9 juin 2015

Traité transatlantique : Non au coup de force des firmes multinationales !

Le traité de libre-échange transatlantique (TAFTA en anglais), est un accord commercial entre l'Union européenne et les États-Unis
Selon le futur traité de libre-échange transatlantique (plus connu sous les noms de TAFTA ou TTIP), les firmes multinationales auront la possibilité d'attaquer les États en justice devant des tribunaux extrajudiciaires si des lois leur déplaisent.

Face à cette menace, la plus grave depuis la seconde guerre mondiale, les membres de la Commission européenne et les chefs d’Etat européens ne doivent pas remettre les clés de notre démocratie à Monsanto, Bayer, Nestlé, Coca-Cola et consorts…


Le traité de libre-échange transatlantique, négocié dans le plus grand secret, vise notamment a éliminer ce qu’on appelle les « irritants commerciaux », qui limitent la capacité d’échange de tout produit entre les États-Unis et l’UE. 

La «convergence réglementaire» est le terme aseptisé utilisé pour tenter d'imposer aux gouvernements l’obligation d’autoriser les produits et services qui ne satisfont pas aux normes domestiques. Il s’agit en fait des politiques considérées comme fondamentales sur la sécurité alimentaire, environnementale, sanitaire ainsi que toutes les autres politiques qui composent le pacte social. 

Pour les rédacteurs de ce projet, il convient de réduire ou d’écarter ce qu’il y a de meilleur en termes de protection de l’environnement, de santé des consommateurs et de diminuer les contraintes que la puissance publique peut mettre en place pour réguler les activités des multinationales. Ce qui est promu comme des règles «de haut niveau du 21e siècle» pour l’économie mondiale est en réalité un régime qui ferait reculer les progrès obtenus par les mouvements sociaux au cours du 20e siècle.

Mais ce traité autoriserait de plus les firmes multinationales à attaquer en justice des lois ou à exiger des indemnisations si leurs “revenus futurs anticipés” sont affectés par des décisions démocratiques des états. 

Paris et les autres capitales européennes fourmillant de lobbyistes, le futur TAFTA permettrait ainsi de consolider la mainmise des multinationales sur les décisions nous affectant au quotidien. La France et les autres pays européens verraient affluer les pesticides tueurs d’abeilles, les 4x4 les plus énergivores, les OGM et les semences mutantes, le saumon génétiquement modifié et autres curiosités de ce genre…

La Commission de Bruxelles est prétendument à l’écoute des consommateurs européens mais 97% d’entre eux ont récemment répondu dans un sondage officiel qu'ils ne souhaitaient pas que des tribunaux d’arbitrage privés puissent décider des lois sociales et environnementales votées par les états.

Un encadrement beaucoup plus strict des activités des multinationales s’impose donc, plutôt qu’une fuite en avant vers des accords de «libre-échange» élaborés dans le plus grand secret.

Les membres du Parlement européen ayant le pouvoir de rejeter n'importe quel traité, des centaines d’organisations en France et partout en Europe ont lancé une gigantesque “initiative citoyenne européenne” pour contrer ce coup de force des firmes multinationales et faire en sorte qu'elles n’aient jamais le dernier mot sur des décisions qui nous affectent tous !


Pétition adressée aux dirigeants des institutions européennes et des États membres


Nous vous demandons de mettre fin aux négociations avec les États-Unis au sujet du traité de libre-échange transatlantique (TAFTA) et de ne pas ratifier l'Accord économique et commercial global (CETA) avec le Canada. Ces accords comportent des clauses telles que les règles de résolution des différents entre les États et les investisseurs ou de coopération réglementaire qui représentent un risque réel pour notre démocratie et l'état de droit. Nous voulons éviter la dégradation de nos normes sociales et environnementales, du droit du travail, de la protection des consommateurs et du respect de la vie privée. Nous nous opposons au démantèlement des services publics et de l'exception culturelle lors de négociations secrètes. Nous sommes en faveur d'un traité favorisant le commerce et l'investissement en Europe.

> Signer la pétition ICI

Photo Creative Commons par Yahoo Images 


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5 commentaires:

eau-du-robinet a dit…

Bonjour,

Le TTIP donne un pouvoir quasi illimité aux multinationales pouvoir qui leur permet de contourner les législations nationales en se placent haut dessus de nos lois voire haut dessus de notre constitution, de condamner le états et de faire payer l’addition des amendes aux contribuables !
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Adapter ce traité est la mort de notre constitution et ses valeurs républicaines !
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Si ce traite ultra-libéral et anti-démocratique est adopté nous avons des très gros soucis à faire.
Le TTIP est le déni de la démocratie, c’est un transfert de pouvoir politique aux multinationales donc nous serons les esclaves.
Ce traite nous imposera la mal-bouffe, une agriculture industrielle donc seulement le plus grandes structures pourront y exister et sans respect ni pour lez animaux ni pour la nature ni pour nous les consommateurs.
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Je suis scandalisé que nos représentants politiques restent dans la très grande majorité si silencieux au sujet du TAFTA. SOIT il sont complètement incompétent ou ce sont des traitres en puissance.

BA a dit…

Dans l’hebdomadaire PARIS-MATCH, publié le 27 octobre 1951, page 18, le journaliste pose la question :

« Que pensez-vous de la fédération européenne ? »

Le général Eisenhower répond :

« Rien ne pourrait nous être plus agréable que d’apprendre que les Etats d’Europe occidentale ont décidé de réunir dans une ville d’Europe – disons à Luxembourg – des délégués responsables, avec mandat de rédiger l’acte constitutionnel de l’Europe, de désigner la capitale de l’Europe, etc. et qu’à partir du 1er janvier, l’Europe occidentale fonctionnera comme fédération. Aucune décision ne pourrait mieux nous aider dans la tâche que nous poursuivons. »

En 1951, les Etats-Unis avaient décidé de créer une fédération européenne.

Les Etats-Unis l’avaient rêvé, Jean Monnet a commencé à le faire.

A propos de Jean Monnet :

Concernant les participants aux réunions du Groupe de Bilderberg, Jean Monnet est sur la première page, à la dernière ligne :

http://www.danielestulin.com/wp-content/uploads/portraits_bilderberg.pdf

Sur la deuxième page, à la première ligne, nous pouvons voir la photo d’un certain George C. McGhee.

George McGhee a servi comme ambassadeur américain en Turquie en 1952-1953, où il a soutenu sa candidature réussie à l’adhésion à l’OTAN.

George McGhee a joué un rôle dans les relations américaines avec la République du Congo et la République dominicaine au début des années 1960.

De Novembre 1961 à Avril 1963, il a occupé le poste de sous-secrétaire d’État aux affaires étrangères, sous l’admnistration Kennedy.

George McGhee a été nommé ambassadeur en Allemagne de l’Ouest de 1963 à 1968.

(Source : Wikipedia, version en langue anglaise)

Une citation très importante :

« Je pense que vous pourriez dire, déclara un jour le diplomate américain George McGhee, que le traité de Rome, qui a créé le Marché commun, a été mûri pendant ces réunions de Bilderberg et aidé par le flot de nos discussions. »

Source : "L’Europe sociale n’aura pas lieu", de François Denord et Antoine Schwartz, édition Raisons d’agir, page 40.

George McGhee avait le mérite de la franchise : le traité de Rome a été mûri pendant les réunions du groupe Bilderberg dans les années 1954 – 1955 – 1956.

Dès le début de la construction européenne, le traité de Rome était voulu par les Etats-Unis.

Le traité de Rome est l’oeuvre de grands banquiers, de grandes entreprises multinationales, de diplomates et de militaires membres de l’OTAN.

Dès le début, la construction européenne était anti-populaire, anti-sociale, anti-démocratique.

Et ça continue encore aujourd’hui.

zygzornifle a dit…

Ce coup de force est appuyé par les politiques soudoyés de droites comme de gauche ....

cleroterion a dit…

Je voudrais souligner le contresens que l'on fait sur le mot démocratie. Nos sociétés ne sont pas démocratiques et les décisions prises par nos gouvernement ne le sont pas davantage.

La démocratie, c’est quand des citoyens (et non des représentants) votent eux mêmes les lois auxquelles ils acceptent de se soumettre. Si nous vivions en vraie démocratie avec un peuple souverain, il est certain que le TAFTA n’existerai pas...

Ruut a dit…

Ce qui est bien avec ce traité c’est que l’état n’existera plus puisqu’il perdra sa légitimité a faire des lois.
C’est un coup d’état déguisé aussi sournois que les banques privées obligatoires pour l’état.
Merci l’UMPS.