Alors
que de nombreux touristes français et des milliers de Franco-Tunisiens
s’apprêtent à traverser la Méditerranée pour aller bronzer tranquillement sur
les plages de la “douce Tunisie”, manger du couscous à l’harissa, boire du thé
à la menthe à Sidi Bou Saïd et respirer l’odeur du jasmin, le Général Ben Ali
réprime dans le sang les “révoltes populaires” dans le Sud du pays et tout ça
dans une quasi-indifférence de la communauté internationale en général et de la
France en particulier.
Certes
la Tunisie n’est ni le Tibet, ni le Darfour ni la Colombie d'Ingrid Betancourt
mais il est néanmoins très choquant de voir cette indignation sélective,
d’autant plus, qu’après la mort le 6 juin dernier, du jeune Ben Ridha Bel
Hafnaoui, au seuil de ses vingt ans, la répression continue dans le bassin
minier à Redeyef…