La conférence intergouvernementale (CIG) a abouti le 19 octobre 2007, à
Lisbonne, à la rédaction définitive d’un nouveau traité, destiné à remplacer
l’ancien traité constitutionnel européen (TCE).
Elaboré dans le dos des parlementaires européens, depuis juillet dernier, par des représentants de chefs d’Etat, ce texte sera sans doute soumis à ratification avant les élections municipales de mars 2008.
Mais, instruit par les déboires d’un certain Jacques Chirac, lors du référendum du 29 mai 2005, Nicolas Sarkozy n’envisage pas de s’adresser à nouveau au peuple français. Comme l’a annoncé la presse, c’est le congrès, assemblée nationale et sénat réunis en séance, qui sera convoqué pour voter ce texte par au moins 3/5 des voix.
En agissant ainsi, le président de la république tente en fait un véritable
coup de force contre les votes populaires exprimés en France, mais aussi en
Hollande en 2005…
