7 avril 2013

Les contribuables n'ont pas à payer la défense de Jean-Noël Guérini !

Jean-Noël Guérini, officiellement né le 1er janvier 1951 (en réalité, il serait né le 25 décembre 19501) à Calenzana (Haute-Corse)
A l'heure où l'affaire Cahuzac discrédite encore un peu plus le personnel politique, Jean-Noël Guérini, président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, mis en examen depuis le 5 mars pour détournement de fonds publics, a eu le culot de proposer que les contribuables prennent en charge les frais juridiques liés à sa défense au pénal... 


Lors du vote du budget, le Conseil Général des B-d-R vient de décider que ce seront les contribuables de Marseille et des Bouches-du-Rhône qui paieront la défense de son Président. 

Cette délibération a été votée par la majorité départementale (socialistes, communistes et indépendants). La droite a voté contre. A gauche, seuls Michel Pezet, Marie-Arlette Carlotti (candidate à la Mairie de Marseille) et Janine Ecochard se sont abstenus. 

C'est la deuxième fois que Jean-Noël Guérini est convoqué devant un juge. En septembre 2011, il a déjà été mis en examen pour prise illégale d'intérêt, trafic d'influence et association de malfaiteurs, dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux. Et c'est la deuxième fois que Jean-Noël Guérini demande à la collectivité de payer ses frais d'avocats !

De quel droit le contribuable devrait-il payer les frais de justice d’un politicien mis en cause pour détournement de fonds publics? C'est à Jean-Noël Guérini, mis en examen, placé en garde à vue, d'assumer seul les frais de sa défense comme n'importe quel autre citoyen.

La décence aurait voulu que Jean-Noël Guérini ne cherche pas à faire assumer financièrement ses ennuis judiciaires par la collectivité. Dans cette situation particulière, ce que le droit permet, la morale la plus élémentaire le réprouve.

Parmi les grands pays démocratiques du monde, il n'y a pratiquement qu'en France où l'on peut voir des élus prendre des décisions de cette nature !

Mais il reste encore la possibilité de se révolter massivement contre cet abus en appelant solennellement les élus du Conseil Général de Bouches-du-Rhône à revenir sur leur vote pour ne pas se rendre complices de ce passe-droit qui minerait encore un peu plus la confiance des citoyens envers les élus de la République.
 
 


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Photo Creative Commons par MediaCam13



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