3 août 2012

Il faut retirer son permis de prospection à Shell pour sauver l'Arctique !

L'ours blanc, aussi connu sous le nom d'ours polaire, est un grand mammifère omnivore originaire des régions arctiques
Un combat vital se joue actuellement dans l’Arctique. Au lieu de définir une stratégie pour sauver cette région immaculée qui occupe une position clé dans l'équilibre physique, chimique et biologique de la planète, les Etats-Unis ont donné à Shell l'autorisation d'aller y faire de l'exploration pétrolière.
 
Mais il y a peut-être encore un petit espoir de stopper cette folie en s’adressant à la personne qui peut tout arrêter…


L’Arctique est très sensible aux changements climatiques par l'évolution des courants marins ou de la température et ses réactions se répercutent largement sur l'état global de l'environnement de la planète entière.
 
Cette région de neige et de glace est en train de fondre bien plus vite que la plupart des scientifiques ne l'anticipaient. Le changement climatique provoque une augmentation dangereuse des températures et il y a quelques jours seulement, un bloc de glace de 40 kilomètres de long s'est détaché au Groenland. D’après les dernières mesures satellite, la banquise aurait fondu de quelque 508 000 kilomètres carrés - soit à peu de choses près la superficie de la France - lors de la dernière semaine de juin par rapport à la même semaine en 2011 !
 
Certains experts prévoient que dans à peine 4 ans, l'Arctique n'aura plus de surface gelée durant les mois d'été, ce qui fera encore grimper les températures et le niveau des océans à cause de la fonte du Glacier du Groenland.
 
Mais pour d'autres, ce désastre planétaire constitue une sorte de ruée vers l'or du 21e siècle. Les firmes et les pays qui espèrent récolter des milliards de dollars  font la queue pour s'arroger leur part de pétrole, de gaz et de minéraux. Pour eux, l'Arctique n'est pas le pays des baleines et des ours blancs mais un nouvel horizon économique, et c'est l'une des raisons pour lesquelles des nations comme les Etats-Unis, le Canada et la Russie ont bloqué pendant des années les traités internationaux sur le climat.
 
Et d'ici à quelques jours, la plus grande entreprise du monde va forer des puits de pétrole dans l’Arctique. Ce forage a déjà été condamné par le gouvernement britannique, les compagnies d'assurance, Greenpeace et d'autres associations de sauvegarde de la nature.
 
Les spécialistes ne sont pas les seuls à tirer la sonnette d’alarme. Les acteurs Jude Law, Robert Redford et Penelope Cruz, le réalisateur Pedro Almodovar ou encore le chanteur du groupe Radiohead Thom Yorke se sont effet associés à la campagne lancée par Greenpeace le 21 juin dernier en marge du sommet Rio+20 au Brésil.
 
Baptisée Save the Arctic (« Protégeons l’Arctique »), elle vise à faire de l’Arctique une zone naturelle préservée. Celle-ci serait placée « sous la protection des Nations Unies, afin d’empêcher l’exploitation du pétrole et des ressources naturelles de la région ». « Il (s’agirait) d’un statut similaire à celui de l’Antarctique, protégé depuis une vingtaine d’années par le protocole de Madrid. 
 
Mais vu les intérêts financiers en jeu et la force du lobby pétrolier, on imagine cependant mal une sanctuarisation à court ou même à moyen terme mais l'Agence américaine de protection de l'environnement peut encore empêcher les forages prévus. 
 
La responsable, Lisa Jackson, peut dès à présent révoquer le permis Arctique de Shell car les bateaux de la firme ne satisfont pas aux contrôles sur la pollution de l'air, ce qui viole les termes du dit permis. Lisa Jackson a déjà tenu tête aux géants de l'industrie de l'énergie par le passé mais  Shell est un Goliath qu'il est difficile d'évincer. C’est pourquoi, Il n’y a pas de temps à perdre pour empêcher les immensités sauvages de devenir des champs de puits de pétrole. 
 
La décision est simple : soit préserver le futur de la planète et de l'humanité, soit augmenter les profits des géants pétroliers avec un risque accru de 40% de marée noire. Si le permis est accordé aujourd’hui à Shell, alors Total, Chevron et les autres viendront eux aussi salir ces magnifiques paysages de glace avec leurs stations de forage, leurs pompes et leurs tuyaux…


Pour stopper Shell, sauver l'Arctique et envoyer un message à Lisa Jackson de l'Agence américaine de protection de l'environnement, cliquer ICI




Photo Creative Commons par Flickr 


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1 commentaire:

sauveur a dit…

Il y aura toujours des gens qui continueront à lutter pour que les entreprises malsaines disparaissent enfin et que les Shell, Total et autres destructeurs du monde se reconvertissent enfin dans des activités réparatrices.

Ils finiront pas céder si nous ne lâchons rien et que nous devenons toujours plus nombreux à demander réparations et arrêt des massacres.