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11 avril 2016

Panama Papers : en finir avec le secret bancaire !

Pays de 75 420 km2
Les Panama Papers désignent la fuite de plus de 11,5 millions de documents confidentiels issus du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, détaillant des informations sur plus de 214 000 sociétés offshore.  

Ces révélations sont certes importantes mais vouloir faire croire, comme François Hollande, son ministre des finances Michel Sapin et son secrétaire d’Etat au budget Christian Eckert, que l’administration française a découvert, à la lecture de ces documents, les exploits des sociétés financières françaises présentes au Panama relève de la plaisanterie…

20 février 2009

Manifeste de neuf intellectuels antillais pour "des sociétés post-capitalistes"

AntillesAprès la mort d'un syndicaliste à Pointe-à-Pitre, la situation reste très tendue en Guadeloupe. Pendant que Nicolas Sarkozy envoie quatre escadrons de gendarmerie en renfort, neuf Antillais, Martiniquais ou Guadeloupéens ont confié à Mediapart un Manifeste qui donne un profond sens politique aux révoltes de la Guyane, de la Réunion demain, en passant par la Guadeloupe et la Martinique. 

Autour du poète Edouard Glissant, ils sont huit autres signataires: l’artiste-peintre Ernest Breleur, l’écrivain Patrick Chamoiseau, le sociologue Serge Domi, le comédien et auteur dramatique Gérard Delver, le philosophe Guillaume Pigeard de Gurbert, les universitaires Olivier Portecop et Olivier Pulvar et enfin, le politologue Jean-Claude William.

Surtitré «Martinique - Guadeloupe - Guyane - Réunion» et sous-titré «Pour les “produits” de haute nécessité», ce texte littéraire dans la forme mais politique sur le fond défend, contre l’exploitation du travail et l’inégalité des richesses qui sont au cœur du système économique hérité du colonialisme, ces “produits” non marchands que sont liberté, égalité et fraternité.

Surtout, ce Manifeste des neuf dessine un modèle économique alternatif au modèle dominant aujourd’hui en crise et dont les départements d’Outre-mer offrent une caricature aggravée, entre vie chère, pauvreté accrue, dépendance, consommation et subvention.

La réflexion écologique y est essentielle, promouvant une réponse à la surexploitation de territoires pollués et appauvris, totalement enchainés à une économie locale reposant sur l’import-export, contrôlée pour l'essentiel par la caste béké, propriétaire d’une richesse considérable, en particulier au niveau foncier et possédant aussi les principales sociétés d’importation et de distribution.