
Toutes les
grandes démocraties du monde s’efforcent de garantir l’indépendance et la
transparence des grands médias publics : la France va-t-elle, dans ce domaine,
effectuer un grand bond en arrière ?
Nommer
directement les patrons de l’audiovisuel public par le pouvoir exécutif, comme
au bon vieux temps de l’ORTF et du ministre de l'information Alain Peyrefitte,
plutôt que de renforcer les conditions d’impartialité de cette désignation va à
contre-courant de l’Histoire.
Vouloir
améliorer de plus la qualité des programmes en tarissant la source vitale de
financement de la publicité constitue une mission quasiment impossible pour
l’audiovisuel public. Ne pas compenser le manque à gagner par des dotations
budgétaires suffisantes ne peut aboutir qu’à la paupérisation de France
Télévisions et de Radio France, à un moment justement où la crise économique
requiert les deniers publics sur tant d’autres fronts beaucoup plus urgents…