En
décidant brusquement de l’arrêt de la publicité sur l’audiovisuel public,
Nicolas Sarkozy a signé l’arrêt de mort du groupe France Télévisions et plus
particulièrement de France 3. Le 25 juin dernier, il a confirmé que l’estocade
serait portée dès le 1er janvier 2009 : la télévision publique n’aura plus les
moyens de se financer. Son président sera nommé par le pouvoir exécutif.
Avec
ce projet de réforme, c’est l’avenir de la liberté de la presse sous toutes ses
formes qui est remis en question, c’est aussi celui de la liberté d’expression
(celle des journalistes mais également de l’ensemble de la population dont les
journalistes se font quotidiennement l’écho), autant d’éléments indispensables
au principe même de démocratie.
Et les
téléspectateurs paieront deux fois : la redevance ajoutée aux taxes sur la
téléphonie mobile et internet. Et surtout, ils auront le choix entre des
télévisions privées gavées de publicité à la botte du pouvoir et des
télévisions publiques privées de publicité, sous-financées, à la botte
également du pouvoir.
C’est
un retour à la propagande pure et simple et une attaque sans précédent contre
la démocratie et le pluralisme de l’information !
