès le premier tour...

Election du président de la République
Comme le disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter la prochaine élection présidentielle, il est préférable qu’elle parte unie au combat dès le premier tour.

En effet, croire qu’un candidat de gauche sera automatiquement présent au second tour avec une dispersion importante des voix au premier entre les différents partis, PS, Verts, FdG, voire le MRC, sans compter trois candidats trotskystes comme à l’accoutumée, est un pari dangereux. Mais c'est d’abord une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la fiabilité… 

15 octobre 2010

Pour un référendum sur la réforme des retraites

En France le référendum existe depuis la Révolution.
Lors de la dernière élection présidentielle, le candidat Nicolas Sarkozy affirmait sans ambiguïté : " le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer ". Interrogé pour savoir s’il reviendrait sur ce droit, il déclarait le 27 mai 2008 sur RTL : "J’ai dit que je ne le ferai pas. Je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour cela. Et ça compte, vous savez, pour moi."

Aujourd’hui, il refuse de retirer ce projet de loi en répondant que ce n’est pas aux manifestants de la rue de décider, comme si les 39 % de voix fait par l'UMP aux dernières élections législatives représentait une majorité de français. Mais qu’il donne la parole au peuple ! En démocratie, seul le vote du peuple peut défaire ce qu’un vote d'un parlement a fait. 

Ce serait donc aux Français de dire s’ils veulent un recul de l’âge légal de départ à la retraite et surtout un allongement de la durée de cotisations à 41,5 annuités pour avoir une retraite à taux plein. 

Pour cela, Il suffirait que Nicolas Sarkozy soumette son projet à référendum après que le référendum d'initiative populaire, prévu par la Constitution, ait donné lieu à un texte d'application

19 juillet 2010

Les bobards économiques de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa


Son nez s’allonge à chaque mensonge…
Conformément à son habitude, le Président de la république a multiplié dans son récent entretien télévisé avec David Pujadas, les contre-vérités dans le domaine économique. 

Jamais contredit par le présentateur du journal de 20 heures de France 2 qui a d’ailleurs reçu le prix de la « laisse d'or » destiné au « journaliste le plus servile », Nicolas Sarkozy a confirmé sa politique de rigueur.

Par son plan d'austérité, le gouvernement va donc faire payer aux plus modestes les cadeaux fiscaux dont ont été gratifiés les plus fortunés au cours de la décennie…

3 juillet 2010

Les scandales s’empilent en monceau autour de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa


Les scandales soulèvent l'indignation de l'opinion publique
En matière de révélation de scandales, Mediapart, journal d'information numérique, devient un poids lourd, au côté du Canard Enchaîné.   

L’opinion publique a pu prendre ainsi connaissance notamment de l’affaire Karachi avec ses révélations stupéfiantes, la possible évasion fiscale dans plusieurs paradis fiscaux de Liliane Bettencourt, aidée en cela par sa gestionnaire de fortune, la femme d’Eric Woerth, les 12 000 € de cigares, en six mois, de Christian Blanc et tant d’autres indélicatesses du pouvoir…  

8 avril 2010

Le bouclier qui cache la forêt des niches fiscales et autres privilèges indécents…


Le bouclier fiscal plafonne à 50% l'imposition du contribuable
Une partie de l’UMP et du Nouveau Centre, le PS et même Dominique de Villepin, dénoncent volontiers, depuis plusieurs semaines, le « bouclier fiscal », mesure phare de Nicolas Sarkozy en 2007. 

Ce dispositif visant à plafonner le taux d'imposition global des contribuables à 50%, en vigueur dans plusieurs pays européens, ne constitue cependant que la pointe émergée d'un énorme iceberg : celui des centaines de dispositions fiscales permettant aux particuliers et aux entreprises, les plus riches, de réduire le montant de leurs impôts de plusieurs dizaines de milliards d'euros chaque année…

6 février 2009

Nicolas Sarkozy, fossoyeur de la politique d’indépendance nationale de la France

Bière
Après avoir liquidé dans le dos des Français le référendum du 29 mai 2005, qui avait rejeté un traité affirmant pour la première fois une compatibilité totale entre la défense européenne naissante et l’OTAN, Nicolas Sarkozy tombe le masque en réalisant - selon le quotidien Le Monde daté du 5 février - la réincorporation unilatérale de la France dans le commandement militaire intégré de l’Alliance atlantique. 

12 octobre 2008

Agence France-Presse : l'UMP toujours favorable aux privatisations...


Groove Cruise flyer
La crise actuelle qui est en train de faire voler en éclats l’ensemble du secteur financier international est la plus grave depuis 1929.

Alors que la liste des établissements dans la tourmente ne cesse de s’allonger, l’Europe, après l’administration de Washington, est contrainte de nationaliser des banques et organismes financiers afin d'éviter l'aggravation de la récession.

Nicolas Sarkozy et son gouvernement jouent bien les fiers-à-bras en jurant que l’État garantira en toutes circonstances l’équilibre financier des banques mais ajoute dans le même temps qu’il faut poursuivre de plus belle les "réformes structurelles" entreprises…


Flexibilisation du marché du travail, augmentation des franchises médicales, diminution des emplois publics mais aussi et surtout privatisation des entreprises publiques. Après Air France, GDF, France Télécom, voilà que des nuages noirs s’accumulent sur la Caisse nationale de prévoyance, le livret A, la Poste et même l’AFP qui pourrait être à son tour privatisée, c’est-à-dire soumise aux exigences et aux errements de la Bourse !

Dans un rapport remis à Nicolas Sarkozy, intitulé "Les médias et le numérique" Danièle Giazzi, secrétaire nationale de l’UMP préconise la "transformation de l’AFP en société anonyme" avec ouverture de son capital.

Déjà en avril dernier, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre était monté au créneau pour mettre en cause l'agence au sujet de deux communiqués sur Ségolène Royal que la rédaction n'avait pas jugé utile de diffuser.

Tentative de déstabilisation politique ou simple volonté d'imposer un nouveau modèle économique à l'agence, ce rapport est accueilli avec beaucoup d’inquiétude par le personnel.


Et dans notre République, les rapports connaissent toujours deux destinations précises : soit ils finissent au fond d'un tiroir ministériel, soit ils deviennent des lois, des décrets ou des arrêtés. Celui de Danièle Giazzi a l'avantage d'épouser les thèses défendues par Nicolas Sarkozy mais n'a pas vraiment l'approbation de Christine Albanel, ministre de la Culture.

Reste à savoir maintenant laquelle de ces deux dames aura le plus d'influence auprès du Président ?



Un rapport remis au président de la République sur l’avenir de la presse préconise ni plus ni moins que « la transformation de l’AFP en société anonyme » avec ouverture de son capital.

Ce même document annonce aussi le désir de « donner à l’AFP un actionnaire clairement identifié et stable, tout en ouvrant son conseil d’administration à de nouveaux membres.

En clair, avant même que les Etats généraux préconisés par Nicolas Sarkozy ne soient réunis, on prépare ouvertement une privatisation de l’agence et la mise en cause de son statut, garanti par une loi de 1957.
Notons que des idées semblables avaient déjà été formulées par le président de l’agence Pierre Louette qui visiblement s’est félicité du contenu de ce rapport lors de la conférence de rédaction de jeudi.

Que le document rende hommage au travail de l’AFP et à son rôle d’« institution prestigieuse dont la marque est une référence en matière d’information » - en nous attribuant au passage pas moins de 6000 journalistes, soit plus du double du nombre réel - ne change rien sur le fond.

Le rapport succombe aussi au dogmatisme idéologique qui prône la privatisation d’une entreprise peu rentable et remplissant une mission d’intérêt général et ne craint pas la contradiction, en recommandant l’entrée d’actionnaires, tout en affirmant que l’AFP ne doit pas tomber dans des mains étrangères.

Ces propositions, si elles devaient être mises en œuvre, mettraient à l’encan l’article 2 de notre statut, qui préserve l’indépendance rédactionnelle de l’agence.

Rappelons que cet article précise, en partie, que l’AFP « ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d’un groupement idéologique, politique ou économique. »

Nous rappelons également que le personnel de l’Agence a déjà, à maintes reprises, exprimé son attachement au statut de 1957.

En témoigne, par exemple, la déclaration suivante : « Le personnel de l’AFP toutes catégories réuni ce 14 Mai 2008 dénonce les attaques répétées de la part de responsables politiques dont l’agence fait l’objet et réaffirme son attachement à la défense de son statut, garant de son indépendance. »

Par conséquent, l’intersyndicale dénonce avec la plus forte détermination ces nouvelles propositions.

Elle appelle l’ensemble des salariés à se tenir prêts à riposter à nouveau si ces menaces devaient se préciser.

Les syndicats demandent également à être reçus urgemment par la Direction.


Communiqué de l’intersyndicale toutes catégories (CGT-SNJ-FO-CFDT-CGC-SUD-CFTC) de l’AFP.


Photo Creative Commons : AFP Groove Cruise flyer par DogFromSPACE



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25 août 2008

Ni Dalaï-Lama, ni pape !

Le Dalaï Lama.
Le pape
Le pape.
Que dit notre Constitution dans son article 1er ? La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. 

Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances...

19 avril 2008

Si la France devient le gentil toutou des Etats-Unis, elle n’existera plus…

Filer comme un toutou
Lors du dernier sommet de l’OTAN à Bucarest, George Bush s’est dit «très heureux» du soutien de la France en Afghanistan. Un soutien qui s’amplifie puisque Nicolas Sarkozy a précisé qu’un nouveau bataillon d’au moins 700 hommes sera déployé en renfort dans l’Est de l’Afghanistan.  
 
 
Parallèlement, le président de la République prévoit le retour complet de la France dans l’alliance atlantique, quittée en 1966, et a même prévu avec l’Allemagne d’organiser conjointement le prochain sommet de l’OTAN en 2009 qui marquera le 60ème anniversaire de l’alliance. 
 
La France n’avait pas organisé de sommet de l’OTAN depuis le milieu des années 1950 et il s’agit bien d’une rupture totale avec la doctrine de politique étrangère inaugurée par le Général de Gaulle, il y a plus de quarante ans…
 

8 février 2008

Le pasteur ou le curé ne pourront jamais remplacer l’instituteur…


Les instituteurs sont incapables de «transmettre les valeurs de bien et de mal à nos enfants» ? Incroyable mais vrai et c’est notre président de la République qui l’a dit dans son discours de Latran au Vatican. Le 14 janvier dernier, il récidivait à Riad en prononçant un autre discours exaltant : « Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère»… 
  
Soutenir en somme que seule la religion ouvrirait sur le sens profond de la vie humaine et qu’elle mériterait ainsi un privilège public est une profession de foi discriminatoire. Sous-entendre que la «laïcité positive», c'est la même chose que la laïcité mais en mieux, c’est vider le concept de laïcité de son sens. 
Le Cardinal Tarcisio Bertone, en fin observateur de cette nouvelle «rupture» de Nicolas Sarkozy, ne s’y est d’ailleurs pas trompé en saluant un «changement d’orientation» de la France…  

27 avril 2007

Nicolas Sarkozy : une personnalité inquiétante...

Nicolas Sarkozy est né le 28 janvier 1955 à Paris (XVIIe)
Après le résultat du premier tour de l’élection présidentielle, le seul motif de satisfaction largement consensuel, c’est de voir le score de Jean-Marie Le Pen ramené à un niveau de 10,51%, après sa qualification au second tour en 2002. Le spectre du 21 avril a indéniablement poussé au vote utile, parmi les électorats habituels de gauche comme de droite.

Le bon score de François Bayrou (18,55%), face à une forte pression médiatique attisant le commode affrontement bipolaire, marque l’émergence d’une demande significative de faire de la politique autrement, sous la forme d’une coalition.


Le PS qui plafonne à 25,83%, malgré le ralliement dès le premier tour des Radicaux de gauche et des Chevènementistes, a compris un peu tard que le chemin d’une victoire ne pourrait passer que par une alliance inédite avec ce centre, d’habitude allié à la droite.

Quant à Nicolas Sarkozy (31,11%), son ambition dévorante, sa démagogie, son mépris de la démocratie, son intolérance en font un danger majeur s’il est élu. Sa soif de pouvoir est d’autant plus inquiétante qu’il a déclaré vouloir modifier la constitution pour étendre les pouvoirs présidentiels…


2 février 2007

Nicolas Dupont-Aignan claque la porte de l'UMP


Nicolas Dupont-Aignan, est né le 7 mars 1961 à Paris
Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle, en désaccord total avec Nicolas Sarkozy sur des questions de fond comme l’Europe ou la politique économique, a claqué la porte de l’UMP.

Auparavant, il avait refusé de participer aux trois forums pré-électoraux de l’UMP qualifiée de «mascarade ».

Sa décision de quitter l’UMP, apparaît comme l’aboutissement logique d’une série de prises de position en décalage complet avec la ligne de l’UMP, pensant que « les solutions aux problèmes des Français proposées par Nicolas Sarkozy n’étaient pas les bonnes solutions, comme d’ailleurs celles de Ségolène Royal ».