12 novembre 2014

Préserver les forêts et autres merveilles naturelles de l’île Woodlark !

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’île Woodlark est un véritable trésor biologique avec ses 42 espèces endémiques répertoriées : grenouilles, reptiles, gastéropodes ainsi que le couscous de Woodlark, un petit marsupial nocturne. 

Les scientifiques estiment encore nombreuses les espèces à découvrir sur l'île mais la forêt tropicale abritant cette faune exceptionnelle est sur le point d’être rasée pour produire du bois de construction et des meubles de jardin... 


L'île Woodlark ou Woodlark Island, aussi connue sous le nom de Muyuw ou Murua, est une île qui fait partie des îles Trobriand, dans la province de Milne Bay en Papouasie-Nouvelle-Guinée. 

L’habitat naturel de la faune de cette île est aujourd’hui menacé par la société  Karridale qui souhaite couper à blanc 17 600 hectares de forêt, soit un cinquième de l’île. Selon les populations autochtones qui rejettent majoritairement ce projet, l’entreprise malaisienne chercherait en réalité à déboiser plus de la moitié de l’île.

Installation de camps, importation de machines lourdes, l’offensive de la société  Karridale est imminente. Les bûcherons n’attendent plus que l’ordre de lancement des opérations selon Simon Piyuwes, un insulaire qui mène la résistance pour préserver ce paradis naturel.

Autre danger, les permis aurifères déposés par plusieurs sociétés minières, notamment la société minière Kula qui se distingue par une insuffisance notoire des informations communiquées à la population et les conséquences écologiques d’un projet de trois mines à ciel ouvert.

Les 6 000 habitants de Woodlark appellent donc au soutien de la communauté mondiale et lancent une pétition internationale pour bloquer ces projets dévastateurs. Grâce à la mobilisation conjuguée des populations locales et de la communauté internationale, un projet de plantations de palmiers à huile avait déjà été bloqué en 2008. 



Monsieur le Premier ministre,
Madame, Monsieur,

Les 6 000 habitants de l'île Woodlark vivent en harmonie avec la nature de leur pays. 

Les forêts vierges de l’île abritent au moins 42 espèces endémiques dont l’emblématique couscous de Woodlark. Et les scientifiques estiment encore nombreuses les espèces restant à y découvrir…

Aujourd’hui, la société malaisienne Karridale Limited projette de déboiser 17 600 hectares des forêts de Woodlark, soit un cinquième de l’île. Selon les communautés autochtones, l’entreprise chercherait en réalité à déboiser plus de la moitié de l’île. 

La population rejette majoritairement le projet. Beaucoup d’insulaires estiment avoir été pris au dépourvu et se mobilisent pour préserver la nature de leur pays. Les chercheurs redoutent la perte des moyens de subsistance pour de nombreuses espèces animales.

Nous vous demandons de prendre en considération les choix de la population et de mettre un terme au projet de Karridale.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, Madame, Monsieur, à l'assurance de notre considération et de notre vigilance citoyenne.



> Pour signer la pétition, cliquer ICI





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1 novembre 2014

Barrage de Sivens : la mort de Rémi Fraisse pouvait être évitée…

Suite au décès de Rémi Fraisse, le Conseil général du Tarn, réuni en assemblée plénière à Albi, vendredi 31 octobre, a décidé de suspendre les travaux du barrage de Sivens. 

Mais les élus de l’assemblée départementale se refusent à parler d'abandon bien que ce projet d‘un coût environnemental et financier excessif soit complètement inadapté et au seul profit de pratiques agricoles qui sont une impasse pour les agriculteurs comme pour la société toute entière...



Rémi Fraisse a bien été tué par une grenade offensive lancée par les forces de l’ordre, comme l’a reconnu à demi-mot le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, en suspendant l’utilisation de ce type de grenade. Ce drame, qui s’est déroulé dans un lieu où s’épanouissait il y a quelques mois une forêt vivante, n’est pas un simple accident et aurait pu être évité si le gouvernement avait été attentif au respect de la loi et de la démocratie.

De nombreux témoignages attestent que l’action de la police a été extrêmement violente depuis la fin août à l’encontre des opposants installés sur la Zad (Zone d’Aménagement Différé pour les aménageurs, Zone À Défendre pour les écologistes). Certes, plusieurs militants écologistes ont, lors des affrontements de début septembre, lancé des projectiles et parfois des cocktails molotov sur les forces de police mais l’esprit dominant sur la Zad était, avant le 25 octobre, à la non-violence.

Une vingtaine de plaintes, liées à des violences supposées de gendarmes, ont été déposées devant la justice. Elles montrent que, bien avant la mort de Rémi Fraisse, les occupants de la zone humide du Testet ont été soumis à un régime de violence quotidien.

C’est pourquoi la mort de ce jeune homme résulte avant tout de l’obstination de hauts responsables politiques et administratifs qui ont, contre l’évidence, conduit à une situation où la seule issue était malheureusement la violence. 

Le projet de barrage, présenté comme d'intérêt général, est en fait destiné pour 70% à l’irrigation intensive d'une vingtaine de fermes et pour 30% au soutien d'étiage (dilution des pollutions). Et on connaît la tactique suivie par les promoteurs du projet : aller le plus vite possible pour réaliser le barrage. Ensuite, la justice pourrait bien juger de son illégalité, le barrage serait là, inamovible.....

Rappelons les faits rappelés par les collectifs de sauvegarde de la zone humide du Testet, créé en 2011 pour protéger la dernière zone humide d’importance du bassin versant du Tescou (Nord-Ouest du Tarn) menacée de destruction par ce projet de barrage :

- l’enquête publique avait conclu à un avis favorable, sous réserve d’un avis positif du Conseil National de Protection de la Nature. Or, ce dernier a rendu un avis nettement défavorable !

- les travaux de défrichement se sont déroulés sans autorisation préalable de défrichement ! 

- les opérations obligatoires de diagnostic archéologique préalable ont été oubliées !

- le conflit d’intérêt est manifeste, puisque la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne a établi l’étude concluant à la nécessité des travaux, alors que c’est elle qui doit les réaliser !

Par ailleurs, Delphine Batho, anciennement ministre de l’Ecologie, a eu à étudier le projet de barrage et dit avoir refusé l’autorisation, en raison de l’avis du Conseil national de protection de la nature.

On a aussi traité par le mépris ceux qui, s’engageant pacifiquement mais au péril de leur santé, ont fait plus de cinquante jours grève de la faim afin, simplement, d’obtenir un débat...

Mais l’obstination du président PS du Conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, à mener les travaux quoi qu’il en coûte, avec l’appui du préfet et du premier ministre Manuel Valls, a conduit à la mort d’un jeune homme. Tous ceux qui se sont tus parmi les responsables politiques en situation de peser portent également une terrible responsabilité historique.

29 ans après l’action de François Mitterrand contre Greenpeace, un gouvernement socialiste est à nouveau responsable de la mort d’un militant écologiste.

Ce mépris de la loi, de la démocratie, du droit des populations locales ne peuvent qu’alimenter le dégoût des citoyens pour les pouvoirs politiques et risquent de préparer des lendemains qui déchantent pour le pays...




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