5 octobre 2013

Défendre l'Arctique, c'est défendre le climat !


Arctique : plus de banquise en 2040
Le 18 septembre dernier au matin, deux activistes de Greenpeace International ont été arrêtés alors qu'ils protestaient contre les projets de forages en Arctique sur une plateforme de Gazprom, la Prirazlomnaya, en mer de Pechora. 

Le jour suivant, la garde russe a, de manière totalement illégale, abordé le navire de Greenpeace, l'Arctic Sunrise, alors qu'il se trouvait en dehors des eaux territoriales russes et arrêté 30 membres d'équipage, sous la menace d'armes à feu. 

L’équipage a été conduit dans des centres de détention, où ils ont été retenus et interrogés par les autorités russes. Après comparution en audience préliminaire devant un tribunal de Mourmansk, l'ensemble des militants, ainsi qu'un photographe et un cadreur indépendants, ont été condamné à 2 mois de détention préventive le temps d'une enquête pour acte de piraterie en groupe organisé. Ils encourent jusqu'à 15 ans de prison pour avoir voulu s'interposer contre un crime environnemental… 


 

Message à l’Ambassade de la Fédération de Russie en France

40-50 bd. Lannes,

75116 Paris


 
Monsieur l’Ambassadeur,

Mercredi 18 septembre au matin, deux activistes de Greenpeace ont été arrêtés alors qu’ils menaient une action pacifique sur le Prirazlomnaya, une plateforme d’exploitation pétrolière offshore de Gazprom. Les militants de Greenpeace voulaient empêcher la compagnie russe de poursuivre ses activités de forage dans les eaux arctiques de la mer de Pechora.

Le lendemain, jeudi 19 septembre, les gardes-côtes russes ont illégalement abordé l’Arctic Sunrise, le bateau de Greenpeace, alors qu’il se trouvait hors des eaux territoriales russes. Ils ont maintenu les 30 passagers sous surveillance armée pendant cinq jours, pendant que le bateau était remorqué jusqu’au port de Mourmansk. À leur arrivée, ils ont été placés dans différents lieux de détention.

Les 26 et 29 septembre, les 30 militants ont comparu en audience préliminaire devant un tribunal de Mourmansk. À l’issue des auditions, tous ont été placés en détention provisoire pour une durée de deux mois, le temps que soit menée une enquête pouvant donner lieu à des poursuites pour piraterie.

L’argument selon lequel ces militants pacifiques se seraient livrés à des actes de piraterie n’est pas défendable au regard du droit international ni de la législation russe. Le président V. Poutine lui-même a affirmé que ces activistes n’étaient pas des « pirates ». Il est honteux de mettre ainsi des manifestants pacifiques derrière les barreaux.

Greenpeace International s’est rendue dans l’Arctique russe pour témoigner de ce qui s’y passe et exprimer de façon non violente son opposition aux projets insensés de forage pétrolier dans la région. La menace qui pèse sur l’Arctique ne vient pas de Greenpeace mais des compagnies pétrolières comme Gazprom.

Il convient donc que les militants de Greenpeace soient immédiatement libérés, que l’Arctic Sunrise soit autorisé à reprendre sa route et qu’il soit mis fin aux forages pétroliers offshores en Arctique.

Il convient instamment de :

-  libérer sans délai les 30 militants détenus par les autorités russes à Mourmansk ;

- veiller à ce qu’ils puissent consulter un avocat ou un conseiller juridique de leur choix, bénéficier des services consulaires et de traducteurs et s’entretenir avec des inspecteurs des droits humains, et ce pendant toute la durée de leur détention ;

- ouvrir une enquête sur les activités dangereuses et destructrices des compagnies pétrolières dans l’Arctique ;

- interdire les forages pétroliers offshores dans l’Arctique une fois pour toutes.

Je vous demande de transmettre cette demande au gouvernement russe sans délai afin de faciliter la prompte libération de ces militants et de mettre fin à cette agression disproportionnée et à la répression injustifiée dont ils sont victimes.

Je vous prie de croire, Monsieur l’Ambassadeur, en l’assurance de ma respectueuse considération.


Albert Ricchi



Photo Creative Commons par Yahoo Images


  

 

Aucun commentaire: