
Le
conseil d’administration du Bureau International du Travail (BIT), réuni à
Genève en novembre, a émis un avis défavorable sur le Contrat Nouvelles
Embauches (CNE), le jugeant non conforme à la convention de l'OIT N° 158 du 22
juin 1982 qui prévoit une protection des salariés en cas de licenciement.
Il
estime non raisonnable la période de deux ans au cours de laquelle les
employeurs peuvent rompre un CNE sans mettre en œuvre une procédure de
licenciement et s’oppose à ce que cette rupture n’ait pas à être justifiée par
une cause réelle et sérieuse.
Après
cette condamnation, le ministre du Travail, opérant une marche arrière toute,
annonce que " la décision de l’OIT nous impose de revoir la législation
nationale pour assurer la conformité avec la convention 158 sur le licenciement
".
Piètre
argumentation de Xavier Bertrand et de l’UMP en général, qui estimaient que la
question du respect de la personne embauchée en CNE ne se posait pas au moment
de la création de ce contrat en 2005…

