29 janvier 2015

Monsieur François Hollande, encore un effort pour abroger le délit de blasphème partout en France !

L’attentat contre Charlie Hebdo n’a pas seulement tué douze personnes mais s’est aussi attaqué à la liberté d’expression et à la démocratie. 

En France, cette liberté fon­da­men­tale implique le droit de cri­ti­quer les reli­gions et de les tour­ner en déri­sion. 

Ce que les dogmes religieux appellent « blasphème » concerne en fait les seuls adeptes d’un culte donné et ne sau­rait donc s’appliquer à l’ensemble des citoyens… 


Le blas­phème est un droit de la Répu­blique, légi­time et auto­risé. Seules sont inter­dites et sanc­tion­nées péna­le­ment les attaques contre les per­sonnes ou les groupes de per­sonnes, quand elles revêtent un carac­tère dif­fa­ma­toire, raciste, anti­sé­mite, xéno­phobe ou dis­cri­mi­na­toire.

Mais il existe toujours en France, dans les dépar­te­ments d’Alsace et de Moselle, un « délit de blas­phème », ves­tige dans le « droit local des cultes » de l’occupation bis­mar­ckienne de 1870. Il est tou­jours prévu et réprimé par l’article 166 du droit pénal local !

Et si après l’attentat contre Charlie, le gouvernement de François Hollande a promis de prendre un certain nombre de  mesures d’ordre administratif, juridique ou policière, il n’a pas annoncé de mettre fin au délit de blasphème en Alsace-Moselle !

Pourtant, une telle abro­ga­tion ne por­te­rait pas atteinte au libre exer­cice des cultes, puisque celui-ci est garanti par­tout en France par la Consti­tu­tion et la loi du 9 décembre 1905. Ce serait même un acte hau­te­ment sym­bo­lique, un devoir mini­mal du Par­le­ment et du Gou­ver­ne­ment fran­çais, à l’égard de la mémoire des vic­times de la liberté d’expression, saluée le 11 jan­vier par des mil­lions de per­sonnes qui ont défilé dans la rue. 

Mettre fin à cette déro­ga­tion locale poten­tiel­le­ment meur­trière aurait en même temps la valeur d’une réaf­fir­ma­tion, pour l’ensemble du ter­ri­toire, de la por­tée des liber­tés républicaines et un signal fort à l’égard de toutes les religions dont l’Islam qui a pris un sérieux retard sur la nécessaire conversion laïque.

Si François Hollande s’était engagé pendant la dernière campagne présidentielle à « ins­crire les prin­cipes fon­da­men­taux de la loi de 1905 sur la laï­cité dans la Consti­tu­tion » le pro­gramme du can­di­dat, publié le 26 jan­vier 2012, faisait appa­raître hélas une pro­po­si­tion numéro 46, sour­noi­se­ment anti-laïque : « La Répu­blique assure la liberté de conscience, garan­tit le libre exer­cice des cultes et res­pecte la sépa­ra­tion des Églises et de l’État, confor­mé­ment au titre pre­mier de la loi de 1905, sous réserve des règles par­ti­cu­lières appli­cables en Alsace et Moselle. »

Avec cette phrase et sous cou­leur de défendre la laï­cité, François Hollande voudrait ainsi graver dans le marbre le Concor­dat napo­léo­nien en Alsace-Moselle et par voie de conséquence aujourd'hui le délit de blasphème. 

Mais donner des gages aux religions n’est sans doute pas la meilleure réponse à apporter pour défendre la laïcité. C’est pourquoi, il convient d’exiger de la part du gouvernement l’abrogation immé­diate, par voie légis­la­tive, de ce délit de blas­phème déro­ga­toire aux lois de la Répu­blique et lié à la prétendue jus­ti­fi­ca­tion de meurtres barbares...



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Plus d'infos sur :

22 janvier 2015

Non au barrage de Don Sahong dans le bassin du Mékong !

delta du Mékong
Delta du Mékong.
Dans le bassin du Mékong, le projet de barrage hydroélectrique de Don Sahong menace l'écosystème du plus important fleuve d’Asie du Sud-est ainsi que les moyens de subsistance de millions d’habitants au Cambodge, au Laos, en Thaïlande et au Vietnam. 


Malgré tous les avis des experts autorisés, les pays concernés doutent encore de l’impact négatif de ce projet sur l’environnement, notamment sur le déplacement des poissons dans le cours principal du Mékong…


8 janvier 2015

Hommage aux dessinateurs et journalistes de Charlie Hebdo

Mercredi 7 janvier 2015, en fin de matinée, deux hommes vêtus de noir et lourdement armés entrent dans le siège du journal Charlie Hebdo à Paris.
 
Ils ouvrent le feu à la Kalachnikov, tuant douze personnes dont deux policiers et blessant grièvement quatre personnes, ce qui constitue le bilan le plus meurtrier d'un attentat en France depuis 1961… 


1 janvier 2015

Retour sur 2014 et bonne année 2015

L’année 2014 qui s’achève marque la mi-mandat du quinquennat de François Hollande, trente mois s’étant écoulés depuis l’élection présidentielle du 6 mai 2012 jusqu'au 6 novembre dernier.

Mais, pour une majorité de Français, c’est aussi la fin d'un certain espoir qu’avait suscité la victoire du candidat socialiste pour apporter des réponses sérieuses aux difficultés que rencontrent des millions de salariés et leurs familles…


19 décembre 2014

La Chine doit agir maintenant pour sauver les éléphants d'Afrique !

L'éléphant d'Afrique
L'éléphant d'Afrique.
En Tanzanie, environ trente éléphants sont tués chaque jour, et à ce rythme, la population des pachydermes de ce pays sera exterminée d'ici à 2020.

Les éléphants d'Afrique en général sont victimes de la forte hausse de la demande en ivoire des pays d’Asie qui a fait exploser le braconnage, des quantités de plus en plus importantes d'ivoire étant vendues dans un nombre croissant de boutiques en Chine...




6 décembre 2014

Quand la France se suicida en 1973…

Noeud coulant
Noeud coulant.
Depuis la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, reprise ensuite à son compte par l'union Européenne, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres effets à l’escompte de la banque de France.

En clair, la banque de France a interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer par des emprunts, contre intérêts, auprès de banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France…