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06 novembre 2021

COP26 : le festival du statu quo...

La COP26 qui se tient à Glasgow du 31 octobre au 12 novembre, peu après la semonce du dernier rapport du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) nous alerte à nouveau sur les graves conséquences d’un dérèglement climatique déjà en marche.

Mais à l'image des précédentes COP et au vu de l’absence de trois pays importants (Chine, Russie et Brésil), la COP26  aura du mal à échapper à un bricolage constitué de la somme des égoïsmes nationaux, aussi bien en matière de financements que d’objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre…

02 avril 2016

Gazoduc Eridan : une menace pour la population de la vallée du Rhône !

Canalisation destinée au transport de matières gazeuses

Entériné par le Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, le projet de canalisation de transport de gaz naturel, appelé « Eridan » doit relier les départements des Bouches-du-Rhône à la Drôme et servir à développer les capacités de transport de gaz naturel dans le Sud-Est du pays. 

Mais ce gazoduc représente un véritable danger pour les habitants de la vallée du Rhône, région déjà soumise à de multiples pressions : LGV, autoroutes, centrales nucléaires, sites industriels... 



Cette installation, longue de 220 kilomètres, doit relier la station de compression de Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône) à celle de Saint-Avit (Drôme) et sa mise en service est prévue pour 2019-2020. Elle traversera 5 départements (Drôme, Ardèche, Gard, Vaucluse et Bouches-du-Rhône) ainsi que 59 communes. 220 km de gaz compressé à 80 atmosphères, enterré à 1 mètre seulement, dans une canalisation de 1.20 m de diamètre, soit le maximum autorisé.

Le montant des travaux s'élève à 620 millions d'euros, une subvention de la Commission européenne étant prévue à hauteur de 74 millions d'euros.  

Un gazoduc dangereux pour la population

Ce projet va anéantir des espaces agricoles en plantations d'oliviers, de maraîchage et de foin de Crau. Il menacera la nappe phréatique de la Crau qui alimente près de 270.000 personnes en eau potable en détruisant le poudingue, une roche sédimentaire détritique consolidée, qui sert de barrage aux pollutions. Il passera enfin à proximité de plusieurs écoles et serait une catastrophe humaine en cas d'accident sur le gazoduc.

En cas de rupture de la canalisation, le gaz peut provoquer des explosions suite à la formation de nuages de gaz, mais également des jets enflammés. Or, le gazoduc Eridan doit notamment passer aux pieds des centrales nucléaires de Marcoule et du Tricastin. Il passe à deux reprises sous le canal de Donzère-Mondragon qui sert à refroidir la centrale de Tricastin. En cas d'explosion du gazoduc, les réacteurs de la centrale ne seraient plus refroidis et 4 millions de personnes seraient impactées !

Les avis de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) confirment ce risque. L’étude de dangers  menée par le maître d’ouvrage GRTgaz a été jugée insuffisante par ces autorités scientifiques. Certains dangers potentiels ont été minimisés tandis que d’autres ont littéralement été écartés !

GRTgaz a reconnu lui-même la faiblesse de son étude de dangers en modifiant le tracé de sa canalisation mais aux abords de la centrale nucléaire uniquement. Or, après le tracé actuel du gazoduc, si l’on prend en compte les risques d’accidents occultés par GRTgaz, ce sont parfois des communes entières qui se retrouvent dans la zone d’effets létaux (zone de danger de niveau grave à très grave pour la vie humaine).

Les distances des effets létaux ont été largement minorées (1500 mètres autour du gazoduc au lieu des 3200 définis par l’IRSN). Et on se souvient à ce sujet de la rupture et l'inflammation d'un gazoduc le 30 juillet 2004 en Belgique, à Ghislenghien, faisant 151 victimes dont 18 morts.

De plus, le tracé du gazoduc se situe principalement en zones inondables. Les impacts sur les espèces et les milieux seront particulièrement importants avec la traversée de 13 zones Natura 2000 et de la réserve naturelle nationale des Ramières du Val de Drôme.

Les mesures compensatoires envisagées ne sont pas à la hauteur des enjeux environnementaux soulevés. Des espèces protégées telles que la loutre d’Europe ou la tortue Cistude vont être sérieusement impactées, d’autant plus que la prise en compte des zones humides et cours d’eau lors de l’étude d’impact représente un sérieux point faible montré du doigt par l’autorité environnementale elle-même.

Le projet ERIDAN a été déclaré d’utilité publique par Ségolène Royal, Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, alors même que d’autres tracés moins dangereux et largement moins coûteux sont possibles.

Pourquoi donc s’entêter dans un projet plus cher dans un contexte de crise, implanté dans une vallée du Rhône déjà sous pression ? Un projet d’autant plus incompréhensible qu’il ferait d’Eridan le plus gros gazoduc de France, alors que toutes les prévisions de consommation de gaz sont à la baisse... 


Photo Creative Commons 


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12 juillet 2014

Patagonie argentine : un paradis pour Total et l’exploitation des gaz de schiste

Argentine
Alors qu’en France,  une loi votée à l’été 2011, interdit l’usage de la fracturation hydraulique, qui consiste à injecter dans le sous-sol de grosses quantités d’eau sous pression, surchargée de dizaines, voire de centaines de produits chimiques toxiques, l’exploitation de ces ressources fossiles non conventionnelles s’accélère dans le reste du monde, notamment en Argentine. 

Ce pays est en effet devenu le nouvel eldorado des multinationales pétrolières, à commencer par Total qui détient déjà de nombreux permis, jusque dans une aire naturelle protégée…


28 août 2013

Syrie : le miroir irako-afghan

Carte
Les grandes manœuvres des armées américaines ne laissent guère de doute sur une prochaine intervention dans la guerre civile en Syrie. 

Pourtant, la sécurité des principaux pays occidentaux, celle de la France en particulier, n'est nullement menacée et la précipitation de François Hollande à vouloir engager nos forces militaires est largement incompréhensible…

26 novembre 2009

Sommet de Copenhague sur le climat : ni effet de serre, ni nucléaire !

Bloc de glace d'eau douce
Le changement climatique et ses conséquences sont aujourd’hui incontestables. En décembre prochain, au sommet de Copenhague, les dirigeants du monde entier devront parvenir à un nouvel accord sur le climat visant une diminution de 40% des gaz à effet de serre d’ici 2020 et de 85% en 2050, par rapport à 1990.

C’est en effet ce qui serait nécessaire pour éviter la catastrophe climatique selon les travaux des chercheurs du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat)…

15 septembre 2009

Contribution climat-énergie : une bonne blague de l'UMP...

Le ciel polluéUn impôt de plus sur la consommation, voilà la grande innovation de la commission d’experts présidée par Michel Rocard et que Nicolas Sarkozy tient à appeler " contribution énergie-climat ". 

Dans un pays qui bat des records en matière de fiscalité indirecte (81% des recettes fiscales de l’Etat contre 19% seulement pour l’impôt sur le revenu), il est complètement irresponsable de laisser «filer» encore un peu plus les impôts indirects en créant une nouvelle taxe.

Michel Rocard (à qui l’on doit déjà l’introduction en France de la «titrisation des créances», au cœur de la crise des «subprimes»), l’UMP et d’une certaine façon les Verts et le PS, accompagnent de fait cette grave dérive fiscale…