Les
privatisations de grands groupes finissent souvent par démontrer l'incapacité
du secteur privé à gérer des projets sur le long terme : faillite des
opérateurs téléphoniques en France et en Allemagne, pénurie d'électricité en
Californie, scandales dans le secteur de l'eau notamment en Amérique du Sud,
problèmes de sécurité dans le secteur ferroviaire en Grande-Bretagne, etc.
Aujourd’hui,
AIRBUS n’échappe pas à cette règle. Après le bradage du GIE au secteur privé,
les actionnaires privés ont quasiment détruit l’entreprise, EADS et AIRBUS
étant passés d'une logique industrielle à une logique financière.
Comme
d’habitude, les chantres du libéralisme nous expliqueront que les
privatisations sont la seule manière de dégager de nouvelles ressources
financières et de développer l'entreprise dans un monde sans cesse plus
concurrentiel.
Mais
l'argent rapporté par l’entreprise privée va d'abord là où il peut se
reproduire le plus vite possible, à la bourse et pas dans le développement de
l'entreprise. Et au nom de cette rentabilité financière, tout un savoir-faire
est abandonné et les salariés qui le maîtrisent sont sacrifiés...
