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25 avril 2018

Mettre fin à l’escroquerie de la dette publique : une vraie réforme que ne fera pas Emmanuel Macron…

Evolution de la dette
Depuis la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, dite « loi Rothschild » du nom de la banque dont était issu l’ancien président de la République Georges Pompidou, l’État est obligé de se financer par des emprunts, contre intérêts, auprès de banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt à la Banque de France.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron, issu lui aussi de la banque Rothschild, n'évoque jamais le contenu de cette loi aberrante, préférant faire des coupes sombres dans les budgets sociaux, augmenter de 25% la CSG pour les retraités, baisser de le montant des APL, etc. pour réduire le déficit de l’Etat…  


8 août 2017

De Pompidou à Macron, le système Rothschild tire toujours profit de la dette publique...

La problématique de la dette publique est omniprésente dans le monde politique
Depuis la loi de 1973, dite « loi Rothschild », du nom de la banque dont était issu l’ancien président de la République, Georges Pompidou, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron, issu lui aussi de la banque Rothschild, ne compte pas bien sûr remettre en cause cette loi, préférant faire des coupes sombres dans les budgets sociaux pour réduire le déficit de l’Etat… 

1 janvier 2017

Retour sur 2016 et bonne année 2017

2017, dernière année pleine du quinquennat de François Hollande
L’année 2016 qui s’achève a vu la fin d’un long suspense. En annonçant sa décision de ne pas se représenter en 2017 pour un second mandat, François Hollande est entré malgré lui dans l’histoire de la 5ème République en étant le seul président depuis 1958 à avoir renoncé à une possible réélection.

Dernière année pleine du quinquennat, l'année 2016 n'aura pas fait exemption à la règle hollandaise. D'un côté quelques réformes sociétales par-ci par-là et de l’autre l’absence de vraies réformes économiques et sociales, voire le vote de « réformes » que la droite n’avait pas osé faire jusqu’alors, le tout sur une valse de premiers ministres, ministres et secrétaires d’état successifs...


1 janvier 2015

Retour sur 2014 et bonne année 2015

Bonne année 2015
L’année 2014 qui s’achève marque la mi-mandat du quinquennat de François Hollande, trente mois s’étant écoulés depuis l’élection présidentielle du 6 mai 2012 jusqu'au 6 novembre dernier.

Mais, pour une majorité de Français, c’est aussi la fin d'un certain espoir qu’avait suscité la victoire du candidat socialiste pour apporter des réponses sérieuses aux difficultés que rencontrent des millions de salariés et leurs familles…

6 décembre 2014

Quand la France se suicida en 1973…

Un nœud coulant est un nœud permettant de serrer une corde autour d'un objet
Depuis la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, reprise ensuite à son compte par l'Union Européenne, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres effets à l’escompte de la Banque de France.

En clair, l’État est condamné à se financer par des emprunts, contre intérêts, auprès de banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la Banque de France…  


Depuis l’application de cette loi, peu connue du grand public, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement. Une situation ubuesque qui s’est encore aggravée depuis la crise de 2008 où, en volant au secours des institutions financières, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui lui reprochent aujourd’hui son endettement et lui appliquent en conséquence des taux usuraires. 

Comment en est-on arrivé là ? 


En 1973, après de 30 années de création monétaire, l'économie française était remise à flot. Dans l’esprit de l’ancien président de la République, Georges Pompidou, et des hauts fonctionnaires qui l’entouraient à l’époque, la France était désormais reconstruite suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale.  

Il semblait donc plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s'étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels, d'autant plus que ces mécanismes de création monétaire "facile" avaient été souvent utilisés pour financer le fonctionnement courant de l'Etat. 

Il s’agissait avant tout d'instituer un garde-fou afin de préserver le pays de l’inflation et des dévaluations de la monnaie en s'imposant une discipline budgétaire. Il apparut souhaitable à la fois d'encadrer les dérives potentielles de l'Etat et de sortir d'une ère d'économie administrée en établissant un autre système de financement.

Mais le problème, c’est que ces bonnes intentions finirent par faire le jeu du monde de la finance qui a vite vu l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système par lequel l’État devait obligatoirement passer pour emprunter. De ce point de vue, la loi de 1973 fut également le fruit d'un habile lobbying bancaire visant à neutraliser tous ceux qui étaient favorables au système en vigueur jusqu'ici.

Cette loi, dite aussi « loi Rothschild », du nom de la banque dont était issu l’ancien président de la République, a été abrogée en 1994 mais après avoir été étendue et confortée au niveau de l’Union européenne par les traités de Maastricht (à compter du 1er novembre 1993, article 104) et Lisbonne (à compter du 1er décembre 2009, article 123) que la France doit appliquer à la lettre ! 

Et aujourd’hui, on le voit aussi en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, ce ne sont plus les états qui gouvernent mais la « troïka » (Union européenne, Fond monétaire international et Banque centrale européenne) qui resserre toujours davantage son emprise financière sur les pays, notamment du Sud de l’Europe.  

Des chiffres qui donnent le tournis...


Au final, comme on le sait, la loi de 1973 n’a pas empêché l’État de s’endetter et contrairement à ce qu’escomptaient ses initiateurs, l’endettement public non seulement s’est poursuivi mais a augmenté considérablement, l’État étant  progressivement devenu l’otage d’un système financier privé. 

Si les taux d’intérêt ont fortement diminué, s'établissant à moins de 1% en moyenne ou même négatifs à certaines périodes de l'année depuis 2012, ils ont été très élevés par le passé. Dans les années 80, le taux d’intérêt moyen à 10 ans était de 11,9%,  dans les années 90 de 6,3%, dans les années 2000 de 3,9%. En 2011, les taux d'intérêt à dix ans notamment sur les emprunts d'Etat de la Grèce ont atteint des niveaux record, jusqu'à 17,68 % ! La tension sur la Grèce a poussé à la hausse les taux des autres pays fragiles de la zone euro : les rendements à dix ans de l'Irlande ont atteint 11,31 % et ceux du Portugal 10,46 % !

En 1978, la dette publique représentait 72,8 milliards d’euros et 21,2% du PIB.

En 1988, 302,8 milliards d’euros et 33,3% du PIB.

En 1998, 787,4 milliards d’euros et 59,6% du PIB.

En 2005, 1147,6 milliards d’euros et 66,8% du PIB. La charge de la dette (paiement des intérêts seuls) se montait à 47,4 milliards d'euros, soit la presque totalité de l'impôt sur le revenu payé par les Français. Cette charge était le deuxième poste budgétaire de l'État français, après celui de l'Éducation nationale et avant celui de la Défense. 

En 2007, 1211,6 milliards d'euros et 64,2 % du PIB. La charge des intérêts se montait à plus de 50 milliards d'euros, soit l'équivalent du déficit public. 

Fin 2013, la dette publique « au sens de Maastricht », estimée par l'Insee, a été évaluée à 1 925,3 milliards d'euros, soit 93,5 % du PIB. 

Elle a dépassé officiellement les 2 000 milliards au deuxième trimestre 2014. 

Un calcul précis révèle en outre que de 1980 à 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros, les intérêts payés se montant à 1306 milliards d’euros ! Sans les intérêts encaissés par les  financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards d’euros au lieu de 1327,1 milliards d’euros ! 

Mais le plus dramatique, c’est qu’on continue à pérorer sans fin sur les plateaux de télévisions, à la radio et dans les colonnes de la presse sur « l’insupportable fardeau de la dette », « la France en faillite », « les nécessaires sacrifices à faire », « la nécessité de ne pas vivre au-dessus de nos moyens » etc. Les « éminents journalistes » que sont les Apathie, Barbier, Calvi, Demorand, Joffrin, Lechypre, Lenglet, Pernaut, Pujadas, trahissent en fait chaque jour leur mission d’informer en occultant systématiquement le problème du financement de la dette publique par des organismes bancaires privés.

C’est ainsi que s’imposent aujourd'hui dans l’opinion des vérités journalistiques apparentes qui confortent l'inéluctabilité de l’austérité. Et malheureusement, cette escroquerie de la dette publique signe aussi quelque part la mort de la démocratie car les deux grands partis de gouvernement, PS et UMP, ainsi que leurs alliés respectifs, Radicaux de gauche, Verts, UDI, Modem, ont renoncé depuis longtemps à remettre en cause le système des créanciers privés pour financer l’endettement des états en France et en Europe…


Photo Creative Commons par Yahoo Images


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30 juin 2011

Mario Draghi : drôle de futur patron de la banque centrale européenne !


Mario Draghi est fils d'un banquier, originaire de Padoue
Les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont nommé formellement, le 24 juin dernier, Mario Draghi à la présidence de la Banque Centrale Européenne pour succéder à Jean-Claude Trichet qui quittera son poste fin octobre 2011.

Mais Mario Draghi, actuel gouverneur de la banque d'Italie depuis le 16 janvier 2006, nommé par le président du conseil Silvio Berlusconi, a une vilaine tâche sur son CV. 

De 2001 à 2005, il fut vice-président Europe de la banque Goldman Sachs, qui a aidé la Grèce à dissimuler des milliards d'euros d'emprunts d'Etat mais il assure qu'il n'était pas au courant…

14 août 2007

Financement de la Sécu : un peu de franchise SVP !

Maison médicale
La méthode utilisée aujourd’hui par Nicolas Sarkozy pour tenter de résorber le " déficit " de la Sécurité sociale est la même que celle employée pour compenser les baisses d’impôts consenties aux plus fortunés, dans le cadre de la loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (Tepa).

Il s’agit de faire appel en priorité à la fiscalité indirecte par le biais de forfaits divers, de la TVA ou autres impôts indirects en vue de réduire le trou annoncé de 11,7 milliards d’euros en 2007, de financer le plan Alzheimer (2 milliards) et de rembourser les emprunts de la Sécu (1,2 milliard en 2008).

C’est ainsi que trois nouvelles franchises médicales verront le jour à compter du 1er janvier 2008 à la charge exclusive des assurés sociaux : 50 centimes d'euro par boîte de médicament, 50 centimes pour chaque acte paramédical et 2 € pour chaque recours à un transport sanitaire…